V. G. Levi, op. cit., p
2. Dans la liste des manuscrits que fit transcrire Didier, on trouve : « Regîstrum Leonis papœ. Rogistrum Felicis papœ. » V.Pierre diacre yChronicon Casinense, 1. III, ch. lxiii. (Migne, P. L., t. GLXXIII, p. 800.)
rieure, qui déjà, nous le savons, s'occupait parfois à transcrire des registres ^
Au surplus, l'histoire du manuscrit est en partie racontée sur son premier folio, dans une note marginale que M. Levi croyait du quatorzième siècle, mais qui est plus vraisemblablement de la fin du treizième. Il est dit, dans cette note, que le présent livre, autrefois propriété des frères du Mont- Gassin, a été attribué au seigneur pape par Bérard, chanoine de la basilique de Saint-Pierre. Ce qui autorise à conclure qu'il a passé de la bibliothèque du Mont-Cassin dans celle du Saint-Siège, vers le déclin du treizième siècle, probablement sous le pontificat de Clément IV (1265-1276). M. Guido Levi n'a pas osé se prononcer sur la date, môme approximative, de cette mutation, parce qu'il hésitait encore à identifier le chanoine Bérard. Des documents nouveaux, publiés d'abord en extraits par Charles Wenk, et plus complètement ensuite par le P. Ehrle, sont de nature à dissiper tous les doutes.
En môme temps que l'on rencontre, dans l'entourage et la familiarité de Clément IV, un personnage du nom de Bérard, qualifié, lui aussi, de chanoine de la basilique de Saint-Pierre^, on constate par les anciens inventaires, que précisément vers la môme époque, la bibliothèque pontificale est en possession du susditmanuscrit. L'inventaire romain de 1295 le mentionne d'une manière vague^, suffisamment toutefois pour permettre de le reconnaître*. Quelques années après, la description ne laisse plus rien à désirer. Il y a là des gens qui connaissent mieux le prix des choses, ou qui ont un plus grand besoin de le bien spécifier.
On n'était pas riche alors en vieux manuscrits, dans la bi-