‹ L'Europe et la révolution française (volume 4)Chapitre 128 sur 128 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

LA FRANCE ET l'eUROPE E !< OCTOBRE 1795.

I. CowDiTiONS PERMANENTES DE LA POLITIQUE. — Goiumcnt, CD 86 déclarant pour le svstènie des limites naturelles, la Convention décida l'avenir de la République, 449. — Suite de l'histoire de France dan» la Révolution, 449.

II. CoNDiTioss DE LA POLITIQUE istériecre. — ^ Comment la Révolution échappant aux hommes, l'impulsion générale y mène tout, 451. — Œuvre nationale et sociale de la Convention, 452. — Différence entre les confiscations d'ancien régime et les confiscations opérées par la Convention, 452. — Tâche léguée par la Convention au Directoire : réaliser et accomplir la Révolution, 453. — Les vœux de la nation ; conflit entre ces vœux et les prétentions des gouvernants ; conséquence, les coups d'Etat, 454. — Nécessité pour le Directoire de gouverner par le dehors , la guerre et les conquêtes , 455. — Grands côtés de cette politique; en quoi elle était alors compatible avec l'esprit de la Révolution française : le consentement des peuples et les Droits de l'homme, 456. — Que les mêmes obstacles s'opposent à l'assimilation des pavs conquis et à l'affermissement de la République en France, 456. — Obstacles plus graves : l'Europe; nécessité de compter avec elle pour obtenir la reconnaissance des conquêtes et pour les conserver, 456.

III. Conditions de la politiqce extériecre. — Etat précaire où la Convention laisse les conquêtes : elles sont un établissement de fait et tout militaire ; tout demeure à la merci d'un échec, 456. — Comment la paix peut être conclue avec l'Europe : la raison d'Etat seule commune mesure, 458. — La raison d'Etat de la France : les limites naturelles de la puissance française, 459. — Qu'en réclamant la limite du Rhin et en offrant des compensations et des récompenses à l'Autriche, à la Prusse et aux princes allemands, la France suivait, sans excéder, le système de l'équilibre, 459. — Conditions de la conservation de la paix tirées de l'objet que l'Europe et la France ont poursuivi par la guerre et continueront depoursuivre par la paix, 460. — Objet de l'Europe : établir en France une République de Pologne; affaiblir et démembrer l'Etat français, 461. — Objet de la France : ressusciter la république romaine, étendre le territoire et la suprématie de l'Etat français , 462. — Impossibilité de concilier ces tendances opposées , 462. — Impossibilité pour la République de s'arrêter, 464. — Ce qui l'arrêtera : l'impossibilité d'imposer à l'Europe la paix qu'elle a conçue, 464. — Nécessité de coaliser le continent contre l'Angleterre, 464. — Conditions de cette coalition : transformation de l'Europe ; nécessité d'accroître les grandes monarchies ; nécessité pour conserver les limites naturelles, de s'étendre au delà de ces limites, 465. — Que la France ne pourra abandonner les pays émancipés par elle, la Hollande et l'Italie, 466. — Contradictions entre les intérêts des alliés et ceux de la France à l'égard de l'Angleterre, 467. — Ce qui paraissait possible en 1795 : la limite de la Meuse, 467. — La République identifiée avec la limite du Rhin, 469.

IV. La dictature militaire. Bonaparte. — Conclusion de tout ce qui précède :

le gouvernement d'un général d'armée, 469. — Caractère intermédiaire du Directoire; similitude de» conditions en 1799 et en 1795, 470. — Importance dominante des armées dan» la llépu!di<jue, 470. — Leur avènement prédit, 471. — En quoi le caractère du militaire qui assumera le gouvernement pourra modifier le cours des événements : Carnot, Hoche, Moreau, Bernadotte, Pichegru, 472. — Comment les conjonctures qui auraient pu amener au pouvoir un modérateur préparent l'avènement de l'homme le mieux fait pour faire prévaloir la politique de 1795, mais pour la pousser ensuite aux extrêmes : Bonaparte, 473. — Caractère tout romain de son génie : par où il pénètre la France et par où il s'en emparera, 475. — Ni Monck, ni Cromwell : César, 476.

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