I. EUCHARISTIE ET L EGLISE
Il n'y a pas jusqu'à vos souffrances et à votre Sacrifice qui ne laissent infiniment au-dessous d'eux, pour la valeur et pour le prix, les souffrances et les sacrifices des créatures.
Nous croyons aussi à votre perfection suprême à tous égards. Sous votre Divinité infiniment parfaite, j'ai adoré dans l'Eucharistie votre Ame comme la plus sublime des âmes humaines, votre Corps comme le plus beau et le plus saint des corps créés, si beau que près de lui pâlissent les astres les plus splendides, ou les fleurs les plus charmantes, et toutes les beautés humaines.
J'ai adoré, dans l'hostie encore, votre science intuitive plus profonde que la science de tous les bienheureux, votre science infuse et votre science acquise, plus pénétrantes et plus étendues que toutes les sciences angéliques et humaines.
Et je trouve encore plus de charmes à me dire que les apparences du pain et du vin me cachent et me désignent en même temps le Cœur le meilleur, le plus courageux, le plus tendre et le plus aimant envers votre Église et envers mon âme.
Et vous influez, ô Jésus, sur toute l'Eglise *. Votre action ne prend pas l'Eglise seulement par l'extérieur, comme l'action des rois de ce monde, mais aussi par l'intérieur et même par l'intérieur le plus intime.
Elle n'est pas limitée non plus, comme la nôtre, à tels mouvements et à tels autres phénomènes organiques. La tête n'a pas, sinon par contre-
Sa porlect:on suprême.
Inlluence sur
toute
l'Église.
* Salm., Inc.
cil., p. 560.
Influence sur
les âmes et sur
les corps.
* Cf. Sal-