‹ L'Éugénétique: Ses Rapports avec la PsychiatrieChapitre 11 sur 30 · EPOQUE ACTUELLE · texte numérisé non relu

EPOQUE ACTUELLE

* Sous l'influence de ces idées, partout, dans lous les pays, des sociétés se formèrent pour l'étude de la viriculture. Des laboraloires ont été créés dotés. En Angleterre, le « Francis Galton’s, Eugenics Laboratory », en Amérique l « Eugenics Record Oflice » fondé à Long Island en octobre 1910 par M°° Harrimann, dirigé par Davenport et royalement subventionné par Rockfeller.

Mott à Londres, Davenport aux Elats-Unis, Pinard en France, Bluhm en Allemagne, Rosanoff à New-York se sont faits les pionniers de l'Eugénétique. Mais partout les tentatives élaient isolées : on conçut alors le projet de centraliser les efforts, on voulut que les travaux des uns pussent servie aux autres, on voulut que la lumière fût faite sur toutes ces questions intéressant l'humanité tout entière,

où

On voulut surtout qu'au lieu de se tenir cachées, reléguées dans un laboratoire, elles vissent le grand jour, connussent la popularité et pour mieux dire, pardonnez le mot: la réclame.

Ainsi naquit le Congrès d'Eugénétique. Moins de deux ans après la fondation de l’Institut eugénétique américain, il s’ouvrit à Londres le 30 juillet 1912. Presque tous les pays y furent représentés; les médecins, les philosophes, les hommes politiques lui apportèrent leurs concours.

Pour la France : Pinard, Apert, Magnan, Raoul Dupuy, Hallopeau, A. Marie, Frédéric Houssay, Schreiber.

Pour l'Angleterre : Mott, Punnett, Schiller.

Pour l'Allemagne : Bluhm (de Berlin).

Pour l'Amérique : Peart, Davenport, Weeks, G. Smith, Kellog.

Pour l'Italie: Sergi, Ruggieri, Morselli, Marro, Loria, Niceforo.

Pour la Norvège : Mjœn.

Pour la Belgique : Querton.

La présidence du Congrès fut donnée à Léonard Darwin, le fils de l’illustre biologiste, et, pour rehausser la manifestation scientifique, lord Ballour, au nom du gouvernement anglais, prononça le discours d'ouverture.

L'Italie et Amérique ont contribué pour la plus grande part aux travaux du Congrès et elles fournissent à elles deux les deux tiers des communications. Nous allons passer en revue la presque lotalilté des rapports lus en séance; mais, comme nous le verrons, il s’en faut de beaucoup qu'ils aient tous le même intérêt et la même portée. Nous y verrons que les auteurs se sont surtout occupés de questions d’hérédité pure et fort peu d'applications eugénétiques. Si Pinard traite surtout de la procréalion en elle-même, en accoucheur, Mott et Rosanoff ont, en psychiatres, imposé à la science nouvelle une direction spéciale dout nous verrons au cours de cette élude l'orientation nettement mentale.

Page 1