‹ L'Europe et la Russie;Chapitre 122 sur 165 · CHAPITRE XXVI l · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVI l

péen, il convient de prendre dans l'histoire de cette même époque un mode d'organisation déjà éprouvé et qui permette de conduire l'Allemagne sans brusques secousses du côté du progrès.

Les changements radicaux, absolus, offrent un attrait auquel il faut savoir résister par amour et par respect du progrès qui, si rapide qu'il soit, va toujours du connu à l'inconnu et procède par la greffe d'une idée meilleure sur une idée moins bonne, mais de même espèce. L'Allemagne dans l'enthousiasme de sa dernière révolution proclamait le principe fé déralen même temps que l'unité allemande. Ce n'est donc pas contredire au vœu de l'Allemagne que lui donner un moyen d'arriver à la liberté par une confédération qui modifie l'unité sans la rompre; c'est obéir à ce vœu dans un esprit plus intelligent des conditions de la réussite.

On va voir d'ailleurs que, par l'esprit fédéral qui maintenant a la voie du Danube ouverte devant lui, l'Allemagne peut contribuer aussi à la régénération de l'Orient.

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