V. Pitra , Analectanovissima^ t. I, p. \\k sqq
3. V. Deniflo, Die pxpsllichcn Registevbxnde des 13 Jahrhunderts, etc , dans VArchiv de Denifle-Elirle, t. II, p. 87.
4. V. G. Lovi, oj). cit., p. oO. M. I^evi n'a pas assez dédait^né l'opinion de
n'aurai pas entièrement perdu mon temps, si je parviens à donner au manuscrit du Vatican une autorité indiscutable, en démontrant qu'il est dans un rapport plus intime qu'on ne le croit avec le registre officiel de Jean VllI, qu'il n'en est pas seulement un extrait abandonné à l'initiative privée, mais la reproduction exacte, la transcription fidèle, quoique laborieuse, pour les dernières indictions, bien entendu.
Aux yeux de ceux qui connaissent les idées qui ont cours, dans le monde savant, sur la composition des anciens registres pontificaux, j'ai Tair de poursuivre un buta peu près chimérique ou tout au moins bien éloigné. Je ne désespère pas cependant d'y arriver par étapes successives, dont la première sera de reprendre, à un point de vue plus spécial, l'examen du manuscrit du Vatican. Peut-être même qu'arrivés au terme de la dernière, nous nous trouverons en face d'un dénouement inattendu, et qu'au lieu d'un simple article de diplomatique, nous aurons acquis un chapitre d'histoire, retrouvé un très curieux épisode du plus tragique événement de l'époque.
La. Copie du Mont-Cassin. — Le premier effet d'une considération attentive du manuscrit des archives vaticanes, a été de faire évanouir le rêve de registre original, qui était sorti d'une indication mal comprise de Marino Marini*. Il est prouvé dès à présent que l'on n'est pas en possession de l'autographe exécuté par la chancellerie de Jean VIII. La main qui a tracé ces caractères est d'un scribe du onzième siècle, non du neuvième et ce n'est pas dans une salle duLatran qu'elle écrit, mais dans une cellule du Mont-Gassin. Le moine qui tient la plume appartient, soit à cette forte génération de copistes que suscita, dans la célèbre abbaye bénédictine, l'intelligente impulsion du pape Victor III, alors abbé sous le nom de Didier^, soit encore à la génération anté-
Blumberger, qui avait suspecté les lettres slaves (V. Sltzungsherichte der Kais. Akadeniie der Wissenschaften. Philos-Hist. -Classe, juin 1855, t. XVII, fasc. I, p. 3), ni celle de Noël Alexandre, qui, sans plus de raison, s'est élevé contre l'authenticité des pièces relatives à la priraatie d'Arles, dans son Hisloria ecclesiastica, t. VI. p. 157, de l'éd. de Venise, 1776.