DISSEMBLANCE QUALITATIVE
Rapport de l'épilepsie. — 8 cas d’ FRA étudiés. Ils comprennent dans leur parenté :
Démence Précoté ses Te ER CEE 2 cas Epilepsie alliée à la démence précoce........... 1 cas Epilepsie alliée äla manie RER R, 2 cas Maänie GépréssiVé Ar SEEN SR PEN .. 3 cas
Rapport de la manie. — 9 cas. Dans la parenté on trouve
Epilépsie 5012.40 RUN Re Re OR ERREUR 3 Cas Démence - précoce. fer RER ER 4 cas Manie alliée à la démence précoce... . ::. "4 cas TMbÉCUT TER A EE ER TR RC RE EE 1 cas
Rapport de la mélancolie. — 3 cas. Dans la parenté:
DÉMENÉRIDECCOCE RER me 40 MCE RER 2 cas DémenceséntleNs eee ete NA LE { cas Démence précoce. — 12 cas. Dans la parenté:
ÉPUÉPSIE SSSR A M EL RER RE 2 cas MAN IG SE NE CE SRE ER re EE RSS 4 cas MéfancolieZ progressive 2 Re 2 cas Démence Sie RTE ER 1 cas Pâranbtas +5 MENU PR A RER À cas AICGOLISME LAN CRE SR. RER 1 cas Imbéciliéé ss TROT MR CRE TERRE 1 cas
De ces exemples, Rosanoîf tire les conclusions suivantes: D'abord, il existe une relation héréditaire entre les diverses affections nerveuses signalées plus haut. Ensuite, le caractère névropathique semble être sous la dépendance de l’absence du déterminant mental normal, les pedigrees qui suivent en fournissent la confirmation. Les relations de ces maladies entre elles ne sont pas quelconques et indifférentes, mais sont bien définies et Bateson emploie les termes d’épistatique et hypostatique. D'après lui, les caractères neuropathiques ne doivent pas
M0 être regardés comme des caractères récessifs vrais, mais commé déterminés par des caractères autres que les normaux, mais se comportant comme récessifs vis-à-vis d'eux. On dit qu'ils sont dans une position hypostatique par rapport à eux; landis que ces derniers sont dans une position épistatique. Les pedigrees et la façon de se comporter des affections dans l’hérédilé montreront nettement les positions occupées par chaque entité morbide dans l'échelle des dominances. Les généalogies de Mott et de Urghart établissent que les psychoses curables sont hypostatiques à l'état normal et épistatiques à l'épilepsie par exemple. Voici ci-dessous quelques pedigrees de Rosanoff, on y verra que le nombre des tarés réels dans la descendance est moindre
que celui qu'auraient donné les lois de Mendel appliquées exactement. -
Femmes Hommes
Individus sains mais à descendance tarée.
O à [1 Individus sains sans descendance tarée.
©) Morts en bas-âge.
O C1] Sort inconnu.
(-] ED aividus tarés.
M : Manie ou mélancolie.
E : Epileptique.
H : Hystérique.
Seuéva I (D’après Rosanofîf)
Schéma 1.— D'après la théorie mendelienne, on devrait avoir dans la descoadance 59 °/ de rejetons normaux, 50 °/, de maniaques.
Simon
ScHéMaA IT
Schéma 11.— Ici on attend également 50 °c/, de normaux et 50 °/, de tarés.
| M M M Scuéma III Schéma HI. — Dans ce cas on devrait obtenir 100 °/, de
maniaques.
‘EX @ s E X @
TTELILETÉ
ScHÉmA IV
Schéma IN .— Ce dernier pedigree devrait comporter 50 °/, de larés.
ne) à
Mais en compulsant les résultats et en les mettant en évidence on obtient le tableau suivant:
Descendants D'après la théorie En réalité DORE AUTE EE A 17.472 21 NASA PERRET NE ES 20 1/2 17 ÉPHCPHQUES 1 ne. 0 0
Il est regrettable, dit Rosanoîf, que nous n’ayons pas de stalistiques plus nombreuses et plus complètes. Mais, d'ores et déjà, on voitquele caractère normal est épistatique aux deux affections et que l'épilepsie est hypostatique. Rüdin (de Münich) a suggéré que la manie dépressive était dominante dans certains cas. Si cela était, aucun cas de manie ne pourrait apparaitre par l’union de deux sujets sains, puisqu'ils ne contiendraient pas en euxmêmes le caractère dominant. Et le cas n’est pas rare où l'on voit un maniaque issu de parents sains. Une même étude a été faite sur la démence précoce comme sur l'épilepsie et la manie, et l’on peut tracer dès maintenant une échelle de dominance que voici:
Etat normal |
Manie dépressive |
Démence précoce
Epilepsie
DissEMBLANCE ouanriTaTIvE. — Les rapports entre l'intensité de la maladie chez le générateur et chez le rejeton varient dans des limites extrêmement étendues et qu'il est impossible de préciser. Il y a eu de nombreux tableaux stalistiques établis où l'on confrontait les symptômes chez le père et chez l'enfant. Mais, de l'avis même de leurs auteurs, ces tableaux n'ont qu'une lible signification. Ils émanent des asiles. EL, comme dit Rosanolf, ce ne sont que des extrèmes. Dans ce sens, on peut redire la
bus AP
phrase de Benon : « La psychiatrie sortira des asiles ou elle ne sera pas ». En effet, il s’agit ici de mesure de quantité ; où est la limite du sain et du psychopathe ? L’aliéné de l'asile est un extrême, facilement mesurable. Mais ce qu'il faut apprendre à doser, c'est l'homme quasi normal, celui qui vit en société, vaque à ses affaires, mais présente certaines particularités, originalité, jalousie, mélancolie. Ce sont surtout ces sujets-là qui intéressent l’eugéniste, car ce sont eux qui font le public, la société.
Il faudra, dans l'appréciation des qualités psychiques d’un individu, se pénétrer de l’idée que la « vigueur mentale », comme disent les Anglais, dépend du potentiel mental et non de la variété des déterminants. En d’autres termes : Il y a des gens intelligents dans tous les degrés des états névropathiques et de même il y a dans tous des faibles d'esprit. Les imbéciles, comme les sujets moyens, comme les génies, peuvent être en « équilibre mental » ou, comme eux, atteints de manie, de mélancolie, de paranoïa.
Ce que l’on peut dire, c'est que tant pour la manie que pour la démence précoce, les descendants femmes sont plus frappés, et de plus en plus tôt.
Dans certains cas, et par suite d’une faiblesse ou d’une imperfection du caractère dominant, on obtient dans le descendant, au lieu de la psychose type, une forme bâtarde, nommée « forme de transition ». Les individus normaux, mais à tendances, peuvent être considérés comme les premières formes de transition en partant du normal.
Lois de la génétique mentale
En résumé, comme on le voit par ce rapide exposé, les causes exogènes de variation qualitative ou quantitative paraissent négligeables à côté des facteurs contenus dans le germen. C’est la prédominance de la nature sur la nurture et elle s'exerce suivant les règles ci-dessous :