‹ L'Éugénétique: Ses Rapports avec la PsychiatrieChapitre 17 sur 30 · FD EE · texte numérisé non relu

FD EE

Les facteurs de la génétique psychopathique

Nature et Nurture. — KW y a des individus, dit Mott, qui sont nés sains et de souche saine physiquement et mentalement, qui, quelles que soient les circonstances de la vie, ne deviennent jamais fous. D'autres, au contraire, dont la raison peut être troublée par des circonstances extérieures telles que chagrins, {raumatisme, et même dans cerlains cas on ne peut à aucun moment déceler une cause quelconque comme point de départ de la psychose, ce qui prouve jusqu’à quel point on a exagéré d’une façon générale l'importance du traumatisme. Ces derniers individus sont ordinairement de source entachée. « On n’hérite pas de la folie, mais seulement d’une tendance à la contracter, cette tendance provient d’un individu de la lignée et c'est de ce côté que nous devons chercher. »

Galton a montré comment des jameaux qui naissent avec des caractères congénilaux semblables, restent semblables toute leur vie, mentalement et physiquement, même si leurs condilions d'existence sont (otalement différentes. Au contraire, des jumeaux dissemblables restent tels, malgré que la destinée leur fasse les mêmes conditions d'existence. Rien plus que cet exemple ne met en relief la valeur et l'importance de ces deux facteurs que les Anglais appellent, l’un nature (innéité), l’autre nurlure (nourriture), c’est-à-dire milieu et circonstances.

Personne ne naissant fou, il faut chercher dans chaque cas la nature eb la nurture du sujet. Collectionner purement et simplement des statistiques et des généalogies serait illusoire si l’on ne cherchait pas en même temps quels sont les rapports des différentes affections nerveuses entre elles. Car le tempérament névropathique est polymorphe et il est nécessaire de chercher les premiers stades de la dégénérescence d'une lignée. Il y a cinquante ans Morel avait déjà établi qu'un homme nerveux et irritable était souvent le point de départ d’une dégénération progressive de sa famille. Ainsi sous une forme fruste apparaît le premier symptôme du tempérament neuropathique. La pre-

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mière manifestation de cette diathèse peut se rencontrer par exemple, sous la forme d’une étroitesse d'esprit au point de vue religieux, de fanatisme, de myslicisme, ou encore sous la forme d'une lendance aux excentricités d'actes et de langage. Et ce qui est intéressant à noter, c'est que ces qualités sont souvent unies à du talent, parfois du génie; mais elles peuvent être aussi, el en même lemps, alliées sinon à une perte absolue, du moins à une grande diminution de sens moral. « Tel individu qui passe aux yeux du publie pour un surhomme, peut se continuer dans sa lignée par des générations progressivement eriminelles ». Ces faits montrent l'importance capitale des caractères innés et la moindre importance des circonstances extérieures dans la genèse des psychoses, puisqu'elles n’agissent nullement chez les non-prédisposés.

« J'ai souvent remarqué, dit Mott, qu'à l’origine de l’hérédité névropathique on trouve, en collationnant les pedigrees, l’existence d'individus possédant un tempérament dit mélancolique et qu'il n’est pas rare de trouver dans la lignée un ou plusieurs cas de suicide ». Or, tous ces caractères peuvent et sont ordinairement associés à une grande puissance d'esprit ou de travail. De plus, on sait que certaines tares telles que l’épilepsie, Fhystérie, la neurasthénie peuvent avoir des formes frustes, ne se manifestant pas par le prineipal symplôme et, partant, peuvent passer inaperçues, ou bien elles peuvent se manifester par des impulsions criminelles. Par conséquent, on voit d'ici que de causes d'erreurs on rencontre dans l'étude des généalogies. On pourrait citer maints exemples où une psychose paraissant primitive est en relation avec un antécédent névropathique plus ou moins éloigné dans la lignée, ou bien avec un ascendant que de sérieuses recherches ont démontré «original ». Certaines causes peuvent agir dans le même sens, tels sont le paupérisme, la tuberculose, le vagabondage.

—HpNe

Les différentes modalités de la génétique mentale pathologique

A) Mopes PARTICULIERS.

Génétique de l'épilepsie. — A quelles lois se conforme cette maladie dans sa réapparition aux générations successives, quel est le rapport de cette maladie avec l'alcoolisme, la migraine, la paralysie et différents autres symptômes d’infériorité neurale?

Weeks (de New-Jersey), directeur Médical des villages d'épileptiques, dans sa communication au Congrès de Londres s’inspire entièrement des principes mendeliens. L’épilepsie ou la tare joue dans ses statistiques le rôle du caractère récessif.

Nous distinguerons plusieurs catégories d'individus :

1° Si le soma possède le caractère récessif, c’est qu'il lui a manqué dans son plasma germinal le déterminant normal dominant. Nous appellerons ce type nu/liplex.

20 Si le soma possède le caractère normal dominant, il peut se produire deux cas : ou bien le déterminant normal figurait chez ses deux parents, nous aurons alors le type normal;

Ou bien le déterminant normal ne figurait que chez un seul des parents; soil simplez ce lype, et moitié des cellules germinales possède le délerminant, moitié ne le possède pas.

Voilà donc trois sortes d'individus : normal, simplex, nullip'ex.

Sur 440 mariages, voyons les résultats obtenus. Tout d'abord, il ne peut y avoir que six modes possibles d'union :

nulliplex X nulliplex nulliplex X° simplex nulliplex X° normal simplex >X simplex simplex x normal normal x normal

Les faibles d'esprit, alcooliques, ayant été analogués aux épileptiques, le mode nulliplex x nulliplex pourra fort bien représenter l’union de deux faibles d'esprit comme celle d’un alcoolique avec un épileptique.

UN

L Nulliplex X nulliplex.

Résultats : Tous les enfants sont défectueux. IT. Nulliplex X simplex.

61 o/, de nulliplex 39 °/. de simplex ( 47 °/, de nulliplex | 53 °/, de simplex IT. Nulliplex X normal.

Résultats : D’après la loi de Mendel, qui devrait s'appliquer ici dans toute sa rigueur, on aurait dù avoir 100 ‘/, de simplex ; or, on eut 43°/, de nulliplex. Les normaux générateurs étaient-

Résultats : 1° série

Résultats : 2 série

ils tous simplement des simplex ignorés?

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