partie méridionale du comté et produit environ 14 millions de tonnes
5° Le bassin clu Yorkshire, que Ton nomme aussi bassin de Leeds et de Notti rïgham, parce qu'il s’étend sur une grande partie du West-Riding, du Derby et du Nottingham, et qui produit environ 12 millions de tonnes ;
6° Les bassins dit Cen tre, comprenant les deux grands bassins du Staffordshire , celui du district des Poteries au nord, et celui de Dudley au sud, qui s’étend jusque dans le voisinage de Birmingham, le bassin du Warwickshire au nord de Goventry, le bassin du Leicestershire, qui, situé à l’ouest du comté (près d’Asliby-de-la-Zouch), se relie presque aux précédents ; le bassin du Shropshire dans la vallée de la Severn : les seuls bassins du Staffordshire produisent plus de 14 millions de tonnes;
7° Les bassins du pays de Ga lles , comprenant le bassin médiocrement important du nord, situé dans la vallée de la Dee (Flint, Denbigli et même Ghester), à côté duquel on peut placer le petit bassin de File d’Anglesey, et l’important bassin du sud (Glamorgan, Gaermarthen et Pembroke), qui ne donne pas moins de 13 millions de tonnes;
Les bassins du canal de Bristol , d’importance médiocre, disséminés dans le Gloucestershire (bassin de la forêt de Dean, etc.), le Somersetshire et le Devonsliire.
L ’ friande possède un peu de houille, de qualité médiocre, répartie dans divers comtés (Kilkenny, Tipperary, Tyrone, etc.) mais, en compensation, elle possède beaucoup de tourbières dans la partie centrale, et c’est
exclusivement avec la tourbe que se chauffent les habitants des campagnes.
76. La fonte, le fer et l'acier. — Beaucoup de minerai et beaucoup de houille, placés dans des gisements généralement assez rapprochés, amènent nécessairement une production abondante de fer dans des conditions économiques. La Grande-Bretagne emploie environ 30
millions de tonnes de houille, c’est-à-dire le tiers de sa production totale, à la fabrication de la fonte, du fer et de I’acier.
1° Au premier rang parmi les comtés producteurs de fer est le Staffordsüire, qui produit à lui seul près de Imillion détonnes, surtout en tôles, feuillards, barres, chevilles, etc., à peu près le cinquième de la production totale des lies Britanniques; une partie des hauts-fourneaux sont situés au nord du comté, dans le district des Poteries; mais la majeure partie (plus de 100 hauts-fourneaux) sont situés au nord-ouest de Birmingham, dans le sud du comté Woloerhampton , Walsall, etc.) et s’étendent jusque dans le nord du Worcestershire ( Dudley , etc.), à proximité de la houille, du minerai de fer, des canaux et des chemins de fer. A ce groupe, on peut rattacher les hauts-fourneaux du Shropshire.
2° Le Yorkshire vient au second rang ; il possède aussi deux groupes de hauts-fourneaux et d’usines : celui du North-Riding , auquel se rattache le Durliam (Darlington, etc.) et qui, alimenté par la houille de Newcastle et par le minerai du Cleveland, donne à lui seul près de 900,000 tonnes, celui du West-Riding, au sud, auquel on peut rattacher les hauts-fourneaux du Derbyshire. Le second groupe, dans lequel se trouve Sreffield, produit beaucoup de fer de bonne qualité et plus d acier qu’aucune autre contrée du monde. A Sheffield, on fait surtout des aciers cémentés et fondus, peu d’aciers puddlés, et depuis quelque temps, beaucoup d’acier Bessemer ; il y a, dans la ville et dans ses environs, beaucoup de petites fabriques et quelques grandes usines : une d’entre elles n’occupe pas moins de 4,000 ouvriers.
3° Sur la même ligne à peu près est le pays de Galles qui possède une trentaine de hauts-fourneaux en activité dans divers comtés, et plus de cent hauts-fourneaux rassemblés sur un étroit espace dans le nord du Glamorgan
l’eurofe.
et, hors du pays de Galles, dans le Monmouth , Merlhyr- Ty civil (50,000 bah.), le centre de l'industrie du fer dans celle région, possède dans sa banlieue les plus vastes etablissements métallurgiques de la Grande-Bretagne et peut-être du monde entier : un seul de ces établissements compte 18 hauts-fourneaux, une vingtaine de laminoirs, une dizaine de marteaux-pilons et produit plus de 100,000 tonnes par an. Ce district fournit principalement des rails, des tôles et des barres.
-4° L’ Ecosse ne le cède guère au pays de Galles ; dans le seul comté de Lanark, aux environs de Glasgow , elle possède plus de 80 hauts-fourneaux en activité; cinquante autres environ sont disséminés sur divers points (Àyrsliire etc.) de la longue bande houillère de cette contrée, et, pour la fabrication de la fonte brute, ce district occupe le premier rang.
5° Le Cumberland, dans le voisinage de la houille de Whitehaven, et le Lancashire, sur divers points de son territoire, possèdent aussi des hauts-fourneaux ; mais comme ils produisent seulement l’un 100,000 et l’autre 200 000 tonnes, ils ne viennent qu’en t roisième ordre.
La production du fer, comme celle des autres métaux et comme l’extraction de la houille, est en grand progrès dans la Grande-Bretagne : on estime qu’en dix années, de 1855 à 1865, l’accroissement (le cuivre excepté) a été d’environ 50 p. 400.
77. Les industries mécaniques. — - La Grande-Bretagne étant le pays du monde dans lequel l’industrie est le plus avancée et celui dans lequel le travail de l’ouvrier est le plus rémunéré, doit à ce double titre employer plus qu’aucun autre les machines et les outils perfectionnés dont la fonte, le fer et l'acier sont la matière première la plus ordinaire.
Les centres les plus importants dans lesquels on fabrique les grosses pièces de forge, les machines-outils et
laquincaillerie, pour laquelle l’Angleterre a eu longtemps une réputation sans rivale, sont situés dans le voisinage des houillères ou dans les grandes cités manufacturières, obéissant ainsi soit aux attractions naturelles, soit aux attractions sociales : le plus souvent, d’ailleurs, les grandes cités manufacturières elles-mêmes sont placées non loin des houillères auxquelles elles doivent en grande partie leur prospérité.
C’est ainsi que les industries mécaniques ne sont nulle part jdIus actives que dans le sud du S ta ffo rdsh ire , et dans la partie voisine du comté de Warwick, à Birmingham, la première ville du monde pour le travail des métaux, réunissant la fabrication des machines à vapeur, des machines-outils, la tréfilerie. la clouterie, la quincaillerie, la serrurerie, la fabrication des boutons, des épingles, désarmes (1), etc., et ayant eu l’honneur, grâce à sa célèbre manufacture de Soho, dirigée par James Watt et Boulton, de fournir à l’Angleterre ses premières machines perfectionnées ; à Dudley , à Walsall, à Wolverh amp ton , renommé pour sa serrurerie commune, sa chaudronnerie et ses tôles vernies ; à Redditch (Worcester), où se fabriquent la majeure partie des aiguilles anglaises et des hameçons.
Le West-Riding vient au second rang ; mais sa principale cité métallurgique, Shcffield , ne le cède à aucune autre par l’importance de ses fabriques de machines outils, de quincaillerie, d’armes blanches,, d’outils et d’instruments en acier ; dans cette région, Leeds , comme Manchester et Bolton dans le Lancasliire (2) et Dundee en
1. L'Etat possède à Enfield (Middlesex) et à Woolwich (Kent) des manufactures d’armes.
2. Pour les machines de filature etde tissage, il faudrait citer presque toutes les villes manufacturières du Lancasliire : Oldham, Preston, Rochdale, Blaclcburn, Bury, et, dans le West-Riding, Halifax, Bradford, etc. (Voir la carte des industries textiles.)
Écosse, doit à ses riches industries textiles, ses fabriques de machines et principalement de machines-outils et de machines de tissage et de filature.
Au troisième rang viennent le comté de Glamorgan dont nous avons déjà nommé le foyer principal, Merthyr- Tydvil, puis la grande cité écossaise, Glasgow.
78. Les industries chimicfues. — Nous avons expliqué (Voir la France et ses colonies, g 146) comment la fabrique moderne devait sa puissance à l’emploi perfectionné nonseulement des machines qui meuvent et divisent la matière, mais des agents chimiques qui la combinent et la décomposent. Sous ce dernier rapport comme sous le précédent , la Grande-Bretagne n’est inférieure à aucun État du continent; son sol ne lui fournit qu’une partie des matières premières de ses industries chimiques, mais le commerce y supplée abondamment.
Elle fabrique elle-même la plus grande partie de Yalcool que son industrie consomme.
On fabrique en très-grande quantité, et en général à des prix très-réduits les produits chimiques, acides, alcalis, sels divers, sur un très-grand nombre de points et xirincipalement dans quelques grands ports, à Newcastle, à Glasgow et dans les environs (Saint-Rolax, etc.), à Liverpool, Bristol, villes à côté desquelles il faut nommer Birmingham et tout le Lancashire. Dans le seul district de Newcastle, la valeur annuelle des produits chimiques dépasse 50 millions de francs. Uhuile de graines est aussi fabriquée généralement dans le voisinage des ports d’importation.
Le savon est fabriqué aussi en divers endroits et en quantité considérable, en premier lieu à Liverpool ; l’industrie • des savons parfumés a pour centres principaux Londres en Angleterre, comme Paris en France, et Liverpool.
C’est aussi à Londres qu’on fait le plus de bougies.
Les peaux et cuirs sont préparés, soit avec la dépouille
des animaux tués dans le pays, soit avec des peaux brutes importées, en divers lieux, nulle part peut-être en aussi grande quantité qu’à Liverpool, lieu d’importation, et à Bermondsey , près de Londres.
79. Les industries alimentaires. — Il serait impossible d’énumérer les centres principaux des industries alimentaires, et inutile de le tenter; c’est le plus souvent un
I travail local, souvent même un travail de famille. Il suffit de citer le fromage, que l’on fabrique en très-grande quantité et dont les espèces les plus renommées sont celles de certains comtés pastoraux, Giiester, Gloucester , Cheddar en Domersetshire ; le Shropshire et le Derbyshire viennent immédiatement après pour la quantité ; mais, pour la qualité, le premier rang est généralement accordé au fromage de Stilton (Huntingdon), fabriqué dans les comtés de Huntingdon et de Leicester. Dans plusieurs comtés, et surtout dans le Worcester, on fait des sauces et des condiments fortement épicés, dont les Anglais sont grands consommateurs.
Outre l’alcool, on fabrique le gin, tiré du seigle et du genièvre, et le whisky , eau-de-vie de grain, avec mélange d’extrait de mélasse ou de drêche, renommés surtout en Écosse et en Irlande, où ils sont les liqueurs nationales.
La fabrication de la bière est une des grandes industries de l’Angleterre ; d’après le malt employé (20 millions d’hectolitres), on peut évaluer à plusieurs centaines de millions d’hectolitres (500 millions ?) la quantité de bière fabriquée annuellement ; Londres , et les districts de Leicester, Manchester, Liverpool, Hull, Sheffield, Bath, Dublin, Cork sont les régions où cette fabrication a le plus d’importance.
80. Le coton. — La fabrication des tissus de coton est la principale source de la richesse industrielle du Royaume-Uni. L’Angleterre est le premier pays d’Europe dans lequel cette fabrication ait pris de grands dévelop-
pements , développements qui sont d’ailleurs d’époque récente : au xve siècle, des tisserands du Lancashire employèrent pour la première fois cette matière dans le tissage d'étoffes grossières, et jusque vers le dernier quart du xviiic siècle (1773), on ne s’en servit que pour tramer des tissus dont la chaîne était en fil de lin ou de chanvre. A cette époque, la filature mécanique due, après les premiers essais de Wyatt, aux inventions successives d’Hargreaves, charpentier à Blackburn, de sir Richard Arkwright et de Crompton (1767-1779), et le tissage mécanique dû à Gartwright (1787), ouvrirent un vaste champ à l’industrie du coton. Les métiers à filer se sont peu à peu perfectionnés et aujourd’hui le métier self- acting (voir la lig. n° o) est peut-être l’outil le plus ingénieux et le plus remarquable qu’ait produit la mécanique industrielle. Elle consomme près de quatre ccnt mille tonnes de coton, que filent 32 millions de broches; la majeure partie est ensuite transformée en tissus par 380 000 métiers. On évalue à près de 4 milliards de mètres, c’est-à-dire à une longueur suffisante pour faire cent fois le tour du globe terrestre, la production annuelle des tissus de coton britanniques.
Plus des deux tiers de ces broches et métiers sont situés dans le Lancashire, et groupés autour de. Manchester, la grande cité du coton, à portée de Liverpool, où a lieu la plus forte importation de la matière première, à OJdham , Bolt-on, Preston , Bury, Bochdale , Blackburn, Ashton, Middleton (Lancashire), .Halifax, Huddersfîeld (West-Riding), à Stockport, Hyde (et dans les autres localités du Cheshire), à Glossop, Chesterfield (Derbysliire) ; on y fabrique des calicots et cotonnades en tout genre, des velours de coton, etc.
Le second groupe est celui de Glasgow et de Paislcy , qui s’étend sur les comtés de Lanark et de Renfrew, et qui produit surtout les genres légers, tels que mousselines et jaconas.
En Irlande, Belfast et d’autres localités tissent le coton
81. Le lin et le chanvre. — Le chanvre n’est guère filé que par les Écossais, et en petite quantité.
Le ltn, au contraire, est très-employé, soit le lin d’Irlande, soit du lin importé ; on le file et on le tisse surtout en .Irlande,, dont le climat est particulièrement propice au blanchiment, dans les comtés d’ An tri ni et de Down , où on le cultive le plus ; Belfast est le centre de la fabrication des toiles d’Irlande, linge de table, uni ou damassé, mouchoirs, batiste, etc. ; Armagh ne vient qu’au second rang.
On file et on lisse aussi le lin à peu près dans les memes genres à Manchester et sur divers points du Lancashire , ainsi qu’à Barnsley et à Leeds (Vorkshire) , tandis que, dans le même comté, llull fait des toiles fortes.
U Ecosse fabrique aussi beaucoup de toiles dans deux comtés de sa région orientale, Fife et Forfar, toiles fines à Dunfermine, toiles fortes à Forfar et à Arbroath, toiles de jute à Dundee. Greenock, sur laGlvde, fait aussi des toiles fortes.
Les cordages se fabriquent dans les ports : à Liverpool , à Newcastle , à Londres , à Ihill, à Glasgow , à Dundee , etc.
82. La laine. — On sait que l’industrie de la laine comprend deux genres très-distincts : la laine peignée et la laine cardée. L’Angleterre pratique avec succès l’un et l’autre, et, pour la laine peignée, elle est au premier rang parmi les nations.
Bradford (West-BMmg) est de beaucoup le centre le plus important de la fabrication des Orléans, alpagas et de tous les tissus ras et mélangés ; Halifax, qui fait les damas, etc., Norwich, Leeds, Londres sont au second rang.
Dans la catégorie des tissus de laine peignée, on peut placer les tapis , dont les principales fabriques sont à Kidderminster (Worcestershire), à Halifax , à Glasgow, h. Loutli (Lincolnshire), à Durham, à Wilton (Wiltshire), et
sur divers points du Lancashire ; mais on y fait au moins autant de tapis de laine feutrée que de laine peignée.
Les châles, surtout les châles tartans, se fabriquent en Écosse , à Paisley (Ayr), Kilmarnock (Selkirk), Galashiels, à Br acl forci, etc., etc.
La laine peignée qui sert à faire le drap a pour centre principal le West-Riding: les deux grandes villes deLEEDs, qui fait tous les genres, de Huddersfield qui fait les draps légers, et les environs de ces villes, tels que Dews-bury, grande fabrique de couvertures, Halifax qui fait les flanelles, A\ akefîeld, les draps pour marins, etc., etc. ; sur plus de 2 millions et demi de broches à filer la laine cardée que possède le Royaume-Uni, 1,300,000 sont dans le West-Riding. Le Lancashire, dont Rochdale, renommé pour ses flanelles, est la principale fabrique, vient au second rang ; au troisième, les comtés de Wilts et de Glou'cester, où 7 roivbr iclge et Stroud sont réputés par leurs draps de fantaisie et leurs draps de couleurs éclatantes. Le pays de Galles (surtout le comté de Montgomery) a la spécialité des flanelles fabriquées au métier à la main de Glackmannan. L’Lcosse (comtés de Stirling, d Ayr, de Roxboroug [Hawick], de Selkirk, etc.) possède environ 300,000 broches disséminées dans plusieurs comtés ; l’Irlande, 20,000 à peine.
Le nombre total des broches de filature est de 6 millions et demi, et la quantité de laine employée à la filature et au tissage dans le Royaume-Uni dépasse 150 millions de kilogrammes.
83. La soie. — La soie, matière tout exotique dans la Grande-Bretagne, a pour centre principal Manchester où la fabrication des soieries a été une conséquence de la fabrication des cotonnades ; mais, si l’on tisse plus dans le Lancashire que partout ailleurs, c’est surtout dans le Cheshire que l’on file ; Coventry (Warwickshire) fait les rubans ; Londres (quartier de Spitalfields), les taffetas
qu’y ont introduits des protestants réfugiés après la révo" cation de l’édit de Nantes ; Macclesfield (Cheshire), les étoffes de fantaisie ; Norwich (Norfolk), les châles. Cette industrie est bien moins développée en Angleterre qu’en
France. On travaille aussi la soie en Ecosse, dans les comtés de Lanark et de Itemfrew, en Irlande, dans ceux d’Antrim et de Wicklow ; Dublin est renommé pour ses popelines en soie et en laine.
84. La dentelle. — L’industrie du tulle et de la dentelle est très-largement pratiquée en Angleterre. Le principal centre de la dentelle faite à la mécanique est Nottingham qui, dans la ville et dans ses environs, (comtés de Nottingham, de Leicesier et de Derby), emploie plus de •1,800 métiers; Tiverton et Barnstaple, dans le Devonshire, ne viennent qu’au second rang.
La belle dentelle au tambour se fait, en Angleterre comme en France, par les mains des paysannes ; la dentelle dite de Buckingham, dans les comtés agricoles du centre ( Buckingham , Bedford , Oxford, NortbampLon) ; le point d’Honiton, dans le Devonshire ; la dentelle d’Irlande, dans le comté de Limer ick ; la broderie en Irlande (Belfast, etc.), où elle n’occupe pas moins de 200,000 personnes, et en Ecosse (Glasgow, etc.) dont les produits sont généralement 1 o u r d s .
85. La bonneterie. — Nottingham est aussi le centre de la fabrication de la bonneterie ; Nottingham fabrique surtout les articles de coton et de soie, le Derby shire ceux de lin, et le Leicestershire ceux de laine. L’Irlande (Balbriggan, comté de Dublin) et l’Écosse(Hawick, Calashiels, etc.), ne viennent que bien loin derrière le groupe de Nottingham qui emploie environ 100,000 personnes.
En Angleterre, comme en France, la chapellerie a pour sièges les grandes villes : Londres, Manchester , Glasgow , Edimbourg , etc. ; les chapeaux de paille, au contraire, sont tressés dans les campagnes (à Saint-Albans, com-
té de Hereford, à Dunstable, comté de Bedford, etc.).
La chaussure vient de Northampton , (bottes), du comté de Statford (souliers), de Londres , Norwich, Leicester (pantoufles) ; les gants, de Londres et Worcester, etc.
86. La bijouterie et Fliorlogerie. — La bijouterie , joaillerie et orfèvrerie, a pour sièges principaux Londres , centre d'un grand nombre d’industries de luxe, comme Paris en' Fr an ce, et Birmingham , où l’on travaille tous les métaux V horlogerie, Londres , Covenlry (Warwickshire), Manchester, Prescott (Lancashire) et Liverpool, où les besoins de la navigation ont stimulé cette industrie.