ÉPILOGUE
tout mon être, gardent votre âme pour la vie éternelle.
Venez à moi par l'assistance à la sainte Messe, aux Expositions qu'on fait de moi, aux Bénédictions où j'aime à répandre sur vous mes grâces. Venez à moi, pour me parler, et m'écouter vous redire mon Évangile, ce que j'ai dit autrefois pour mon Eglise et pour vous...
Venez à moi par un souvenir fréquent, aimant si vous croyez que je vous aime, ardent si vous me trouvez digne de vos ardeurs.
Venez à moi, par toute action sainte et toute croix à supporter, comme par des pas qui vous rapprochent de moi.
2° Venez à moi par l'union, l'intimité, le cœur 2» L'union. à cœur, le don mutuel. Voilà la grâce spéciale ^'"éfus avec de l'Eucharistie. Ce n'est pas seulement d'augmenter la grâce sanctifiante : tous les Sacrements des vivants le font, mais, en l'augmentant plus que tous les autres, peut-être plus que tous les autres ensemble, c'est sa propriété de la nourrir : gratin ci bans, de lui faire produire sa fleur, son fruit, l'acte de la charité qui unit à Jésus.
« La seconde recommandation que je vous adresse, disait Pie X aux petits enfants français communiants, en pèlerinage à Rome, — et dont je puis bien souligner les paroles, — « sera de vous approcher fréquemment, si vous le pouvez tous les jours de la Table Eucharistique, pour vous eucharistique.
v , o * Août 1912.
tenir a votre Sauveur * ». p 9
L'union à Jésus : voilà le but propre, spécial de l'Eucharistie. « Il faut détruire ce qui reste du vieux Jansénisme qui avait brisé toutes les relations intimes de l'homme avec son Dieu, sous prétexte que le Dieu de toute sainteté ne * Mgr Gti.Y, se plaît que dans la société des Saints *. » ^rafe ^u ° Cette « intimité avec son Dieu », volontiers je carême 1012. conseillerais au pécheur d'en essayer. Ce qu'il n'a peut-être jamais dit à un homme : je vous aime! je lui conseillerais de le dire à Dieu. Et plus tôt qu'il ne pense, peut-être tout de suite, car à celui qui veut lui dire cette parole Dieu refuse-t-il jamais la grâce de la charité surnaturelle? Il serait réconcilié.
La grâce spé- Mais nous le croyons bien, l'intimité n'est de charistie : la droit que là où règne l'amitié divine, c'est-à-dire chante. ja cnarité. C'est une attitude, un état, mille fois béni, de la charité. Et dès qu'une âme est en état de grâce, pourquoi ne pas en pratiquer la forme la plus définitive et la plus douce, et vraiment la plus facile, pour qui a du cœur : l'intimité?
Ah! je sais bien que les œuvres sont une manière essentielle de s'unir à Dieu, que même, sauf les actes de foi, d'espérance et de charité obligatoires de temps en temps, elles passent avant tout, et que les actes de charité auxquels aboutit la Communion sont des actes effectifs autant et plus même que des actes affectifs.
Mais l'intimité amicale avec Jésus aide singu-