‹ L'Europe et la Russie remarques sur le siège de Sébastopol et sur la paix de Paris, conséquences probables H. LamarcheChapitre 65 sur 179 · L'EUROPE ET LA RI'SSIE · texte numérisé non relu

L'EUROPE ET LA RI'SSIE

otlieiers et les sapeurs du génie, aidés par les travailleurs de la ligne, se mirent à l'œuvre pour retourner l'ouvrage, en d'autres termes pour le disposer de manière à ce qu'il fasse, en partie au moins, contre l'assiégé, l'office qu'il était destiné à faire contre l'assiégeant. Ce travail fut bien et lestement exécuté.

Le lendemain, 2 mai, les Russes, soutenus par l'artillerie de l'enceinte de Sébastopol, essayèrent de reprendre l'ouvrage qu'ils s'étaient laissé enlever. Il est presque superflu de dire qu'ils n'y réussirent pas.

Alors recommença la guerre de cheminements accompagnée de travaux de mines au moyen desquels on cherche et l'on réussit à ensevelir son adversaire sous des éboulements ou à l'asphyxier dans ses propres travaux. Et l'homme est ainsi fait, lorsqu'une fois on l'a mis en appétit de destruction, qu'il a affecté un nom plaisant à l'acte par lequel il fait sauter ou enfume le mineur ennemi; cela s'appelle donner le camouflet, et quand il est bien donné, on ne s'abstient pas de rire.

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