D) MODES GÉNÉRAUX DE GÉNÉTIQUE
Hérédité simple ou double. — I y a deux sortes d'hérédité. Dans un premier groupe, les deux souches anceslrales paternelles et maternelles présentent des lares telles que : imbécillité, folie, alcoolisme, suicide. Dans un second groupe, l'héritage
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pathologique n'intéresse soit que le côté paternel, soit que le côté maternel.
Premier cas (hérédité double) : 18 familles examinées.
Nombre d'enfants Morts jeunes Tarés Normaux
116 16 39 Gi soit 39 0/, d'individus tarés.
Deuxième cas (hérédité simple) : 90 familles examinées :
Nombr& d'enfants Morts jeunes Tarés Normaux
384 40 33 311 soit 9,6 °/, de tarés.
Les enfants nés avec une hérédité double ont quatre fois plus de chances de devenir fous que ceux qui sont nés avec une hérédité simple.
Hérédité similaire ou dissemblable (Rosanoff). — Autrefois on considérait l'hérédité comme une disposition générale et non spécilique. On pensait qu'elle était déterminée par des facteurs de causes accidentelles ou personnelles etque ces causes pouvaient influencer le fonds névropathique, nalurellement indifférent, vers telle ou telle psychose bien différente, souvent de la psychose ancestrale. Plus récemment, cette idée a été combattue, puis reprise. On a émis l’idée que dans la majorité des cas l'hérédité est similaire, la tendance n’est pas générale, mais spécilique. Rosanoîf s'élève contre cette assertion et c’est dans son travail que nous allons trouver les faits les plus récemment acquis et qui s’inspirent des recherches de Davenport.
Deux questions se posent :
1° Quelle relation existe-t-il entre les diverses formes de maladies mentales que l’on rencontre dans l’hérédité (qualitative dissimilarity).
2 Dans les cas classés sous la même rubrique, quelles sont les conditions héréditaires qui déterminent les symptômes par-
MN
ticuliers, et par suile la gravité du mal (quantitative dissimilarity), les éléments de gravité seront la fréquence des rechutes, l'anticipation de l'accès, la chronicité, etc.