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La formation politique. — Habité par les Tau

risques et les Noriques, le pays qui correspondait à l’Autriche propre, fut en partie conquis par les Romains, et forma les provinces de Pannonie et de Norique , Les Slaves l’occupèrent h la suite des grandes invasions, et les Avares y étendirent leur domination. Charlemagne le soumit, et y fonda la Marche Orientale (Ost-mark), rétablie par Olhon le Grand après la défai tedes Hongrois (955) et érigée en duché par Frédéric Ier (lloü).Le duché cV Autriche, ayant passé aux mains d’Ottokar, roi de Bohême, s’accrut de la Carinthie, de la Styrie, du Frioul (1251 à 1278). Mais ce trop puissant vassal fut attaqué et tué par l’empereur Rodolphe de Habsbourg qui donna à ses propres fils les dépouilles du vaincu (1282) : de là l’origine de la maison de Habsbourg , qui ajouta à ses possessions le Tyrol, une partie de la Souabe et fixa sur la tête de ses princes la couronne d 'Empereur (d’Allemagne. Maximilien, par son mariage, acquit les Pays- Bas, et Gharles-Quint, devenu roi d’Espagne et Empereur, rêva un moment la monarchie universelle. Si les espérances de la maison d’Autriche furent déçues en Allemagne par la guerre de Trente ans, la puissance de Ta

famille s’agrandit avec Ferdinand Ier par la réunion de la Hongrie, de la Bohême, de la Moravie et de la Silésie (1526). Aj^rôs avoir chassé les Turcs de la Hongrie et de la Transylvanie (1687), F Au triche se fit céder la Dalmatie et l’Esclavonie (1699), le banat de Temeswar (1718), la Bukovine (1774). Elle perdit la Silésie contre la Prusse (1742), mais elle gagna au partage de la Pologne la Galicie et la Lodomérie (1772). Le traité de Campo-Formio lui donna la Vénétie en échange des Pays-Bas; mais les guerres de la République et de l’Empire l'amoindrirent, et François II, dès 1804, prit le titre Empereur cV Autriche avant d’abdiquer celui d’Empereur d’Allemagne. Les traités de 1815 lui rendirent la Galicie, la frontière de l’Inn, lui donnèrent la Yénétie, les provinces Illyriennes et la Lombardie jusqu’au Tessin ; elle confisqua enfin (1 846) la république de Cracovie.Mais la guerre de 1859 lui a enlevé la Lombardie, et celle de 1866 la Yénétie.

216. Les divisions politiques. — L’empire d’Autriche, dont la capitale est Yienne, se divise en deux parties distinctes par leur administration politique :

1° Les pays cisleithans, c’est-à-dire en deçà ou à l’ouest de la Leitha , sous-affluent du Danube : ce sont les provinces d’origine allemande, auxquelles on joint la Dalmatie au sud, la Bukovine et la Galicie ou provinces polonaises à l’est, soit en tout 15 pays :

Basse Autriche, *Haute Autriche Salzbourg S tyrie Carin tlxie Carniole

Gœritz , Gradisca ,

1 s trie et Trieste Ty volet Vorarlberg Bohême

cap . Yienne (Wien).

— Linz.

— Salzbourg.

— - Grætz.

— Klagenfurt.

— Laibach .

— Trieste.

— Innsbruck.

— Prague.

Moravie Silésie G al ici e B u ko v in e Bal mat ie

— Briinn.

— Troppau.

— Lemberg.

— Czernowitz.

— Zara.

2° Les pays translcithans ou ancienne couronne de Hongrie, comprenant :

Hongrie (cap. Peslh ), qui est divisée en 46 comtés groupés en quatre grands cercles : le cercle en deçà du Danube, chef-lieu Pestli.

Le cercle au delà du Danube, ch.-l. OEdenbourg.

Le cercle en deçà de la Theiss, ch.-l. Kaschau.

Le cercle au delà de la Theiss, ch.-l. Grossvaradin.

Croatie et Ksclavonie , cap. Agram.

Transylvanie ou Siebenburgen, cap. Klausenbourg, comprenant le pays hongrois, le pays des Szeklers, et le pays Saxon.

Confins militaires.

(Voir la carte n° 18.)

217. Les réglons agricoles. — L’empire d’Autriche peut se diviser en 6 régions agricoles :

1° La région du Nord-Ouest comprenant plusieurs provinces et subdivisée elle-même en trois zones : 1° les districts montagneux qui de trois côtés, N. -E., N. -O. et S. -O., enveloppent la Bohême de forêts et de pâturages et dans lesquels est comprise la Silésie autrichienne ; 2° la plaine centrale présente, au centre de la Bohême, dans les vallées de l’Elbe et de ses affluents, la Moldau, la Beraun, l’Eger, une vaste étendue de terres de labour où poussent les céréales, le lin, la pomme de terre, le colza, le houblon, et qui nourrissent une grande quantité de

bœufs, de moutons et de porcs ; 3° le plateau, au sud-est, sur lequel les pâturages se mêlent aux céréales, se prolonge jusqu’en Moravie , province qui offre à peu près les mêmes cultures que la Bohême, et qui est particulièrement fertile dans la vallée du Hanna ; on y joint la partie septentrionale de Yarchiduché d' Autriche qui appartient à la plaine du Danube, et qui, à côté des céréales et du bétail, possède des vins estimés.

2«La région alpestre est toute montagneuse et renferme l’arête des grandes Alpes, presque entièrement perdue pour l’agriculture. Elle comprend la partie méridionale de Yarchiduché d' Autriche qui possède sur le flanc oriental des Alpes de nombreux vignobles ; le duché de Salzbourg dont la plaine est fertile en céréales et dont les hauteurs sont couvertes en grande partie de forêts ou de pâturages, ainsi que la Styrie dont les coteaux portent des vignes; la Carniole , la Carintliie , la Croatie , dont une partie est occupée par les plateaux du Karst ; des vignes bordent le liane oriental de ces provinces ; le Tyrol , qui a le même caractère dans la vallée de l’Inn, mais qui, dans la vallée de l’Adige, prend, sous un soleil plus chaud, le caractère italien et produit le mûrier, le tabac et la vigne.

3° La région de l'Adriatique présente un caractère italien sur la côte garnie de mûriers, de vignes, d’oliviers ; et alpestre dans la montagne où paissent les chèvres. Cette région comprend Ylstrie, la partie occidentale des Confins militaires et la Dalmatie .

4° La région de la plaine de Hongrie est formée tout entière de terres d’alluvion, et comprend la plus grande partie des Confins militaires et Y Esclavonie, c’est-à-dire les vallées de la Drave et de la Save, bordées de vastes chênaies, coupées de marécages, mais donnant en abondance du maïs et portant sur les coteaux des mûriers et des vignes ; la Hongrie , moins les parties septentrionale et orientale, est divisée elle-même en plusieurs zones : la zone

du Danube qui s’étend de Presbourg à Pesth, puis au delà de Pesth jusqu’à 1* extrémité de l’Hegyallya, et qui comprend les vallées de ses principaux affluents, le Raab, le Waag, le Gran et la rive droite de la Theiss moyenne, région très-fertile, produisant toutes les céréales, la pomme de terre, le lin, les vins avec le célèbre cru de Tokay dont les produits ne sont guère dans le commerce, mais qui a le mérite de donner son nom à tous les bons vins de la contrée; la zone qui s’étend de la rive gauche de la Theiss jusqu’au mont Bihar et aux contreforts des Carpathes, est plus fertile encore : c’est le grenier de l’Autriche, produisant, outre le froment et les autres céréales, du tabac, des légumes, des betteraves, des fruits, du riz dans la partie méridionale, de riches vignobles sur les flancs du Bihar, et nourrissant dans ses pâturages ou pusztas une petite race de chevaux rapides comme le cheval arabe dont elle descend, et d’immenses troupeaux de bœufs, de moutons et de porcs ; la zone qui s’étend entre le Danube et la Theiss, bien différente des précédentes, est marécageuse sur les rives des deux cours d’eau, et partout ailleurs sablonneuse et stérile : elle possède cependant quelques vignobles et des steppes où errent des troupeaux; entre la Brave et le Danube est la zone du Bakony-wald, qui coupe avec ses hauteurs boisées deux belles plaines couvertes de moissons.

5° La région des Garpathes, région toute montagneuse, comprend la Transylvanie, pays de forets et de pâturages hantés par des chevaux, des moutons, des buffles ; et n’ayant guère de terres labourables que dans les vallées de l’Aluta et de la Maros où poussent le maïs, le chanvre, le tabac et la vigne ; la partie occidentale de la Bukovine et toute la portion est et nord de la Hongrie occupée par les Garpathes et par le massif des monts Tatra et Liptau, contrée de montagnes, de forêts, de pins, de hêtres, etc., de pâturages où dominent les moutons.

6° La région de la Galicie et de la Bukovine orientale est une région de plaines et de grande culture, riche en céréales, froment, seigle, orge, avoine, dans le nord et maïs dans le sud; en tabac, en pommiers et en bétail, porcs, moutons et bœufs.

218. Les cultures herbacées. — L’empire d’Autriche possède 18 à 20 millions d'hectares de terres labourables. Il en existe peu dans la région alpestre, mais beaucoup dans la B ohêrne, la Moravie et la Silésie, la Basse- Autriche, la Galicie où elles occupent de 40 à 50 p. 100 de la superficie du territoire; beaucoup aussi dans la Hongrie où elles n’occupent guère que le tiers du territoire, mais dont les 7 millions d’hectares, très-fer tiles, fournissent près de la moitié (47 p. 100) de la récolte totale de l’Empire. Cette récolte est évaluée à 165 millions d'hectolitres (en 1867), dont 30 pour le froment de la Hongrie, du Banat (le plus renommé), de la Bohême, de la Galicie; 35 pour le seigle des terres élevées et froides de la Bohême , de la Hongrie, de la Galicie, de la Moravie, de la Basse-Autriche ; 10 pour le méteil ; 40 pour I’avoine de la Basse- Autriche, de la Hongrie, de la Bohême, de la Galicie, de la Moravie -, 25 pour le maïs de la 'plaine de la The iss , de la Croatie, de l’Esclavonie, de la Transylvanie et de la Bukovine ; 20 pour Y orge de la Hongrie , de la Galicie, de la Bohême, de la Moravie, etc., et le reste pour le sarrasin de la région alpestre, le millet, le riz du Banat.

La pomme de terre , cultivée dans toute la région du nord , surtout en Galicie, rend en moyenne 45 millions d’hectolitres ; les légumes , choux, pois, haricots, fèves, navets, de Galicie, de Bohême, du district d’OEdenbourg, de Moravie, d’Autriche (pois de Stockerau, etc.), lentilles du Banat et d’Arad, fournissent aussi leur part à l'alimentation publique ; la culture maraîchère est pratiquée surtout dans le nord-ouest, à Laibach et, comme partout, dans le voisinage des grandes villes.

Les principales cultures industrielles sont :

La betterave , cultivée en grande quantité pour la fabrication du sucre dans la Bohême, la Moravie et la Hongrie ; le lin, cultivé dans le nord au pied des Carpathes et en Bohême, et le chanvre , à peu près en quantité égale, dans le sud-est, en Hongrie (Apathin, etc.), en Transylvanie, en Esclavonie, etc.; le colza , cultivé en Bohême, en Hongrie (vallée inférieure de la Theiss, etc.\ en Autriche, en Moravie; le tabac , en Hongrie (rive gauche de la Theiss, tabac de Debreczin, etc.), en Transylvanie, en Ga licie, en Autriche, dans le Tyrol italien, etc.; le houblon-, en Bohême (env. 7,500 tonnes, comtés de Saatz, d’Auscha, de Grunland, etc.) ; le sénevé en Moravie et dans la Basse- Autriche ; le safranum ou cartliame en Hongrie.

L’empire d’Autriche possède près de 15 millions d’hectares en prairies naturelles, pâturages et pâtis. Dans laDalmatie et l’istrie, ces prairies et pâturages occupent environ la moitié du territoire ; plus du quart dans la Hongrie où sont les vastes pâturages dits Pusztas , dans la Transylvanie, les Confins militaires, la Bukovine, le Tyrol, la Car niole ; aussi l’Empire peut-il facilement entretenir un nombreux bétail.

219. Les cultures arborescentes. — La culture des arbres fruitiers est une industrie pratiquée avec succès sur divers points de l’Empire : en Bohême , où l’on cultive surtout le pommier ; en Galicie, où l’on fait du cidre; en Moravie et en Hongrie au pied du massif des monts Liptau et du mont Bihar ; dans la région alpestre en Dalmatie, où croissent l’olivier et le figuier; en Croatie et Esclavonie où l’on fait des pruneaux.

Mais aucun arbre fruitier n’approche par la valeur de sa production de la vigne qui fournit près de 12 millions d hcctoliti es de vin. La Hongrie est au premier rang, avec les vignobles des collines volcaniques du Hegyallya , c’est-à-dire du « pays de montagnes » (vin de Tokay , de

Talbya, de Szeghy, etc.), vignobles s’étendant sur la rive droite de la vallée de la Tlieiss jusqu’au delà. d’Erlau, abrités des vents du nord et plantés à mi-côte jusque dans la plaine, sur un sol tout composé de poussière basaltique. Ceux du lac de Neusiccll (vins de Rust, d’OEdenbourg, etc.) se prolongent au sud sur une partie de la basse Autriche (vins de Veslau, Gumpolds, Kirchen, Grinzing, etc., dans le Kahlenberg ou Wienerwald). Les vignobles du moyen Danube forment, sur les lianes du Bakony-waldet sur les coteaux qui s’étendent de Pesth jusqu’au pied du mont Bihar, une longue bande dans laquelle sont les crus renommés de Saint-Georges, Sonilgar, Schomlauer, Nezmil, Bude, Menés, etc. Les vignobles de la Drave et de la Muhr , commencent en Slyrie , à la partie supérieure des deux rivières (vins de Kerschbach, de Lutterberg, etc.), se continuent sur les deux rives de la Drave et se prolongent le long du Danube jusqu’à Belgrade (vins de Carlowitz et de la Fruska-Gora). La Transylvanie dans la vallée de la Maros, la Croatie sur les pentes méridionales du Karst, la Dalmatie sur la côte et dans les îles, le Tyrol italien, la Bohème sur les bords de l’Elbe (vins de Meldnik, etc.) produisent aussi des vins de diverses qualités.

Les forêts sont encore une des grandes richesses agricoles de l’Empire. Elles occupent une superficie de plus de 16 millions cV hectares e*t leur produit annuel est évalué à plus de cent millions de francs. Dans la région alpestre (Salzbourg, Styrie, Garinthie, Garniole) ainsi que dans la Bukovine , elles couvrent environ la moitié du territoire ; dans cette dernière province, ainsi que dans la Galicie orientale et sur presque toute la ligne des Carpallies, sont de magnifiques pins sylvestres, mais à peine exploités, faute de moyens de communication. Dans la Croatie, l’Esclavonie, la Transylvanie, la Silésie, l’archiduché d’Autriche, la Bohême, elles couvrent environ le l’europe. 10

tiers du territoire. La Hongrie compte moins du quart de son territoire boisé et est môme très-dénudée dans la plaine; elle possède cependant près de 4 millions 1/2 d’hectares de forêts et fournit, surtout dans le massif du mont Liptau, d’excellents bois. Dans les hautes mon-

tagnes dominent les pins, avec des sapins et des pinastres sur les pentes; jdIus bas, les hêtres', et plus bas encore, les chênes qui forment dans le nord-est et sur les hauteurs

de la Drave et de la Save de magnifiques forêts ; puis les ormes, les châtaigniers et les noyers.

220. Les animaux. — Ayant beaucoup de pâturages, 1 Empire a beaucoup de bestiaux ; cependant il importe encore plus de gros bétail qu’il n’en exporte.

Les chevaux sont au nombre de près de 3 millions 1/2 ; les deux tiers sont élevés en Hongrie où la race, petite, mais agile et rustique, fournit une excellente cavalerie légère et en Transylvanie où la race est surtout propre à 1 attelage ; l’autre tiers se trouve dans le Karst qui donne de forts chevaux de trait, et dans le nord-ouest (Bohême, Moi a\ ie et Silésie) dont les chevaux se rapprochent davantage du type de la Basse -Allemagne. Les mulets (o,000) ne se trouvent guère que dans le Tyrol italien et dans la Dalmatie, et les ânes ^650,000) se trouvent dans ces deux provinces et dans la Hongrie.

Les BÊTES a CORNES, au nombre d’environ 13 millions 1/2, se trouvent surtout en Hongrie, dont les Pusztas de la région centrale nourrissent une race de bœufs de plaine, a la robe blanche ou grise, aux grandes cornes, aux jambes élancées, race très-propre à l’engraissement ; en Gahcie, où vit la race podolienne, race de plaine ; en Bohême, où l’on élève des bœufs de montagnes (Suisse, Tyrol, Styrie) et des bœufs de la Frise "môles de races indigènes (Egerïand, Stadt, Tell) ; en h cinsijl vernie , où domine la race montagnarde des Car pa thés ; dans la région alpestre, où paissent les races

montagnardes du Vorarlberg, de Montafone (dans le Tyrol), de l’Innthal, les grands bœufs de Pinzgau (dans le Salzbourg) et la race laitière de la vallée de la Mübr (en Styrie). On trouve enfin des buffles sur certains points de la Hongrie et de la Transylvanie.

Les moutons sont au nombre d’environ 20 millions (1) et l’on évalue à 20,000,000 de kilogrammes, chiffre probablement trop faible , la production de la laine. La Hongrie ( env. 12 millions avec l’Esclavonie) occupe encore le premier rang. Depuis que Marie-Thérèse a introduit à Hollitsch (1755) le mérinos, l’élevage y a pris, grâce aux vastes pâturages et malgré la suppression récente de certains privilèges de pâture, une grande extension, et certains propriétaires possèdent des troupeaux de 100,000 mérinos et plus. Chaque année, la vente de la laine, laine fine et douce, mais ayant peu de nerf, excède 12 à 15 millions de kilogrammes. La Transylvanie et la partie montagneuse de la Hongrie élèvent un mouton plus rustique, le mouton de Zakel, dont la laine est longue et grossière, mais qui donne beaucoup de lait, principale nourriture des habitants, et le mouton à laine noire qui est recherché comme pelleterie et comme fibre textile. La Galicie nourrit aussi dans ses grandes propriétés beaucoup de mérinos inférieurs à ceux de Hongrie ; et dans les métairies de paysans, beaucoup de moutons commtins, à toison longue et grossière. La Moravie et la Silésie * ont un régime à peu près semblable : mérinos dans les grandes propriétés, mouton commun d’Allemagne dans les petites métairies, mouton de Zakel dans les pâturages montagneux. La Bohème élève aussi dans ses grandes propriétés beaucoup de mérinos, mais d’une laine généralement moins fine ; la Basse-Autriche en a un certain nombre.

1. Le recensement officiel, évidemment inexact, ne donne que 16 milions 1/2.

Les chèvres (1 million d/2) ne sont nombreuses qu’en Dalmatie .

Les porcs (8 millions) sont, au contraire, un objet important de l’économie rurale et forment de nombreux troupeaux dans la Hongrie et dans la Transylvanie , où le gland nourrit les races de Szalanta à la chair fine, de Mangalizza et du Yorkshire propres à l’engraissement ; dans la Galicie où domine la race podolienne ; dans le nord ouest (Bohême, Moravie, Silésie) et dans la région alpestre.

La volaille représente aussi une valeur notable dans la production agricole.

Les abeilles , nombreuses dans tout l’Empire, principalement dans l’archiduché d’Autriche, la Bohême, la Moravie, la Silésie et la Galicie, produisent du bon miel.

Le ver à soie est élevé dans le Tyrol italien , dans une île de la Dalmatie et dans la vallée de la Save.

221. La chasse et la pêche. — Le poisson est abondant sur les côtes de Dalmatie et dans les rivières savamment aménagées de l’archiduché*; le gibier, cerfs, chevreuils, faisans, dans la Bohême, la Moravie, la Basse Autriche, et dans les Carpatlies.

(Voir la carte n° 19.)

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