CHAPITRE XIV
facile aux troupes allant de l'une à l'autre parallèle. Au moyen de cet ouvrage, et bien couverts par de hauts parapets en gabions et en sacs à terre, les Russes incommodaient nos travailleurs par une fusillade continuelle, et nous menaçaient d'une sortie, qui, faite avec des forces considérables, aurait pu arriver à de fâcheux résultats pour les alliés. Le général Canrobert pensa qu'il fallait mettre fin à une telle situation. Il chargea donc le général Pélissier, qui commandait la gauche, c'est-à-dire qui avait la direction des attaques contre le bastion de la Quarantaine, le bastion central et celui du Mât, d'enlever le nouvel ouvrage si hardiment créé par les Russes. .
L'attaque eut lieu le 1 er mai dans la nuit. Nos troupes étaient disposées en trois colonnes qui assaillirent simultanément l'ouvrage par la gauche, par la droite et par le centre. Notre colonne de gauche tournant la droite de l'ouvrage, l'enleva résolûment et facilita le succès des deux autres attaques qui ne furent pas moins résolûment conduites. Les Russes essayèrent de se maintenir dans la seconde des deux parallèles dont on sait que se composait cet ouvrage, mais ils en furent chassés à la baïonnette par les assaillants qui ne leur donnèrent pas le temps de se reconnaître. Aussitôt les