‹ L'Europe et la revolution francaise (volume 2)Chapitre 68 sur 103 · I^OI · texte numérisé non relu

I^OI

I^E CONGRÈS DE VIENNE, —un.

désastreuse, un péril politique et social potMr chaque monarcl

et chacun ne continuait à en menacer le» autre» que parc

tenance, pour les contraindre à céder devant une combir

son de force» qui, sur le papier, rendrait la Jutte trop iaégi

et justifierait l'accommodement. L.e8 militaires prussiens $<

faisaient, avec arrogance, et peut-être avec sincérité, blanc

leur épée , mais leurs diplomates, plus avisés, tout en se m

trant int.rait^il>les sur leurs prétentions, commençaient à i

cuter sur les moyens d'exécution. Bon grré, mal g^ré, ils

devaient, -verkir à composition. Des notes s'échangèrent dui

la seconde partie de décembre. Tune, entre autres, le 19

Talleyrand à Metternicb, destinée au public : il y rappelait

fort belle forme, ses déclarations de désinléressemenl

annonçai-t cette concession importante cjue, le roi de i

étant rétabli dans l'intég^rité de ses droits, le roi de Fra

serait le premier à Tengrager à user de ce« droits mêmes p

abandonner À la Prusse telles portions de ses territoires

paraîtraient, nécessaires au rétablissement de la Prusse

moyen <i'é<iuivalent8, dans son état territorial antérieure 18

Les I*ru»sien8 argumentaient avec ténacité : on leur av

disaient-ils, promis non seulement rétablissement, mais an

dissement; on pourrait d'ailleurs, ajoutaient-ils' transpo

12 sur ,"*-' ^' "' indiquaient «ne partie des territoires

Moselle pour 7 ^t^^'n* ^" ""'J" ' "T ^"°'* ^""^ *^P'^»»<

poste av^n^' T"'^ "' prendraient pour eux le constac

çaise. «on ^^^J^^^^^^'S^^^^^ 1» pointe sur U frontière f

les alliés «t *** Y tmssent, mais parce qui,, pe„,^i^„^

article > . a l' ^""'r' *^^ ^"8^"'*' "^ céderaient point sur

attribuer ti h""!'*' ^oy-^ <!">» «'«"-«rait pointa'

renoncer ^" ^^^''^ ^^ ^«"ovie en entier, et "il d

battu cont J ^®^'' ^* r Autricbe la cession de la qZ ■ ^'

polonai«r^^'^"^««t par les Busses mêmes dan?''' '

P • ^^^''^naença de s'en décourager ^ ' '°" <*««

'Meuer^î^,^ ^ ^^ Combina

16 décembre. i*tI'**°''"^'Tï. 10 décemWe "W. ^.

ch. IV et V , ,^ rt .^'^M'"'''^»'' » et 1« àkc^hr^. Voil ^*W » A)«, «ï-on.t,tuUon de la pro««e — Alh*^ p, ^"««E», t. n ,

406 LE COISGUÈS DE V lENNE. — 1814.

1 Eurcipeatlenclaiit- d'^^an. ambassadeur angolais; il dilque Casllereagh s'en ét^iit. éoeirté depuis le commencement des négociations; que oet.t,e oonduite ne resterait pas ignorée ; qu'elle serait jugée en A^x^grl^ terre, et que Castlereagh en subirait les conséquences ; il 3^ plaignit des complaisances des deux Anglais pour 1^ F^rosse, et finit par déclarer « que s'ils voulaienttoujoiars êt.re les hommes de Chaumont et faire toujoun de la coalition , 1^^ France devait se retirer du congrès » ; qu'i neresterail pt^s v]ii^ jour à Vienne si un plénipotentiaire di roi n était p^^^ appelé dans la commission. Stewart rapports cet ulnmaitswn ^^x ^i^a/re, et, malgré les Prussiens, le Françaii fut invite. "

e ni o ^3 <léoembre. Le soir, Talleyrand et Metternicl

»ur 1 ordre et la nature du travail. Talleyranc

propo qi^e le» évaluations fussent faites d'après la popula

lion, et que l^^ --^^ , . . , • 1

rapport de 1 P^P^lation ne fût pas évaluée « sous le siraph

la qualité « ^J^^^^^té, mais aussi sous celui de l'espèce ou d( sans terre .* ^^r, disait-il, un paysan polonais sans capiUux

ligne qu^un U^^K" ^'^^^^^'"^^ ^e doit pas être mis sur la mémles plus ferui ^ ^^^'^^ ^^ *^ "^^ gauche du Rhin ou des contrée nich en tortx^^ ^^ ^^^ P*"^ riches de l'Allemagne. » Metter dinslruciiorxs^ ^'^ccord, coucha sur le papier, en form tique, et Itx ^ * ^^^ Propositions de haute anthropologie poli représentait j^^^^^^^^sion se réunit le 24 décembre. Dalberg

Elle siéçj^^^j ^«-ance.

enqueUjui^ ^ ^ ^^, le 25, le 28 décembre. Mais elle navai dea honitTio*. ^'^^ ^^'^ débrouiller la matière. La distribulio

encore, l^.^ «^li- - *^^® terres se préparait à côté, et, celle-l secrel, dui^^ ^ '^* essayèrent de la régler à quatre, en gran cetnbre. j^^ ^^^ «Conférences qui se tinrent le 29 et le 30 d( Saxe sur j^ ^^ ' ^^ardenberg proposa de transporter le roi t

mais une p^ t>ti^^ fauche du Rhin, où il aurait non plus Boni bourg. Il réol ^^*'«»c»en archevêché de Trêves elle Luxen n.owsky dè^^^**** la Saxe entière pour son roi. Le 30, Rasoi la Prusso r^i^^ '^PPa, au nom du tsar, un projet d'ensemble

■^Teraii Posen et prendrait la Saxe entière; 1

«08 LE CONGRÈS OE VIENNE. - i8l5.

C;était le triomphe de Talleyrand; il écrivit au roi - .w €oalîUori est dissoute.., L.CI f ■**. -^^^ „^„^i i ■ i. »^ '

, , "^ "^^ncen est plus isolée en Euro^-.^ Votre Majesté marche de cz^r^n^^^i « j i , ^^ye..

'* . . concert avec deux des plus ot^:^^^^

puissances, trois Etats Jim ft«.^ j i . i - . ^^^^/lerc

S . ■ . j - second ordre, et bientôt toi-^^ i^s

Klats qui suivent d autres rv»-;„ .. j> .

- 7 . . . Rï^iiicipes et d autres maxime^^ crue

les principes et les maxiiTi^s. ^\^ • t^.i ^ .

, , / ' i t . 1. "^** revolulioiinaires. Elle sera, véri-

tablement le chef et rom*=^ i - * «

Atji- ^ »^ ae cette union, formée pc^iir ia

derense des pnnciijes Qn **li^ ... ^

P'A..* i\ ^**«^ a ete la première à proclanner. ^

il était une politique^ \^\ . ' ^ .

» r ' \i ^^^'Jsieurs de ceux qui Font Je pl««

vivement critiquée, du t-*,^ , , 4" * " ,, «^

rl«n. 1. ..,;#. tL r.K, ^ '-^"^ps de la Reslauration, ou 1 ont, clans la suite, le pius v-nyr^^ .. . ^# ^

lion/comme confL^; ^ .""P^"**""' ^'^" *°"" 'n 1^ >i l--rance, d'en faire hon,^ ^ politique traditionnelle ^^^ ^^

d'en déplorer, rom.ne «„^ h"^- /" Gouvernement de JU^^^ce. l'abandon sous le secoua ***^ 'action aux nilcrêts de la P^

Ce traité produisit i^- ^^^'^^^' C'en est la jusUEcatic» «concerléderA.itrich^/^'*^^^'at«me'>t ses effets. Le I«* !!&«&< démontra leur accord ' ^ 1» t;i-aiide-Brclnf;neelde la ^^sTanc* pour convaincre. Les i^ ^» *es ri eurent pas besoin de ^^ ^^^. laieiit absolument \^^\ ""^^ssiens résistèrent encore', « ^ ^^ i vieille Allemagne. Oii a^^***' tenant à s'étabVir au •^*"^' ,^vve mais, dès le 5 janvier '^^''^« «ur les chiffre^et sur \e8 V^^^^».n> de guerre avait '^\.y.l^^'''\---^^^,^^ put écrire qu^J-^^ ^

rentrée du parleirien» * *^'^''»'t rappelé » ^ , ^^i

' et il » - "^ rter 1* r

eu 1860, — avfc ïe disc-ft,, ^ T lii*i.*.c. r -ifi O'*^' ^^-^ ^

.M déjà loulc r,ilc. pa,. «^'«so,.. '""« tS66 : » I' :,.»ncc» «"^ .^^

détruire : ce.t l unio,, ^ M^-^,, ^"» ^'ol« Il y ^ d^i.* f ,er."""* "*".»' r

refaire pour II

que Ja

pour ^ïi ijnn fr;

4i0 t.E CONGRÈS DE VIENNE. —1815,

en deux morceaux disparates, séparés par des Étate rivaux méfiants, vraisemblablement hostiles, en cas de guerre, 1 Hanovre par exemple ; enfin, on l'exposait en pointe du côt de la France, la première à recevoir les coups, sans avoir I temps d'accourir, et menacée surtout de subir la cooquét le jour où la carte pourrait être remaniée au profit de 1 France. Au lieu de la Saxe luthérienne et, encore que fo. anl..pruss.enne , assimilable avec le temps, grâce à la coramu nauté des mœurs et des intérêU, on donnait aux Prussiens de Rhénans catholicités, plus imaeinatifs, plus mobiles, qv avaient tate de l'administration française, qui tenaient a Codecv,!, che» lesquels la France avait laissé de grands < v.fr souvenirs. Ces Rhénans étaient d'autant plus portés ^e,

lalranceque le n^„ , conservant le Coc

■ I ,„,„.- nouveau (gouvernement, conserv»

cml, ffarantissant 1^« » - j k-.«<; nationaux, fav

-;.-;♦ ri^„i- '** acquéreurs des biens ni""

nsait I liglise catK^i- ... i;t;rtue de pai^«

leur offr„U uin.^u"'"' P™"!-''' ^''TcLl'avaient ™„ . '*' avantage» qui, depoi» '« ''''°

Tunes !:.^^:^^ V^ '^^'^"-' ' '> '- affranchissait des cba^

C'est un .^**a»ent à la fin de l'empire. ., . .

France. oV"^ ^^^ -»*oses que l'on ne considéra- tpo», placée là , e ^^"^ait voir qu'une Prusse hostile et ag ^

veiller sur V ^^^^^S^^^e de la coalition, par les Anglais ,^, reproché ^^ ^f^^^^^^agne et sur les Pays-Bas. On a beaucou qui aurait r. ^^^^Y^^nd de n'avoir pas appuyé la proposiiic don du priV*^*-^ le roi de Saxe sur le Rhin. Mais outre l'abai de Louis X vT**^ *^"' *^'^ *<>"^« *" f*''"*^^ et toute la politiqi en AUerï^^ ^*ï' outre l'inconvénient de concentrer la Prus Rhin, la ^^;'*^» on oublie qu'établissant le roi de Sa^c sw tion su^ ^^^arxce aurait dû renoncer, à jamais, à loutre pvéi son clie m ,^^'"»'itoires. Elle se serait trouvée avec ^e pni f ' "" Pouv ^^*^P*»*»li««oùelles'esttrouvéeavefclaBaviè

^« P''.«'^^ou^^**-/ »a fois pratiquer, en Allemagne, ^'^f'' rr^'-t^-n^' ^^^ Étau secondaires, et gardl V*^^ '^^ aula'^"' ^«th r *^^ dépouiller ces mêmes Éta,; ^^^^ «"tanta^ fatri^^^e. eût rencontré à l'assixnilati:^ desRh

**-^s que j^ p^yggg y rencontrait a.' •^''«""''*

LESTRAITKS 13 E VIENNE. — 1815.

ciotion, assez obscure, «ï'-^i s'engagea à Paris, auprès du roi

cnlre Bombelles, envoya de ^Nf etiernich ; Blacas, confident d<

Louis XVtU, et \Vellinfjl.on, qui poursuivait dans Murât 1(

dernier lieutenant de ?^^poléon et désirait g^agner à TAngle-

lerre» avec les Bourbons de Naples, une station navale dans h

Méditerranée, \Vellirigt c3n «irriva à Vienne le 3 février, poui

remplacer CaàUere a çjh , qoi partit le 14. Il déclara que h

France serait, au besoin, en mesure de contraindre Murât i

quitter tapies, et d^y i^établir Ferdinand; que l'Angleterre

appuierait la France on cett.e affaire, à condition que la France

la seconderait dans r^ff^i^e de la traite des noirs. Sur quoi

Talleyrand alla pi^bU«„t que la France, soutenue par lEs-

papne, se cWarger^.t senle de l'opération, si l'Autriche avaii

quekinerépugnaoce À ^'^n mêler. L'Autriche, par le traité de

lanvier ISli.set^tt ^«s^gée à défendre Murât. Murât réclama

1 exécution de cette j:%^nw^^^^^ * j i i i

... . . ^ ^ïïnesse et demanda le passa^^e pour lei trouoes qu il at^stir^rfci* jv . , r o r

r • vviu' M.... ^ marchera la rencontre de celles d«

Louis XVlll • *ieltet-r»;^v» « •. . ■

enraiement el à éloi^' tenait également à se soustraire à ce

JuLenUynn^^;^^^^ »- j:-nÇ-« ^'Italie. Il déclara for

des Français en lt«u^ *î"^ 1 Autriche considérerait lentré<

aemain, il décla,-a à ^**™™* "" <^«» ^e guerre « ; mais, le len

cette garantie <il«»v^i^ ^^mpo-Chiaro, l'envoyé de Murât, que

n avaient, par suit^. "' «ufHre ; que les armemenU de Mura

inulilenuiitrilan^ ^' aucune raison d'être; qu'ils agitaien

litaine hors des f^^ ^'^^ '**"* mouvement de l'armée napo

comme une ru pt^j^^ " leres du royaume serait considér

triche. Ce maître ^n ^ *'«*l'ance et une attaque contre l'Au

désarmant pas, Ntu **®*^"*^® comptait bien que, la France n

coup de tête, déliora'itV"™'*'^*^^^™'' quand même et, par c

-es V^^^^^'^^eet l'amèneraità rétablir elle

>'ïiioh*^"^*^**"^**°*^®^ servirent ce dessein mieu «e le pouvait prévoir.

• Noto du 25 janv»^^ .

^" IS l S «^«'•"••e à Vienne le t3 févri

même Perd ma n H encore que Mette i

' Note ilu 26 février as février 1814. Ris,^

ier. BitncHi.

P^-^te de Murât

e»t recolue. ■ Rapport de Contalv

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