CHAPITRE III
LA PAIX AVEC l'eSPAGXE.
jci5-AorT 1795.
I. Le craxd dessein de Sietès. — Conférences à Bàle entre Barthélémy et Yriarte; la question des Bourbons, 353. — Mort de Louis XVII, 354. — Le Comité au 15 prairial; influence de Sieyès; les partisans du système du Rhin l'emportent, 355. — Conditions du succès de ce système : alliance avec la
Prusse ; le Comité offre !e Hanovre, 355. — Le Comité songe à un pacte avec l'Autriche, 357. — Comment Sieyès conçoit ce pacte et le rattache à la paix générale : remaniement de l'Allemagne : le Hanovre à la Prusse, la Bavière à l'Autriche; la Confédération prussienne du Nord; la troisième Allemagne; les républiques alliées; coalition générale contre l'Angleterre et la Russie, 357. — Ouvertures en ce sens à la Suède; abandon de la Pologne, livrée à la Prusse, 358.
H. Vues sur l'Autriche. — L'Autriche instruite de ces desseins; Merlin à Luxembourg, 360. — L'Autriche se refuse, 361. — Le Comité lui fait offrir l'échange de Marie-Thérèse, 361. — Objections de Barthélémy au plan de Sieyès : danger de concentrer l'Allemagne, d'y augmenter l'Autriche et la Prusse, d'y anéantir les petits Etats, 362.
IIL Le traité du 4 thermidor. Quiberon. — Débarquement des émigrés en Bretagne, 365. — Le Comité au 15 messidor; Sieyès et Reubell en sortent, 366. — Les partisans des anciennes limites provoquent une nouvelle délibération; la question du Rhin demeure en suspens, 367. — Double négociation avec l'Espagne; renonciation aux annexions, 367. — Les royalistes écrasés à Quiberon, 368. — Le traité avec l'Espagne signé à Bàle, 368. — Ratification immédiate par la Convention, 369.
IV. La Constitution. — Conséquences de la paix avec l'Espagne et de la mort de Louis XVII, 370. — Nouveau classement des partis : les monarchistes constitutionnels se résignent à la République; leurs vues sur la Constitution républicaine; madame de Staël et ses amis, 370. — Leurs efforts pour rallier l'opinion; pourquoi ils échouent, 372. — Comment les modérés, se confondant de plus en plus avec la «faction des anciennes limites » , devieuent ainsi suspects de connivence avec les royalistes et l'Angleterre, 372. — Gouiuient la République s'identifie de plus en plus avec le système des limites naturelles, 373. — Le Comité au 15 thermidor; la majorité assurée aux partisans du svstèuie du Rhin, 374. — La Constitution de l'an III : ses origines et son caractère empirique, 374. — Comment le Directoire procède du Comité de salut public, 375. Les décrets sur la permanence des deux tiers de la Convention, 376. — Conflits inévitables, 376. — Comment le Directoire sera conduit à gouverner de plus en plus par le dehors et comment la République versera dans la guerre de conquête, 377.
V, Les armées et la République. — Conséquences de cette politique : l'invasiim de la République par les arnuks, 378. — Le Comité la prévoit et la redoute : il n'y voit d'autre remède que la guerre et la conquête, 378. — Transformation du rôle et du caractère des armées : comment l'esprit militaire y remplace peu à peu l'esprit civique, 379. — Sentiment qu'elles prennent de la grandeur et de l'importance de leur rôle dans la Révolution , 379. — Les généraux : l'ambition de gouverner la République; les cabales, 380. — Signes de cette transformation, 381. — Comment la Convention même et le Comité attirent les armées dans la politique, 381. — Arrivée de Napoléon Bonaparte à Paris : •es opinions républicaines, 382. — II travaille pour 13oulcet et dresse les plans politiques et militaires d'une expédition en Italie, 383. — Comment toute la politique du Directoire, du Consulat et de l'Empire parait en germe dans ces plans, 384. — Bonaparte au bureau topographique du Comité, 385. — Letourneur l'en fait sortir. Il reste à Paris et attend les événements, 386.