LE PRINCE DE BULOW ET L'OPINION ALLEMANDE
SUJETS DE MÉCONTENTEMENT CHEZ LES CONSERVATEURS, LES AGRARIENS ET LES SOCIALISTES. — l'IMPÔT SUR LES SUCCES- SIONS. — LE BULLETIN DU MARÉCHALAT DE LA COUR.
24 janvier 1909.
LE discours prononcé mardi dernier au Landtag prussien par le chancelier de l'empire provoque en Allemagne les commentaires les plus contradictoires. Au lendemain de la séance, les journaux qui vont chercher leurs inspirations à la Wilhelmstrasse se sont hâtés de déclarer que ce discours était un coup de maître, qu'il avait consolidé le bloc ministériel, que le prince de Bûlow avait su plaire également au Landtag et au souverain et qu'il était plus sûr que jamais de la confiance de Guillaume IL Dans le reste de la presse, au contraire, une note toute différente s'est fait entendre. Le plaidoyer en faveur de l'impôt sur les successions a indisposé les conservateurs et les agrariens qui voudraient voir demander aux seuls impôts indirects les nouvelles ressources devenues nécessaires. La nouvelle qu'une loi d'exception contre les socialistes pourrait être présentée dans le cas où l'ordre viendrait à être sérieusement menacé a produit autant de surprise que de mécontentement dans presque tous les groupes. En effet, suivant toute vraisemblance, le premier effet d'une loi de