PREFACE XLV
Il y a les jaloux d'une popularité qui leur a été volée, les amis des princes héritiers, engagés dans la triple alliance, les alliés de journalistes qui travaillent pour Tempereur d'Autriche, c'està-dire pour le roi de Prusse. Il y a les jeunes ambitieux, les doctrinaires précoces.
Il y a les représentants de la jurverie polonaise qui est avec l'Allemagne contre la Russie.
Il y apar-dessustoutles besogneux, les véreux, les tripoteurs qui ne sont jamais mieux servis que par un ministère de rouviéristes ou de ferrys tes.
Il y a les anti-revisionnistes, les députés qui tremblent pour leur élection, ceux qui ont besoin d'argent pour leur campagne électorale, ceux qui ont tellement maudit Boulanger qu'un retour leur est impossible.
Toute cette cohue, toutes ces influences, sont autour de Floquet, connaissant sa vanité, l'inondant d'un encens perfide, lui disant : « Vous êtes la dernière carte de la République. »
L'illustre Président de la Chambre ne résiste pas. Le 20 janvier 1888, il invitait le général Boulanger à dîner, deux mois plus tard, il acceptait.de le combattre, puis il l'insultait, puis il se battait avec lui et le blessait grièvement, puis il dépassait en violence Rouvier et Tirard lui-même, et commençait à réunir les éléments de cette fameuse accusation d'attentat, la dernière arme du parlementarisme aux abois.