‹ L'eucharistie intimeChapitre 13 sur 84 · JÉSUS ADORE PAU LE SACRIFICE EUCHARISTIQUE · texte numérisé non relu

JÉSUS ADORE PAU LE SACRIFICE EUCHARISTIQUE

l'holocauste :

d'abord pour

adorer.

* Cf. I.ei'il., 1.

à la Consécration, au Sacrifice de votre divin Fils que j'accomplis ou que je vois accomplir si souvent, à l'adorable Holocauste qui vous adore divinement.

Le Lévitique nous dit que dans l'Ancienne Le sacrifice de Loi on devait célébrer un sacrifice d'adoration appelé l'holocauste *. On y consumait entièrement la victime et, sans doute, ce sacrifice apaisait la colère divine; mais ce n'était pas son but. Il était tout entier pour adorer Dieu.

Jésus qui concentra en lui toutes les réalités durables des anciens sacrifices, est par excellence le sacrifice de l'holocauste.

La destruction complète d'une créature devant Dieu proclamait, au nom de toutes les créatures qu'elle représentait, que toutes les créatures ne sont rien devant lui. Elles lui doivent tout leur être, elles dépendent de lui dans toute leur vie. Il est leur fin et elles n'ont pas d'autre raison dernière que de lui faire honneur, d'aller à lui.

Jésus se fait le vrai holocauste, sur la Croix. Sa vie est entièrement immolée devant Dieu, par la mort la plus douloureuse. Pour le dire en passant, quelle leçon!

On veut bien encore, assez souvent, être à moitié immolé avec vous, ô Jésus, devant votre Père. Mais, en restant toujours dans votre amitié, être entièrement sacrifié sans la moindre réserve du corps et de l'âme, c'est à quoi bien peu de chrétiens peuvent se résoudre et osent s'aban-

Jésus le véritable holocauste.

Si nous voulons adorer parfaitement?

Jésus holocauste toujours actuel, et d'abord pour adorer.

donner. Pourtant l'infinie excellence de votre Père ne réclame-t-elle pas tout? Et votre holocauste, ô Modèle adoré, nous permet-il des Isa. lxi s. réserves et des rapines * dans le nôtre? Jésus, apprenez-moi que pour parfaitement adorer, il faut, comme vous, tout donner.

Mais cet holocauste de la Croix, dira-t-on, est du passé? Non, mon Sauveur, dans votre amour pour votre Père et pour nous, vous voulez que, sauf la douleur, ce soit du présent et que ce présent dure jusqu'à la fin des siècles. Partout et toujours le pur sacrifice de gloire est offert à la Sainte Messe. Tout votre Corps y est brisé. Tout votre Sang y est répandu. Vous y adorez en notre nom et au vôtre, non pas seulement par des prosternements, des baisers envoyés à votre Père, mais par le signe le plus saisissant, le -plus éloquent, d'adoration. En même temps que votre Ame adore, votre Corps est rompu, votre Sang est versé : il est de foi que vous êtes sacrifié actuellement à la Sainte Messe et d'abord pour adorer.

Je puis, grand Dieu, ô Père, vous dire maintenant comme jamais je n'aurais pu songer à le faire, avec votre Fils immolé : Vous êtes le principe, et à chaque instant, de tout bien pour moi; vous êtes la fin dernière vers laquelle tout dans ma vie doit retourner et tendre ardemment et constamment. Cela, je ne vous le dis pas seulement du fond de mon cœur ou par des paroles

Combien notre

condition est

changée pour

adorer.

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