PRÉFACE XXV
le commandement actif des forteresses et poursuit dans leurs repaires les espions de TAlIemagne. politiciens! survivants et élèves de ceux qui vivaient il y a vingt ans, de leurs outrages contre Tarmée, champions du pouvoir central, qui avez proclamé un jour l'abolition des armées permanentes, parvenus de l'émeute ou de la capitulation, qui conspiriez alors qu'il fallait combattre, peu vous importait, nous le savons, l'œuvre militaire du général Boulanger.
Aviez-vous du moins des griefs contre son attitude politique? Pour obtenir votre silence, votre union et poursuivre en paix sa noble tâche, le ministre de la Guerre n'a-t-il pas beaucoup, n'a-t-il pas trop sacrifié à votre RRRépublique, en signant les lois d'exil, en exécutant la spoliation des grades, en prononçant des paroles d'apaisement lors des grèves que vous provoquiez sournoisement ?
Pourquoi donc, après tant d'ordres du jour de confiance, tant de témoignages rendus à uue activité qui ne connaissait pas de bornes, pourquoi malgré l'enthousiasme populaire, malgré la force qu'un pareil ministre apportait à votre RRRépublique, pourquoi, au lendemain du jour où il avait tenu haut et ferme le drapeau de la Patrie, pourquoi avez-vous comploté sa chute?
S'agirait-il d'économies comme vous le disiez alors? nul ministre n'en avait davantage réalisé.