‹ L'Europe et la révolution française Volume 6Chapitre 69 sur 122 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

En arrivant à Londres, Andréossy apprit que les ministres demandaient un subside pour porter le nombre des marins de 30,000 à 50,000. Le 14 novembre 1802, Hawkesbury écrit à Whitworth ' : « Si le gouvernement français engage avec vous un entretien au sujet de Tîle de Malte, il est de la plus grande importance que vous évitiez de révéler quoi que ce soit des intentions de Sa Majesté en ce qui regarde l'île. « Le roi déclare, le 16 novembre, qu'il réglera sa conduite sur la situation de l'Europe. Dans la discussion de l'adresse, aux Lords, Grenville dit : « Le royaume est placé dans la plus terrible, la plus critique des situations. Il ne lui reste plus que deux alternatives : préparer la guerre ou se courber sous la volonté de celui qui préside aux destinées de la France. » — « Il vaut mieux, dit Windham, aux Communes, prévenir le coup que le parer. » Ganning réclame de vigoureuses mesures de défense. Fox ose démontrer que l'extension de la puissance française a été prévue par les négociateurs du traité ; que ce ne sont point des nouveautés ; que c'est le développement d'un état de choses connu : on ne l'écoute pas. Le ministère demande, le 8 décembre, que le pied de paix soit porté à 130,000 hommes. « La destruction de notre pays est

' Oscar Browning, England and Napoléon tu 1S03, Deepatcheg of lord Whit' worth. Londres, 1887.

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