CHAPITRE XXIV
c'est d'elle qu'il serait permis de nous défler encore.
Sans doute il y a eu, il y a, il y aura toujours de certaines difficultés dans les rapports de ces deux grands peuples. Mais quelle alliance entre égaux a jamais été exempte de difficultés? La guerre d'Orient devant être résolue par une action continentale, si grands que fussent les efforts maritimes de l'Angleterre, le premier rôle appartenait à la France. C'est sur une victoire où les Anglais ont eu une noble et belle part, mais qui, aux yeux de tous est une victoire française, que la paix est venue. L'Angleterre a apporté dans l'exécution du traité du 30 mars les exigeuces et les susceptibilités que la France y eût apportées elle-même si la paix fût venue sur la prise de Cronstadt, où notre armée eût eu le rôle que l'armée anglaise a rempli à Maiakoff. Les susceptibilités qui seraient intolérables chez un individu sont respectables chez un grand peuple. Ne soyons pas assez injustes pour nous plaindre que les Anglais éprouvent les sentiments <jue nous éprouverions à leur place. if -
Le ministre qui dirige la politique de l'Angleterre a signé le traité du 15 juillet 1840; il a soutenu au sujet des mariages espagnols une polémique qui se sentait de la haine des anciens jours. Ce n'est là qu'un accident résultant de ce qu'un ministre a