L'EMOPE ET LA RUSSIE
civile du propriétaire. Est-ce que tout cela n'était pas clairement sous-entendu, sinon convenu dans tout cè qui avait été fait entre tous les gouvernements autres que celui de la France mis au ban des aris- . tocraties depuis 1792?
Cependant, voilà que tout le monde se récrie. Le czar ne peut croire que cela soit bien sérieux. Il fait répéter par son chancelier tous les anciens arguments de ta politique moscovite. On les lui retourne tout criblés de coups. Alors il a recours aux anciennes affirmations, aux anciennes paroles d'honneur. Le coin, le métal, le diamètre sont les mêmes qu'autrefois, mais cette monnaie n'a plus cours, ni en Angleterre, ni en France , et l'Autriche elle-même ne veut l'accepter qu'avec perle et sous garantie. L'empereur Nicolas reçoit enfin en pleine poitrine le mot mensonge, et il en meurt, en chargeant l'avenir de le venger de rois et d'aristocraties naguère encore sauvés par les armes russes. Les ingrats , dit-il ! Et il ferma les yeux sans avoir vu qu'il avait vécu cinquante-six ans dans le monde ancien et qu'il mourait dans le monde nouveau. Lui qu'on accusait de duplicité, il quittait la vie convaincu que l'aristocratie britannique descendait à une ignoble palinodie et trahissait la cause commune. Car, encore une fois, l'intelligence, d'ailleurs vive et forte du czar,