‹ L'Europe et la revolution francaise (volume 2)Chapitre 67 sur 103 · S LE CONGRES DE VIENNE · texte numérisé non relu

S LE CONGRES DE VIENNE

aucune question sans le concours des puissances qui paraissaient avoir droit d'y intervenir'.

Tel était Tétat des choses quand, le 23 septembre, Talle>rand arriva, accompagné du duc de Dalberg, du marquis de la Tour du Pin, du comte Alexis de Noailles, pour les conférences officielles, de La Besnardière pour la rédaction des rapports, notes et protocoles, de la duchesse de Dino pour le charme de sa vie, Tesprit de ses lettres, Tenchantement et la séduction de ses réceptions, Part suprême de faire parler autrui et de lancer à propos, sans y paraître toucher, les insinuations troublantes ou attirantes : auxiliaire qui n'était point inutile avec deux partenaires aussi raffinés en diplomatie féminine qu'Alexandre et Metternich.

Tous les États ou pseudo-États qui, depuis 1789, avaient été spoliés ou spoliateurs, médiatisants ou médiatisés, sécularisants ou sécularisés réclamaient la restitution dé leurs biens ou sollicitaient la confirmation de leurs titres. Toute la vieille Allemagne impériale, et jusqu'à Tordre de Malte, avaient envoyé des représentants ou des agents. Il y avait deux cent seize chefs de mission. Les souverains arrivèrent à leur tour. L'empereur de Russie et le roi de Prusse firent leur entrée le 25 septembre. La cour de Vienne réunit tous les ci-devant spectateurs du théâtre d'Erfurt et hôtes du château de Dresde, sauf le roi de Saxe, qui était en captivité à Berlin; Marie- Louise, qui était en retraite à Schœnbrunn, et Napoléon, qui était interné à File d'Elbe. Les fêtes commencèrent et ne s'arrêtèrent plus. Elles sont demeurées légendaires. La chronique raconte qne le coût s'en éleva à 40 millions. Le 27 septembre 1814, Nesselrode écrivait à Pozzo di Borgo, ambassadeur d'Alexandre à Paris : « Si l'Autriche ne cède pas de bonne grâce, je ne sais où nous irons. L'appui de l'Angleterre et de la France ne lui serait que négativement utile. Nous avons la Prusse et 500,000 hommes; il n'y aura donc à employer

' ■ Les trois cours continentales paraissent animées d'une égale jalousie coatre toute idée d'admettre la France à prendre aucune part sérieuse à la décision des questions, conséquences de la paix. » Rapport deCastlereagh, 24 septembre 181*.

Uk

L^ CONGltÊS

iSU.

rancienne politici%i«^ ^^ i^-

Kancedan. la V^^^^Î , '''^' ^^ ^'^"'^ ^^"^"""'^^ ^^ ^^"•

appuK.» Le fai/ ^ere^rdérent bientôt comme leur

SO mai qui s^.rrc>„^^ ''"f ^"'°'' '^' sig^nataires du traité du était le seul ci^i^J!^^''*' direction du Congrès, Talleyrand

à le croire, iU 1 ^^ voulût parler pour eux. Ayant intérêt

«ingern, elt 1^ ^ ^l'^rent. « La volonté de la paix, disait-il à doit donner d^ ^"^^ occasion de force pour la France. Elle éire bon Euro ^' *^^^s exemples après tant de mauvais. Il faut himenl rien , ^^^^ * modéré. La France ne demande rien, absol^vt'iK : une 1^1^^^^^^^*^^^^^^"* ««^ exprimé dans le prologue de Ja C'est aiïisî > "répartition des forces entre les puissances. «

écisément ^^ '^Yant deviné le jeu des alliés, il les prévenait

précisément '^yani aevine le jeu des alliés, il les prévenait

interdire. t> - -1** ^^ " manège » qu'ils avaient essayé de lui espagnol, L,^|^ ^^«^s il était renseigné. Le plénipotentiaire n'était pas l'^ y^.^^^*"» écarté comme lui des grandes affaires, trait partout • v»^^ ^^ '* même méfiance; Saint-Marsan pénélormé coa tï- \ V^ ^^ Tautre avertirent Talleyrand du complot rund n'eut w^ ^^* Enfin, à Tembarras de Gastlereagh, Talleypris des ei^*^ ^ peine à discerner que cet ambassadeur avait

le cas éclxô' ^^^^ents qui lui pesaient et dont il redouterait, perdre Un ; * ^e rendre compte au parlement. Àussî, sans

tiens un^ ^ **> dès le 28 septembre, détachant de ses instruc-

étre répî^ri^ ^^e^sles plus étudiées, les mieux disposées pour que rien n^ ^^ ^^ publiées, il en fit une note où il démontrait imiépenaarat ^^*^^*^ plus juste que de rétablir une Pologne letablis^^^^^ y rtiais que rien ne serait plus dangereux que

Le ïix^i^^^ ^ t d'une Pologne russe, iienset ^^ l^'*^^^'*» Alexandre, mécontent des ministres prusonferen^^ ^ U^^ prétentions sur la ligne de la Vistule, eut une ^^ Ï^rédéric-Guillaume. A la suite de cetentre-

con

lî*^» Ha^,**^

-o\. ^""ff. Nesselrode, Humboldt et Stein signè- ^ J^^ole portant que >« Saxe serait attribuée tout

rcnl lïr^

Étaira ^^ *-oV*S**'^ portant que la Saxe serait attribuée tout

^ c^ ^e Prusse à condition <l"'®**« garderait dans les

ï***ince le nom de royaume de Saxe'. C'était le

ne LK COLORÉS DE VlEy^^' ^ iâl*

conquête, et de fa^irc^ revivre le principe sacre ae ^ ^ la

d'où découlent l'ordi-e et la stabilité... " Pu»*» P* ^^

déclarâlion projet t.^e ^ il demanda quand 8'^>»»^^^^^ ^ p ris féreDces du cotmgTèrs géoéral, auquel, d'aprè«l« traite '^

devaient participe? r Ic^s représentants de to^^^* *^^ ^^^^ ^ engagées dans la guerre . Si les puissance^ ^x^^Va^^c^"^ traité devaient a^somer le rôle de directri^^** leur tallai au moîû» un mandat, des autres, et ce mand^^^ °^ pouvait eUe donné que par 1^ congrès. • Il y avait des irnesures (\ue Ae ministre, san^ responsabilité pouvaient hkC^if ^«^^^^ ^^^P'^^ mai» lord Casll^r^^^i^ et lui étaient dans un cas différeaL . Caallereagh a^o^a * que ces réflexions lui érr^/ent venues à Fcepril^line csoràv^ il fallait bi^rt

''«rsation générale s'en sui%r/ 1.

*î'»e, ce jour-là ou tout autre très procbaWf

. . I *^^ ■ Talleyrand avait préparé s&^ (j-giis et Met-

termch en devait^ ' '^ '^ . o «/^y

onparlàtde Mur^^^^

11^ éprouver toute l'acuité. C'était une occasion de revanche oom^t-.^ . ... . *t "" .

^«„t..- ^"^tre ce rival, qu'il avait conau à Pans si mince courttaan <.• ^ . , L*. vt

retrouvait à Vie' " '*''''" " ''''""' ^^ d'É^UiV, eV ^wA

nistre de la oo Jl ''^ ^^ ""^ personnage de « pre. mier . miportait la sai^i^ ^«^^on, si hauUin, si éloigné dui yoi/r £>d il avec Caroliïx^ ^ "^ ^^'* de Rome' et affichait ses galanteries ses intrigues ^**^at. Talleyrand connaissait par le menu

et que Mette r* '^^ ^^Ue belle princesse folle de sa coutouixe, insolemment. ^*^l* abusait avec Unt de perfidie ap^ès avoir si montée povir ^ ^^^ ^^^ faveurs. Il connaissait la machine avcnlures, €2^^^^^^* '^^^ Murât. Il faut se rappeler ces menues ge pas&a t*e \^ ^^^ous, pour poùter tout le sel de la ^ cène qui Quelqu^^^^^ '^•

t^t-ononça le nom du roi de Naples, et il enten-

1 Voir t. V||

M dt' Meit^,

tïl

'^Ifi t?" ^^ ^ Saint-Cloud en 1810, « quand il portgi^ ^^ '»"' i^^p^ ^' ■ * ^•' •*' ^«*1« alort -. Henri Beyle à Balzac, S.O octobre h 1 ^^^ ^«u et bienveillant de Motca... Le reRard av-^r H'^''^

3iS ïE Cai?îC^l%ÈS DE VIENNE. — 181*-

rèdigea une note qu^il csnvoya à ses collègues d'Autriche Espagne, Grande-Brotixgr^e, Prusse, Russie. Il y soutint qu< les huit puissances sigf nu t^ires du traité de Paris étaientseule qualifiées pour préparé!- le congrès; que ce congrès devrai se réunir, ne fût-ce cfta^ pour vérifier les pouvoirs; qu'ensaV on pourrait se diviser ^n oomités.

Il se rendit, le meirrt^ jour, chez l'empereur Alexandre et le trouva fort irrité d^ 1 i ntervention de la veille. H aa«it pu être gêné en pw-é^^n^^ j^ ^^ • ^^^ pour lequel il avait. àErfurt.etdepuis, t^^Hi son maitre d'alors, Napoléon; «'^ec

"^^Siière à la restauration de sod "Ox^ ^

ïT^ais cette collaboration à des attaires ^«3f ets communs que Ion avait Aesot-

qui il avait travaillé nouveau, Louis XVHi û diverses, tant d^

, , ., "-^^-^reis communs que ion o^«- - .

ma., un mleret corr.x«^„ ^ effacer, le mettaient au coa»ra«e à 1 a.se. Alexandre ^t T^U, j 3, lèrent comme *»^«««

s'étaient connus qiacï j ^. -*, . ,> . i j , ^AtaKUsô^^^^^ , , .k;^ ^ ^lUe, à Pans, lors du retabhS'^

de la monarcnie en \:^^^ . . , i » ^%.\ouû\

■^ r^n^^ wx^Ai,,^^ /Ia la restaura-

i, ^ 'r^iice, prélude de la restaur^^ .

droit pubhc en Eiat^on^ ^ Fr*:iuuc ^ ^;^^,^^ S\tVÇj\V-

t^ 1 . 1 ^ï^^> ce nui amena ce dialogue

er ; ^ Parlons de Y\mr%^ ^^ ^ atucu u ^ «^ve

, c ' ' - "^os uffaires dit l'empereur. Il 0^^^^ H

nous les finissions i^i __ r^ l ,' V Vr ♦ vi - lé E"^^

finiront proo.pte^^r.t^, "^'^ ^^P^"^ ^^ "^.^ "^^l^:^^^^^^^ f porte la même uoUlj;^, "' heureusement si Votre M-ie^^ J celtes de la Fraaee ^^^^^ la même grandeur d'àme. ^^^^^^^J convenances. — ^^ ^"^^^s il faut que chacun y trouve

jWupe. - Votre ^^ '''''*'^ ««^ droits. - Je garder rat ceq^^ Icfîitlmement à ^\\^ ^M^^té ne voudra garder que crequ'^J puissances. — J'i ' "" Je suis d'accord avec l«s 8^^"

ivinfï de ces puU^^^^^^^ ^i Votre Majesté compte l» France ao voulez point que ^» ^ ^^' — • Oui, sûrement; mai» si vou^ dez-vous? — Je m Z^*^*" ^^ouve ses convenances, q«^P^^^ après. — Les corix^t^^ ^"^ ^'^^it d'abord, et les convenances

lanRnge, Sire, n'ç.^^^^"»ice8 de l'Europe sont le ^rû//o.L.i.r k désavoue, ; ^ ï*"s le vôtre ; il vous est élrac^^/; ^^^^''''''

je le répète, les cot^^^^'^'^f .t»

se

l'Jiiiropc sont Iç. . ~~7^ ^on,

co.Urelcslaml.^i/^»^- " - Alors Talleviand se ^^^^^•^^"''"

^ lamentant: «Europe Eu ^^^'^^^^'" ^^ -Alexandre. agitaufie^V-^*'^"'^

reuse l'Europe \ ^^

;)90 LK CONGRÈS DE VIENNE. — l«l*-

monl, à se confier À la France, bien plus, à lui demander son concours, Castlereagli et Metternich épuisèrent tous les moyens de con -vaincre leurs alliés et de transige'" «^«^ ®"^" Gastiereagh composa, le 4 octobre, un mémoire «"^ il s inspirait manifeste TTient. de la note que Talleyrand l^i avait fait passer le 28 septembre. Il concluait au statu (f^o ««'* en Pologne. Peut-on supposer, disait-il, que l'Autriche «t la Pru«*e soient entrées dans ralliance, aient traité à K»»»«^^ et àBeichenhach « poxxr le seul agrandissement de la »U8%ie, et cela en détruisant iç^^^s propres frontières et en laissant ainsi leur* capitales e:»:posées et sans défense » ? Qu'on ftt de la Pologne une nation libre, un État indépendant ce serait une œuvre JUS e -, mais on ne peut, en la donnant à la Russie, en taire - un iwAstrnment militaire formidable . ; donc. • «^«**^

l.m..temD« -''"'^"'«^ent militaire formidable . ; donc. • »""" cheurire.?'"^ ^^ ^^i^-^^ Impériale tiendra à ce p^^^'^^ to^'ûtuttU'^^T'*''" qu'aucun plan d'arrangeme.»^ pourla ;,„p . **^ 1 Europe puisse être proposé ou qn« '« P'^

» ^ grand effort de sous-entendus, malentendus,

recon.htut,or* de l'Europe

Cepeudant^T'"" *'"*^" et équivocjvie^ ~L »''*•»<* «ffort de so

de déclaruti «^l^ancellerie, Gentz avait é\aboré Ui» pïoi«^

que « les ci ^, ^^ f***P«ndant l'ouverture du congrès jus^/"'^ ^^ suffisant pçj ^^*^»on8 fussent parvenues à un degré de maturité traité de p„ - *ï**® *® résultat répondit aux stipulations du oongrès s^r " ^^ * la juste attente des contemporains » . ^® convoqués / »>n8i ajourné au 1" novembre. Les ».r furent Talleyr^i^ j f ^octobre, chez Metternich pour en délibérer, conféreiiç.^' '^^vité à s'y rendre un peu avant l'heure de la de 'ortteiie^ *^'"ouva Metternich désireux de le faire parler, à flen^ançj^ ^^""toutà quelque imprudence compromettaute, tion sur cjuel^^^**^*** chose, à accepter au moins la conres»"*' •' "'y en ava?^-^ o*>jet d'intérêt particulier pour son maître, l'affaire ^e ji '^'^V «n eut jamais qu'un, et il était illusoire. »>*'" à déirô^^ • On savait que le roi mettait quelque pas- '^tait '^^'' ^urat pour rétabUr son cousin Ferdinar^cJ P^litio^ '^^Prendre sur le caractère de Louis XV/^V 'ï''^ et 8»,r ^^ ieoce. que de le croire ca^^^U

Mais

coopmoio» éloigné» c^^e vous ne pense»- ie 'wowp«>«'^^f''<^

la Pfu.»e n'aura nî Luxembourg ni M^^^eace. Jàm ne dési-

ront pas plu» *jue vous que U Ras0:/> /^grandisse outre

mesure, el quant à Ut Saxe, nous ferons ce qui «cra en nous

pour en conte r\'er am« w».^- ^-^

f^ , ^*" moins une partie. •

Sur quoi on pa-.»» ^ la conférence. T-iiieynind accepta le proje» de Gentz ^i i^^ conférences préparatoires à tenir avant

I ouverture du coi»«»»a • •. - -i .. •« v j' •<

1 • ,,""S^es, puisque désormais j1 était sur dj être

admis, cl quel on v^-^ • . . . .,

., . ., j *^^**onçait à tout réffler d a-«^azice entre tfuaire.

Mai« il detnanda ^ '* • .

du congrès aurait 1^"" , ** * P'*'^"' ^"* J'o«rert««

. Il sera fait con* *" novembre on ajoutât ces mois

Celte proposition **'"*^™««* «"» principes du droit public «emportèrent A ****^*®^a "»« tempête. Les Prussiens surtout sourd, se leva f****^ indignation véhémente. Htsrdenbeiig, très parole» entrée^ ^^pP®***^ *"«" *« table, menaçant, proférant des c'est inutile P^es : u Non, monsieur !... le droit publie?..-

répliqua Tali„ '^^la va sans dire. — Si cela \^a sans dire, Humboldt Cri» ***^' *^®^* *™ encore mieux en le disant. »

que vous y ê to ^***8i : « Que fait ici le droit public ? — Il fa»'' comment, j^ T" 1 *- ' *"®P<*"dit encore Talleyrand, qui ^e ''app*'^'* d'Europe, q^ **•» la Prusse avait failli disparaître àe la carte

fois satisfait ^ ^""«agh le prit à part et lui demanda si, une leyrand lui j '^^♦^ article, il se montrerait plus fac?»!® » ''^*^"

il pourrait os»J^^**^"' ^ ***" **>"'^' *^* 1" *" *® montra*** ^^^''^ Casllereagi^ ^««"er de l'Angleterre dans l'affaire de Naples. parierai à M et r**^** *** l'appuyer de toute son influence : " ^'®" matière. __ ^*«»^«iich; j'ai le droit d'avoir un avis su< ''^"^ donne. « ^^^^u» ^d'en donnez votre parole? — Je v^^' '*

^'''"sul '^"* ^'^t ^^""^ *'*"''®* *** '*^^**' **" ^"'* P" "Ht '^'^ûe e resu ^j^ «-^^ I***cée quelques lignes plus haut : «Poui^ **"*

Inlionsdii . r*^lfcH« -. . • .. j i •• • i- i /^"^"

Talle *~«i t - ^^ principes du droit public, auxst^/^

faible t\.

Zn LE CONGRÈS DE VlEN^k. — ^^^^

et c était par et celle de Sqijclo ne seraient pas résoVueft,

approches soiiterraities, par miaes et co»*''®""'*^ , »^

battait autour de ce labyrinthe. Ce travail " "'^J^j. ouvrir plus large la brèche de la coalitioi»' Caatlereag ^^

ternich font caixi pagne commune au sujet de la Po o^> Mcltcriiich, n'osat-it pas se mettre en avant, ^^'^**'' ,? „ ^. D'autre part, les I*russiens, sûrs de la RU8^ "^^ ^*"' ' "^^*"' "•' Saxe, puisque le tsar s'est engagé, le 28 septembre, à leu remettre ce royaurr^e. cherchent maintena ^ ^ ^ »« *^^'^"*** de la contre-partie, lattributlon à la Russie c^^ à^nchéde Fa sovie, surtout du pays de Posen. Ils tenter^^ M^« <«"'«'^"^' secrète du coté des Autrichiens et des An^/ais : il« recon naissent le da^g^r d'établir les Russes en JRaloffne; iU insi nuentques. on Ie«r donne la Saxe, ils seront dB',>^^^/,^^5/^/> al Autriche pour contenir la Russie'. Castler^»^^ et MelteriHch fiaient Ii-ot» o„:^- . . i ^

„. f a\ ises pour tomber dans le t)ièce. Soupçon-

nant quelque ac><-.„ j f *'©*'• ^ ^\

tlereagh répon^^^^''^ ^^^^^ «"'^* *« P"-"*** «» '« ^«*^^^' ^.^

^^axe 4 la Prusse à la condition €0ue )a Pruss ^n compensation d'acquisiti ons que les

pose

ne la reçût p^ii^t

Russes feraient

demanda u no t, ^^} ï*ologne. En même temps, GasUereagh Alexandr^^ ^^^tence au tsar.

L entretien ç. ï^*^*^ les devants et se rendit chez C^^Ûereagb

Casllereagli ^^ P^^Ur suite une lettre et un long lué^moire qu

le développa *^^s^a à Alexandre le 12 octobre, et <jui étaient plénipotei\tij^* *- de son mémoire du 4. 11 ajoutait : « Les

l'Espagne, ^^ ^^ ^^ la Grande-Bretagne, de la Frarace et de {jrandii et p^|^-^\ ^^^"^blement ceux des autres États de l'Europe, projet. Dat^^ ' *^*^t la même manière de voir à regard de ce

Votre Majost ^ l'^eUe fâcheuse situation sera donc TEi^rope si est Jétermiï^ s. ^^P^^iale ne veut pas renoncer à son p :^ojet et contre l'opi^^j ^ ^ prendre possession du duché de V'^rsoviV que nouH 1^ ^ ^'^ S^^nérale ! . .. « — « U place la questio/r ^^^^^ ^^^evoiis, écrivent les plénipotentiaires h^g^^^^^

^^' ^Vj^^ ^^'^^rnich, 9 octobre, communiquée à CasllcrcaçK M^

896 LE CONGRÈS DE VIES^e. — ^*^*-

estimons à quarante millions. » Une foi», '^ ^"^ échappa < dire : «Ah! s'il ne vous était resté av»cune vue sur an gauche du Hhtn * n

Alexandre s'impatienta. Son ambassadeur à Pans, Pozz mandé à Vienne, apportait l'impression <!"« 1» ^**^^'' "^.^^ pas en mesure d'agir; l'armée n'était pas S^^^^^^''^^'^ '^* nisée, .nsuffisanie . Donc, tous les propos ** ^^"^ ^' ^"' rand néta.ent que manèges et fanfarot^^«^e« ' ^1«^« engagea le rot a© Prusse à exécuter la cor^^eï^^^o^^ *<^"«' 28 septembre, et à occuper la Saxe. Puis W^^soader

Il A ^^^ cette affaire, se montra i^^traitable. Al(

al le manda cîHo^p- 1. ■ . . ^ i

séduire; toiit^f^f V^*' espérant le mater, le confondre oi pour «on amo« t^^l Préférait le premier mc^^^en, plus flatt LV^nlrevue eut li ^^"^^""^^ ^^ P'"» commode ^^ur sa poh'tiqui trophc à la Ncin^r^ ^^ octobre. Elle débuts ^^^ une apoi

royaume de j^^^*^<>n- « A Paris, vous étie^ de l'avis d'n\

chniiçé? î^j ^Sne. Gomment se fait-il que vous ayc

s'agissait du ^^^ , ^7*^' '^*^®» ^^^ encore le mêm^. k ¥at\s, alors commo -^ ^'^'"^sement de toute la Pologne. Je vou) il s agit nrairtt *^*^*^*rai8 aujourd'hui son indépemdance. Ma subordonnée ^ ^^t de tout autre chose. La question e

la Prusse er» ^»^ "^^ fixation de limites qui mette l'Autriche (

reste» j'ai a^^^j ' Elles ne doivent pas être inc^M^è^^^-^

Ton m'en ^Ki^b ' . Sommes dans le duché de Varsovie,' q

consent. < . j -j ^ " ^^* donné la Saxe à la Prusse, l 'Autriche

le croire, t^^^^ ^V^^^^ ^* TAutriche y consent. J'aurais peine

de l Auiriel^^ ^ ^ est contre son intérêt. Mais le cons^ntemei

appartient ^^ P^ut^il rendre la Prusse propriétaire de ce qi

pas, ilser^^ ^o^^^V '^^ ^^^e? — Si le roi de Saxe ix'abdiqu

déjà mort. ^ F^^^*T^**^ en Russie, il y mourra. Un autre r-^i y e

delà ^**^loçj^^ ^® ^ près cette allusion significative aux {►^rtagc

« Je *^roy-^j^ ^t à j^^ g^ ^^ Stanislas Poniatowski, il ^^prit

parez ^*>vij^^^^ ^ la France me devait quelque chos^. ^^^

fllsl d"^* ' -"^ ^^ ^^ principes. Votre droit public n^^^^ "

^s®^ * e tovi^ ^ ^^»s ce que c'est. Quel cas croyez-vou^ ^ ^«

^ Parchemins et de vos traités? » C'ét^/^

3t8 l-fi CONORÈS DR VIENNE. — iSi4.

qui auraient pu parailre «^vtraordinaires, même à l'égard de ses serviteurs " . Pour coiuble de disgrâce, Metternich éconduit de la sorte par le tout-p^ig^^j^i^ empereur, pour avoir essayé de sauver la Saxe» se vit accusé par les Allenaands de livrer ce royaume par complaisance envers la Russie. Il eut un moment de trouble et parla de se retirer. Quanta Gastlereagh, le tsar lui adressa, le 30 octobre, une lettre, accompagnée d'un mémorandum, rédijjé par Czartor^'ski ; il y discutait, point par point, le uiémorundum anglais.

On atteignit ainsi la fi^^ d^ octobre. Tout le monde s'alarmait, tout le monde récUnci^it Vouverture du congrès. Tant dVfforU aboutiraient-ils à. . »^ a ..^^

des sanccs

llut bon yre mal g^^, e^^enir, pour occuper le tap.s. à exped.er.ts ^c proeèa^xre Le 30 octobre, les huit puisles signataires du traité ^^ ^ «. réunirent chez Métiernich : le Portugal et U S^^/'" nt reprU les places auxq^elles elles avaient .^oit, ^tZ T^Ve^Y^^^J- ^ "» «=-?* de réserve prêt à sout<x,,- *" ^ «tait, avec ^'^V b

des,ue.tio'ns graves ^t^'" '^^^^«Y-"*!- ^^''^'""'^ ' Ce rie

ti«iresTsÉtal.ciui l;:.'^,^^^ion des pouvoir» d^'/^-P^^^^

sion tirée au sort, et fol^'^^*" député au congrès- ^J"^ ^

de la Prusse et de l, l"^^^- ^«^ représentants de 1 Angleterre

pouvoirs. Une di.eu«^'"*"^«> fut chargée de la vé"fic*^«>; ^* v«i.ent..e des 00^^,^-^ ^. l ,, réparUUon ^uj^

des /.«.,- ceux-ci, ,^ t\,^'^^ ^«-«ient dirigés par «ne d«^^.,. raient d irUerméai^i^^^-e de p^Usances -tervena^^^. chaque affaire, ^j ..^^"^^tre les puissances m «r-s^^^^^^^^ congrès en --^bl^^'^^^t p^, Jj^le, en effet > re

„,entd.pon.at.^^^ tt^^-'^ière et de le i^-^^^^^^'Iat c'éui. soulever la ,ue.,i^ M^x. Proposer de répartir le trav-'^^,,, du roi de baxe ç.. ^ P^éi.^^- . „ j^Usion des eu :

de protocole ea^ ^- ^^Uv .'^^^"^ ^' ^ " I^a ^e tra/ne

^^i t ^« ^ • Cependant, pour le» ^^^ jvai

^^ formèrent peu à pe"- ^

^09 1,E CONÇUES DE VIETSISE. 181*..

firme : • Un prétexte allégué en fa.-v-eur de la réunion de la Saxe à la Prusse, c'est qu'on veut, faire de cette dernière une barrière contre la Russie. Mais les souverains des deux pays sont unis par des liens qui fout <|ue tant qu'ils vivront tous deux, l'un n'aura rien à craindre de Vautre; cette précaution ne pourrait donc regarder qu' un avenir fort éloigné ; mais que diraient ceux qui appuient avec tant de chaleur le projet de réunion, si, témoins de cet avenir, ils voyaient la Prusse s'appuyer de la Russie pour obtenir en Allemagne une extension qu'ils lui auraient facilitée, et appuyer à son tour la Russie dans des entreprises contre l'empire ottoman? Nor seulement la chose est possible, elle est encore probable parce qu'elle est dans l'ordre naturel. » Le fait est qu'elle advint el que l'Europe en fut bouleversée. L'inUmité des sou vennns passa des pères au3c enfants, se continua entre Nicolas frère d'Alexandre, gendre de F"rédéric-Guillaume III, Frédé rie-Guillaume IV et Guillaume l«, fiig de ce roi, beaux-frère de Nicolas, Alexandre II leur neveu. Elle conduisit la Pruss à réaliser, à dépasser même ses rêves de 1814 : la Pruss augmentée d'un tiers, i>ortée à Vempire d'Allemagne; l Franc, démembrée de T XU^^e et de la Lorraine, I866-18T( L'allinncenepnthnquociuand, en 1818 la Russie ayant con quis, en Orient, sa part, l^ t^russe iupea opportun de rompr ,e pacte et. a,..j reçu^ av^e suraboUance>ayaat plus n. i\ recevoir, d obliger la lin^^;^ .

Tout le monde parl^^ «^aUer»»"^' ^''

d'étouffer la rumour, ^^ <le guerre, et l^^^^^-^p^us

faire le vide autour ^j^ ^ ? ï*^Seait. On ne ci» ^^^\tm .devait ^^*- A^lexandre alors Pc, <je < ^^»-tre fin aux maï»*^**

qu

1, crovait-

4ion&, i! transîg^erait devant la crainte d'une guerre générale. Au sortir de TiEucIience, Talleyrand connut la prise de possession de la Saxe par les Prussiens et Tétrange façon dont Metternich et Castloreagh avaient été joués par Hardenberg. Ce ministre, preixîiiit leurs propositions conditionnelles pour un cofiseiiîemeiit sons conditions, avait transformé en une ^^^" ri$atîon définiii^-e d'occuper la Saxe loffre de donner ^^^^^ autorisation si la Prusse se liguait contre la Russie, eit^ -^"^ proclamé ce oooseolement en forme officielle. Talleyran d les trouva, Casilor^agh surtout, fort irrités : le rôle de — idupe n'étant point d^ ceux qu'un ministre anglais ait bonne gK^râce à jouer devant le parlement. Mais il ne se dissimulait E^oint qu en cas seulement d'absolue nécessité militaire, les Am.^lals se résigneraient À rompre le pacte de Chaumont. Alexar^ ^^^^

de son côte, se t^>.» . i. * u« r^^^

" tourna aux prévenances et dépêcha U^^^^

rvsKi vers Ta 11*^^—^ j . ., . . i a««^

,'' . , j ^yrand; mais 1 émissaire, comme le tsa^^ ^^

ornai a e ^^^^^^ paroles et, sur ce chapitre, Talleyt-^flrf ne put jamais ^^^z . , , ♦ .

^^ '^ , écrire rien de plus précis que ces mots, fe

20 novembre - ^ » r r t

tiondeserap|>V^"K ^y^'^""' Alexandre témoigne Imienrait pas voulu I.o^^ ^^ "^"^- " ^ouis XVIII, du reste, n'au-

fois surnager X^^^l^^"" P*"' '''''' '' " ^^ '''''' P"""' ^^ P'^""*"'' 26 novembre. ï ^ ^ "^lées de justice, écrit-il à Talleyrand, le

et, en politique ^"^P^''^"'" de Russie a fait un pas rétrograde, inier ne fut le l *^^f^™^ en toute autre chose, jamais le pre- ^i^ier. Ce prince se tromperait cependant s^"^^

* On n'w (rntivé nufftje et la Hrua»^ ai^ J^ ^f^ aucune preuve ni présomption quelconque quff h accroi»iement de lei-^îto- '^^ ^' ""^^^ '«^"^ «•P*''®'^ ^ ** P»^'^"*^*' * ^'^°"*' "°

XVHI, p. 63Î* r , ^ le,r^ f"*"" "* •^'^« gauche du Rhin, ainsi que rafiirrae Tbiers, comme .urïi^Uhit* il ^,^''^'« «t Frédéric-Guillaume... lui euwenl tout offert et, «urai.nl ronccdé dc^ ^.^ Z ''7*'' ^"^ Je. intéréU anglais ou autrichiens (?) ils août jusqu à h guerre, H ^^^ ^.^te ce que nous aurions voulu... Le conflit étant poussé

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de Ja rive eEiui^licw , *'*co/if^»#^Ai . . , • • -

& .-'**^ «1^1 »^» . *^*'^«>«« q« on nous aurait rendu u'ie partie ûumoiw* tejraiid, une id***^ ^^in. . . q»»i ,

* ' ^^ ^ ;3t è **Ollva PC

aurait consenti tt ., ^^^aonr»»*» ^» . ..* .

^ , écrit Lytton Bulwer, Awfli xur rfl/- ^*-*iata^n^*"'® ^*®*^ celle-ci que la Prusse ou même la Russie **-& all-A^*^ . France sur le Rhin... •• C'était au contrairet

ChaumoQt. Ce r,^'^ "^^Puil Lr'^""''^"' J*'*"*" "^^"^ ^^ ^"' "^*'^ ^°''"*? *" *"''? f

CLD : Le ro.^^j;'*; Ue ditl ^'''* ' ^'^^»^ "" "''^^**^ fondamental du traite de

./«5* <^*? p^.^**cu8Hion rétrospective a été élucidé par Albert Pi»-

'*»*c et /a politique de Talleyrand. Revue historitiue,

l'article sur leqtjeïl toufl leurs act^orcl^

l. LXX, mai IBO^A

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