‹ L'eucharistie intimeChapitre 12 sur 84 · JÉSUS ADORE PAR LE SACRIFICE EUCHARISTIQUE · texte numérisé non relu

JÉSUS ADORE PAR LE SACRIFICE EUCHARISTIQUE

N'est-elle pas unie à ses prosternements, je veux dire à ses abaissements eucharistiques?

Rappelons encore le découvrement de la tête à certains actes : « Nous vous adorons, nous vous rendons grâces »; — l'élévation des mains : qui nous invite à élever notre vie avec notre cœur; — le baiser : nous voyons les saintes Femmes et Madeleine adorant ou baisant les pieds du divin Maître. Avec le prêtre, baisons très religieusement l'Autel pour dire à Jésus et, en Jésus, au Père, notre adoration et notre amour.

Mais de tous les signes d'adoration, le plus expressif, et réservé pour Dieu seul, est le Sacrifice. Rien ne témoigne que nous nous soumettons de l'adoration à lui, comme notre immolation, ou l'immolation en notre nom d'une victime.

Le Sacrifice peut n'impliquer, outre l'oblation, qu'un changement, un semblant de destruction dans l'objet sacrifié : quand on répandait, par la libation, du vin devant Dieu, on paraissait, en effet, le perdre, le détruire en son honneur. Mais tel que nous avons à le méditer : en fait, et en définitive, le Sacrifice dit immolation.

Ce n'est pas, grand Dieu, par l'effusion du vin devant vous, l'oblation des prémices, l'offrande des fleurs rompues de leurs tiges, et autres sacrifices superficiels, que maintenant vous êtes adoré, c'est par l'immolation véritable d'une Victime, et de quelle Victime! qui proteste de la

Le signe par excellence, et réservé à Dieu,

En définitive, et en fait, le

divin Sacrifice dit immolation.

manière la plus saisissante que vous êtes l'Être, la Vie.

portée moral.- Et cette idée est-elle sans portée pratique? te idée. assurément nous pouvons frémir des sacrifices providentiels qui s'en prennent à notre santé, à notre vie, à la joie, aux désirs, à ce que nous regardons facilement comme le bonheur de notre vie. Croyons, cependant, que rien sur la terre, — où nous ne voyons guère que V envers du Sacrifice, car la vie, c'est-à-dire Vendrait est surtout réservée pour l'éternité, — rien, après les Sacrements, ne peut plus profondément nous unir au sacrifice par excellence, à Jésus immolé que la souffrance du corps ou de l'âme. Resolution Une autre conclusion pratique : je m'intéres-

serai à tous les sacrifices offerts dans l'Ancienne Loi, d'après l'ordre du Ciel, pour honorer Dieu. Et je regarderai cette question du Sacrifice comme une des plus intéressantes parmi les questions humaines et même parmi les questions divines. J'aimerai surtout à voir comment tous les sacrifices de l'Ancienne Loi figuraient et préparaient le grand, l'adorable Sacrifice qui adore maintenant la Divinité d'une adoration infinie.

Attention â Enfin dans ce Sacrifice suprême de la sainte

tous les signes -i «- • , .• j

cTadoration -Messe, je ne négligerai aucun des signes, ni pendant aucune des paroles d'adoration dont l'Église

!a sainte l °

Messe, mais l'entoure. Mais par-dessus tout, ô Père, je serai

Consécration, attentif et je m'unirai intimement et sans

réserve a l'acte d'adoration par excellence :

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