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L’AGRICULTURE

(Voir la carte n° 8.)

59. Les régions agricoles. — L’Angleterre offre dans sa production agricole moins de diversité que la France. On peut cependant la diviser en six régions :

l°La région du nord , plus montagneuse que les autres, granitique et quelquefois marécageuse clans le voisinage des Gheviotset sur le versant occidental de la chaîne Pennine, mais présentant sur le versant oriental la belle vallée de la Tyne et les plateaux richement cultivés du comté d’York.

2° Le pays de Galles , formant, en dehors de l’Angleterre proprement dite, une région d’un caractère tout particulier qui l’a fait surnommer la Petite-Suisse : le sol y est montagneux, bien que le plus haut sommet dépasse à peine 1,000 mètres, et les [pâturages "y dominent. Le climat y est froid.

3° La région de V ouest, plus humide, en général, que les autres par la fréquence des pluies et des brouillards, présentant tantôt un terrain hérisé de collines comme dans le Somerset, tantôt des plateaux d’une médiocre fertilité, comme dans les a Cotswolds » du Gloucestershire, tantôt de riches herbages sur les pentes et au fond des vallées, comme dans le Cheshire.

4° La région du centre , où l’on rencontre aussi quelques parties montueuses, un sol quelquefois sablonneux, comme dans le Berkshire, plus souvent calcaire, comme dans le Wiltshire, ou argileux comme dans le bassin de la Tamise, mais généralement cultivé avec beaucoup d’intelligence et de capitaux, surtout dans les comtés de Worcester, de Warwick, de Leiceister, de Rutland, et divisé en grandes exploitations qui consacrent aux herbages presque autant de superficie qu’aux terres de labour.

5° La région de V est , où s’étend une vaste plaine, unie et sablonneuse dans le Norfolk, argileuse dans la plupart des autres comtés. Les côtes sont basses et les terres sont naturellement marécageuses, surtout dans le Norfolk et le Lincoln Shire. 11 y a cent ans, une grande partie de cette région avait l’aspect de nos Landes. Des canaux

tracés dans le sys tème hollandais, le drainage et des amendements consis tant principalement dans l’emploi des os qui ont donné à ce sol le phosphate de chaux, ont assaini les terrains et en ont fait les plus beaux herbages et les terres à blé les plus productives de toute la Grande-Bretagne. Les côtes ont été sur plusieurs points endiguées : ce qui a fait donner au comté de Lincoln le nom de Hollande anglaise. Les plaines voisines du Middlesex sont consacrées à la culture maraîchère, et toute la région est enrichie grâce à Y intelligente activité qui a donné naissance à l’assolement si renommé du Norfolk.

6° La région du sud, est médiocrement fertile sur les bords de la Tamise (île de Thanet, etc.) ; sur les hauteurs, elle a des pâturages ; le long de la Manche, elle présente des collines et des falaises crayeuses à l’est, granitiques à l’ouest, qui forment un sol généralement maigre, quelquefois stérile, mais très-propre à l’élevage des moutons.

L’Écosse comprend deux régions bien distinctes :

i° Les Loivlands , c’est-à-dire les basses terres ; on y comprend ordinairement le Border (la frontière), contrée montagneuse, qui dépend des monts Gheviots et qui doit son nom à sa situation sur la frontière de l’ Angleterre : les pâturages y dominent. Les Lotliians, région où se trouvent Haddington, Edinburg, Linlithgow, sont des plaines trèsfertiles et très-bien cultivées où. abondent les céréales.

2o Les ilighlands , c’est-à-dire les hautes terres, qui s’étendent, dans les Grampians et les monts de Ross, sur toute la portion nord-ouest de l’Ecosse; région de montagnes d’un aspect pittoresque, en grande partie stérile, très-peu propre au labourage, mais où paissent de nombreux troupeaux.

U Irlande, placée comme la sentinelle avancée de l’Europe dans l’océan Atlantique, qui l’enveloppe, qui y entretient une constante humidité et la préserve contre les froids, a mérité par sa belle végétation herbacée le nom

a d’Ile verte. » Sa grande plaine centrale est généralement 'basse et les eaux y ont peu d’écoulement. Les rochers sur les côtes, les lacs et les marais au centre occupent à peu près le quart de sa superficie; le Connaught est peu cultivé ; mais, dans les trois autres parties, on trouve plus de 2 millions d’hectares de bonnes terres, il sous-sol calcaire.

60. L'exploitation. — L’Angleterre est, en général, une contrée de très-grandes propriétés foncières et de vastes exploitations agricoles. Il y a cependant des parties du territoire, comme le Lancashire, dans lesquelles dominent la moyenne et meme la petite propriété. On estime â 44 hectares l’étendue moyenne d’une ferme; mais plus de la moitié du sol agricole est exploitée par des fermiers faisant valoir 280 hectares et plus.

En Ecosse, les fermes ont ordinairement un peu moins d’étendue dans les Lowlands ; mais il y a, dans les High- ♦ lands, d’immenses pâturages où paissent les troupeaux d’un seul propriétaire : le comté de Su therland forme un domaine qui n’embrasse pas moins de 300,000 hectares.

En Irlande, au contraire, la culture est morcelée, bien queja grande propriété y soit prédominante, et la majeure partie des fermes n’atteint pas 6 hectares.

Dans le sud-est de l’Angleterre et dans les Lowlands d’Ecosse, on emploie beaucoup d’engrais, non-seulement le fumier de ferme, mais la cendre d’os, le guano importé d’Amérique, le coprolithe extrait dans le Cambridge, etc.

61. Les céréales. — A la production des céréales , les îles Britanniques consacrent environ 4 millions 1/3 cV hectares, dont plus des 2/3 pour f avoine et le tiers pour le froment ; Yorge vient en troisième ordre. Le seigle n’occupe qu’un très-petit espace, et cette culture, qui était très-répandue autrefois, surtout dans les Lowlands, recule de plus en plus devant l’application des méthodes perfectionnées de l’agriculture.

C’est clans la portion sud-est , s’étendant du golfe du Wash à Vile cle Wight, que les céréales , en général , sont le plus cultivées ; cette région embrasse, d’une part, les côtes sud, d’autre part, dans l’intérieur, les bassins de l’Ouse et de la Tamise ; les comtés d a Cambridge y d'Essex, de Suffolk, de Norfolk, de Huntingdon, de Bedford sont au premier rang.

Ils y sont surtout pour la production de deux céréales: le froment , lequel est par excellence la céréale des riches cultures, et 1 "orge, qui est employée à la fabrication delà bière. L’une et l’autre forment le caractère dominant de toute la portion sud-est, qui peut être aussi considérée comme la région des plaines et de la grande et riche culture : l’orge toutefois est bien moins cultivé au sud qu’au nord de la Tamise.

Il n’en est pas de même de V avoine, qui est cultivée surtout dans la région du nord de V Angleterre , en Écosse et en Irlande, c’est-à-dire dans la partie des terrains montueux, des terres pauvres et de la moyenne et petite culture. C’est pourquoi cette même partie (Écosse, Irlande et portion de l’Angleterre comprenant les régions du nord, du nord-ouest et de Galles) est la moins productive en froment, en orge et généralement en céréales.

La statistique officielle ne croit pas pouvoir constater les quantités produites. On l’estime, par évaluation conjecturale, à un chiffre d’environ 40 millions cl' hectolitres pour le froment: ce qui fait une production moyenne de 26 hectolitres à l'hectare, tandis qu’en France on n’obtient que 14 hectolitres par hectare en moyenne. Dans le Kent, le Norfolk, le Rutland, le Lancashire et quelques autres comtés, la proportion dépasse 30 hectolitres à l’hectare. Cette quantité néanmoins est loin de suffire à une population qui consomme environ 60 millions d’hectolitres par an ; le complément est fourni par l’importation de grains étrangers (Voir plus loin). L 'avoine rend 75 millions cVIiec-

tolitres. L’orge rend environ 32 millions d’hectolitres, dont près de 20 sont employés à faire du malt ou drèche, orge germé pour la fabrication de la bière.

Si l’on compare la production totale des trois royaumes, on observe que l’Angleterre donne environ les 9/10 du froment, les 4/3 de l'orge, les 2/3 de l’avoine ; l’Écosse. 1/30 du froment, 1/7 de l’orge, 1/4 de l’avoine, et l’Irlande 1/13 du froment, 1/18 de l’orge, 1/3 de l’avoine.

Les 2/3 au moins de la production de l’Angleterre sont fournis par la seule portion sud-est.

62. Les autres cultures alimentaires. — Après les céréales, la pomme de terre (environ 83 millions d’hectolitres) constitue la production alimentaire la plus importante. Sous ce rapport, I’Irlande occupe le premier rang et lui consacre près d’un demi-million d’hectares. La

production de l’Ecosse (comtés de l’est) correspond à 1/6 de celle de l’Irlande, la production de l’Angleterre à 1/3 ; dans ce dernier pays, les comtés de Lancaster, de Lincoln, de Ghester, le West-Riding et le pays de Galles sont les parties où elle est le plus cultivée.

Les cultures qui servent, soit à nourrir l’homme, soit à

La culture maraîchère est concentrée autour des grandes villes et surtout dans les comtés qui avoisinent Londres.

63. Les prairies et pâturages. — Les prairies permanentes et les pâturages occupent de vastes espaces dans les îles Britanniques ; la moitié des terres cultivables

engraisser le bétail, et qui entrent dans l’assolement des terres arables, navets (33 millions de tonnes), fèves, pois, haricots, carottes, luzerne, etc., occupent un peu plus de 2 millions d’hectares et sont pratiquées sur une large échelle en Irlande et dans la 'portion sud-est de V Angleterre. La culture du navet n’est nulle part plus en usage que dans le Norfolk.

en Écosse, les 3/5 en Angleterre, et 2/3 dans le pays de Galles. Les prairies et pâturages sont naturellement, dans chaque région , en raison inverse des terres arables.

L 9 Ecosse a beaucoup de pâturages .

En Angleterre, les comtes du nord, le Cheshlre , le Lancashire , le pays de Galles sur sescollines, la vallée de la Severn , les comtés de la pointe sud-ouest, et, dans le centre, sur la ligne de la chaîne Pennine, les comtés de Derby, de Stafford, de Leic ester , de Wanvick, ont beaucoup de prairies naturelles .

L ’ Irlande est par excellence la région des pâturages .

64. La bière et le cidre. — Le climat des îles Britanniques ne permet pas la culture de la vigne, ailleurs que dans les serres. Mais on y cultive les pommiers, qui donnent le cidre, et le houblon, qui sert à fabriquer la bière.

C’est dans la partie méridionale de V Angleterre qu’on trouve le plus de pommiers (Devonshire, Somersetshire, Herefordsliire) ; le cidre de Gloucester et celui d’Hereford sont renommés. Le poiré du Worcester l’est également.

Le Kent possède beaucoup de cerisiers.

Aucune contrée d'Europe ne produit autant de iioublox que l’Angleterre ; on estime la récolte annuelle à 25,000 tonnes métriques, rendement de 20,000 hectares. Plus de la moitié de cette superficie est dans le Kent; le reste, dans les comtés d ’Esseæ, Hereford , Worcester, etc. On estime la fabrication de la bière, clans la seule ville de Londres, à plus de l millions d hectolitres par an, et à 30 millions d'hectolitres la consommation entière du Hovaume-Uni.

65. Le lin. — Parmi les plantes industrielles, le lin est à peu près la seule qui soit cultivée dans les îles Bri-

Lanniques, quelque peu en Ecosse et en Angleterre (Lincoln et Suffolk), beaucoup en Irlande (dans la province

d’Ulster), où il occupe environ 100.000 hectares, rendant 50,000 tonnes défilasse.

66. Les forêts. — L’Angleterre a été autrefois un Pays très-boisé ; presque toute la région centrale, de la tamise au Ivenc et de la plaine d York au border écossais, paraît avoir été couverte de forêts dans b antiquité. Elles ont presque toutes disparu par suite de défrichements, et l’on ne trouve aujourd hui d'importantes forêts que dans le Hampshire, où sont la Nouvelle Forêt , la plus importante de toutes, située non loin de 1 île de Wight, les forêts d Alice Holt, de kYoolmer, de Bere ; dans le Gloucestershire , où est la célèbre forêt de Dean ; dans les comtés (L’Oxford, de Berks, de Chester.

L’Ecosse et l’Irlande sont encore moins boisées que l’Angleterre, et on calcule qu 3 il n'y a d* aménagé en forêts que 1/24 de la superficie delà Grande-Bretagne ; on s’occupe du reboisement.

67. Le gros bétail. — Les îles Britanniques, où la persistance d’une température moyenne et la constante humidité entretenue par les vapeurs de l’Océan favorisent les herbages, sont très-propres à l’élevage des animaux.

L’Angleterre nourrit, principalement dans ses pâturages du nord {York, Lincoln, etc.), des chevaux (plus de 1 million 1/2) de diverses espèces et généralement estimés : chevaux de course, nerveux et élancés, chevaux d'attelage, et gros chevaux pour les charrois.

L’Irlande (excepté dans le Connaught) nourrit aussi un assez grand nombre de chevaux.

L’Angleterre nourrit environ 9 millions de bêtes a cornes. Les principales races sont :

1 La ; ace de Dit)'ha-m} race façonnée en quelque sorte par l’industrie humaine, qui s’est proposé, en vue de la boucherie, de former un animal ayant beaucoup de viande, peu d’os et s’engraissant promptement. Ce sont des fermiers de Darlington, les frères Oollino, qui, vers la fin du

dix-liuitième siècle, entreprirent cette modification de la race bovine ; aujourd’hui les Durham sont répandus dans

toute l’Angleterre, vivent généralement h l’étable et composent presque exclusivement le gros bétail des riches exploitations du sud-est (Voir la fig. n°7) ;

2° La race cV Here ford qui se plaît sur les collines du centre ;

3° La race de Devon que l’on trouve surtout dans lesmontagnes sud-ouest et dans le pays de Galles ;

4° La race d’Ayr , qui est la plus petite et la plus rustique des quatre ; elle donne peu de viande, mais elle est très-bonne laitière; dans les montagnes de l’Écosse paissent en grand nombre des troupeaux de vaches d’Ayr.

Les comtés d’Angleterre qui possèdent le plus de bêtes à cornes sont : le Cumberland et le Westmoreland au nord, le Lancashire et le Chester à l’ouest, le pays de Galles, le Somerset , le Cornouailles (Cornwall) au sudouest, le Derby et le Leicester au centre. Dans ces comtés,, ainsi qu’en Irlande (comtés de Limerick, Tipperary, Roscommon, Meath, etc.) et en Écosse (comtés d’Ayr, de Renfrew, de Dura fries), on compte plus de 50 têtes de gros bétail par 100 hectares.

L’Irlande, surtout la province de Munster , produit beaucoup de beurre.

6S. Le petit Détail. — Les 35 millions de moutons des îles Britanniques peuvent être rangés sous trois types distincts :

1" La race Dishley, qui, comme les Durham, a été en quelque sorte façonnée par la volonté de l’homme en vue de la plus grande production de viande. C’est un fermier de Leicester, nommé Dishley-Grange, qui, vers 1760, commença à créer cette race. Elle est très-propre à la boucherie ; mais elle est peu vigoureuse et ne prospère que sur les terres riches et les plaines humides. La race New- Kent possède à peu près les mêmes qualités ;

2° Sur les coteaux et principalement sur les collines et les falaises de la côte sud (Sussex, etc.), on trouve la race, très-estimée aussi, des South-Downs ;

3' La race des Cheviot est le type du mouton de montagne ; c est pourquoi on la rencontre surtout dans les

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comtés du nord et en Ecosse. On trouve encore d’autres races rustiques, à laine mélangée de poils, qui se confondent presque avec celle-ci, les Black-faced de, s Highlands, la race d’Exmoor dans le De von, la petite race de Galles.

Nulle part dans les îles Britanniques, les moutons ne sont aussi nombreux qu’en Ecosse où l’on en compte en moyenne, 390 par 100 hectares : c’est surtout dans les Higlilands qu’on les trouve.

En Angleterre, les comtés les plus favorisés sont le Northumberland, le Cumberland, le Westmoreland, le paxjs de Galles , dans le nord-ouest ; Wiltshirc , Dorsetsliire , Kent dans le sud ; Lincoln, Leicester, Rutland, Northampton dans l’est, où l’on compte plus de 250 moutons par 100 hectares.

En Irlande, c’est principalement dans la partie occidentale, région des pâturages, qu’on trouve les moutons comme les bœufs (comtés de Galway, de Roscommon, de Clare, de Tipperary). Les montagnes de Wicklow nourrissent une race particulière à laine fine.

Dans les îles Britanniques comme en France, les porcs (env. 3 millions) se trouvent à peu près partout; les comtés qui en élèvent le plus sont Su/fol/c , Bel fond, Esseæ , York et Glocesler.

On élève relativement beaucoup moins de volailles en Angleterre qu’en France. En revanche, on y élève beaucoup d’abeilles, et l’on consomme beaucoup de miel en Écosse.

69. Le résumé de la production agricole. — Sous le rapport de la production agricole, les trois royaumes ont Ghacun une physionomie particulière :

L’Irlande, pays de petites fermes, dont les trois principales sources de revenu sont le gros bétail, la pomme de terre et l’avoine et qui a presque le monopole de la culture du lin.

L’Écosse, qui forme deux parties distinctes, les Highlands, région des grands domaines et des grands pâturages couverts de troupeaux et surtout de moutons, et les Lowlands, région de moyennes fermes où domine la culture des céréales, particulièrement celle de l’avoine.

L’Angleterre, que l’on peut partager en trois zones dirigées, comme les zones de culture de la France, du sudouest au nord-est, mais avec une inclinaison vers le sud plus prononcée : 1» la zone nord-ouest dont la limite méridionale serait marquée par une ligne allant de l’embouchure de la Tees à l’embouchure de la Severn et qui est caractérisée par de moyennes et de petites fermes, par la faible production des céréales, à l’exception de l’avoine, par la grande étendue des pâturages et prairies, et conséquemment par l’abondance du bétail ; 2° la zone centrale qui s’étend entre la première ligne et une ligne allant du fond du golfe du Wash à l’extrémité occidentale de l’île de Wight, et qui, par son caractère comme par sa position, tient le milieu entre la précédente et la suivante ; 3° la zone sud est , située entre la ligne allant du Wash à l’île de Wight et la mer, qui est la zone des grandes et riches cultures, des céréales (moins l’avoine) et du bétail nourri à l’étable.

Les limites deces zones correspondent a peu près exactement aux limites des formations géologiques : c’est la nature du terrain qui détermine en grande partie la nature des productions agricoles.

Les Anglais estiment, d’une manière approximative, le revenu agricole (moins les chevaux) à 4 milliards 750 millions sur lesquels près de 3 milliards pour l’Angleterre, 1 milliard 290 millions pour l’Irlande et un peu plus de 550 millions pour l’Écosse, sommes réparties delà manière suivante : les céréales pour plus de 2 milliards, la pomme de terre pour près d’un demi-milliard, le bétail pour plus de 2 milliards, le reste pour les cultures diverses.

70. La pêche. — A la production agricole nous avons rattaché la chasse et la pêche, qui sont aussi une sorte de récolte, quelquefois même une véritable culture des richesses alimentaires fournies à l’homme par la nature.

La chasse, Irès-pratiquée par les grands propriétaires anglais, a pour objet à peu près sur les mêmes espèces de gibier qu’en France : le renard, qu'on chasse encore fréquemment en Angleterre quoiqu’il y devienne de plus en plus rare, fournit non pas un aliment, mais une fourrure.

Dans les rivières de la côte orientale del 'Écosse on pêche en grande abondance des saumons : c’est une des branches importantes du revenu de la contrée et un aliment qu’on sert sur toutes les tables. Les cours d’eau de F Irlande nourrissent aussi beaucoup de saumons. Sur les côtes de 1Écosse principalement sur les côtes deCaithnes, danslegolfe Murray, dans le loch Fyne, et sur les côtes d’Irlande, on pêche, en plus grande abondance encore, le hareng , la morue , le pilohard , le maquereau , le turbot. Les huîtres du golfe du Forth sont renommées ; celles des côtes de Clare (Irlande) sont estimées.

4,ue Section.

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