MARIE
Réjouir Marie quelle joie
pour notre âme'
Quelle est la plus grande
joie de Marie?
L'Incarnation
et la Rédemption, et l'Eucharistie qui la continue.
Procurer une joie à Marie est doux au cœur qui l'aime. On rencontre des âmes qui se préoccupent plus de réjouir la Très Sainte Vierge que de trouver des joies pour elles-mêmes. Qu'importe, semblent-elles penser, que je sois contente, pourvu que Marie le soit et, par elle, Dieu lui-même!
Faire plaisir à Marie, vous le pouvez, âme fervente, à si peu de frais ! Le moindre acte de vertu est une belle fleur que vous lui offrez, la plus modeste prière un parfum qui la charme.
L'heure de lui donner la plus grande joie, ce n'est pas l'heure où vous souffrez peut-être terriblement, c'est l'heure, par elle-même facile et douce, où vous offrez et faites offrir le saint Sacrifice.
C'est quand vous renouvelez devant elle l'Incarnation, Bethléem, Nazareth... Pâques; rien sur la terre n'est si joyeux pour elle.
C'est quand vous lui donnez son Jésus du Calvaire par l'immolation de l'Autel; et quoi de plus touchant pour son Cœur?
Ne nous lassons pas de nous redire à nousmême que Marie retrouve à l'Autel, avec une joie
l'eucharistie et l'ordre surnaturel 231
indicible, son divin Fils incarné, son divin Fils immolé, Jésus l'objet de ses ineffables désirs.
Personne n'a désiré l'Incarnation comme Marie. Tous les Anges ensemble, les Patriarches, les Prophètes, tous les Saints de l'Ancienne Loi, ne l'ont pas attendu autant et aussi bien qu'elle.
Mais encore ici l'amour aspire à voir se multiplier son mystère le plus cher.
Jésus est aussi précieux sur l'Autel où vous l'offrez, dans votre poitrine où l'a mis la Communion, qu'il l'était à Bethléem, à Nazareth, à la Croix.
La Messe et la Communion, c'est la joie suprême de l'Incarnation qui pour Marie revit et, pour ainsi parler, se multiplie.
Ne l'oubliez pas, vous ne lui faites jamais plaisir que si elle voit en vous quelque chose de son Fils, si vous lui renvoyez Jésus.
Vous lui renvoyez Jésus par tous les actes de vertus divines, puisque, en fait, il y a là quelque chose de lui, un rayon de sa face et de son cœur.
Mais les heures où vous lui donnez pleinement son Fils, c'est l'heure de votre Messe et l'heure de votre Communion.
Il ne lui revient plus alors seulement un rayonnement de ce Fils bien-aimé. mais elle le retrouve, lui-même, en personne et intégralement, dans vos mains, en vous.
Oublierais-je votre intérêt pour la Sainte Réjouir Messe et la Communion, ô Saint le plus pur, le saint Joseph-
plus intimement lié avec Jésus et Marie; vous sans lequel je ne conçois pas la Sainte Famille telle que Dieu l'a voulue, vous qui, à la différence sublime des Saints et des Anges, « appartenez à Suarez. « l'Ordre hypostatique * »?
Oublierais-je de dire combien une Messe vous réjouit? Une Messe c'est votre Jésus aussi réellement présent que dans la sainte Maison, dans votre Atelier,, aussi réellement embrassé par les bras de l'âme, qu'il l'était par les vôtres, quand vous vous reposiez, avec le divin Enfant sur votre cœur.
Une Communion, c'est votre bonheur de posséder Jésus qui se renouvelle en des âmes pourtant bien éloignées de vous par leurs imperfections et leurs fautes...