‹ L'Europe et le Saint-SiègeChapitre 109 sur 148 · V. Ann. Fuld., a. 875. (Pertz, SS., t. I, p · texte numérisé non relu

V. Ann. Fuld., a. 875. (Pertz, SS., t. I, p

3. « Nativitatem Domini in Attiniaco agens. » Hincm. ann., a. 875, p. 498.

4. V. Migne, ep. 20, 21, 22, 23^ p. 664-675. Les lettres personnelles à Louis le Germanique sont perdues.

5. « Si tamen filius dici meretur, qui apostolicae Sedis monitis per antecessores nostros perque nos ipsos prolatis semper inobedientissimus exstitit, si gloriosus dici débet, cui contra christicolas belhi geri placuit, nullos habitura triumphos... neque imminens sibi judiciura provcctœ senectutis agnoscens, neque sanguinis affinitatem fraternaque pacta perpendens. » Lettre de Jean VIII aux éi'éques de Bavière (Migne, ep. 22, p. 669; cf. ep. 23, p. 674.)

boliques , avait essayé vainement d'arrêter le progrès ^ Lorsque, le 4 juillet, ses missi arrivèrent à Ponthion, réclamant une part dans l'héritage de Louis II, ce fut pour tomber au milieu d'une assemblée générale des Francs occidentaux et entendre la nouvelle que, depuis quinze jours, tout ce qui s'était passé récemment en Italie et à Rome avait reçu l'approbation solennelle du royaume^. L'Empire se trouvait donc bien décidément institué, et cela, sans que le pontife romain eut encore exigé de lui l'abandon d'aucun de ses droits, sans qu'on puisse par conséquent attribuer les préférences de Jean YIII au désir de diminuer la puissance impériale, ni mettre son enthousiasme extrême pour Charles le Chauve sur le compte d'une ambition satisfaite.

Les contemporains d'ailleurs ne s'y trompèrent pas, et les ennemis du nouvel empereur cherchèrent à s'expliquer autrement son succès auprès du pape. Les mauvaises langues de l'époque ne se gênaient pas pour dire que l'or de Charles le Chauve avait été le principal agent de son élection par les Romains^. Qu'il y ait eu, longtemps même avant cette élection et en vue de la préparer, des largesses habilement distribuées aux bons endroits de Rome, c'est là un fait indéniable. Nicolas P'" avait vu les membres de sa famille bénéficier de la munificence royale*, et il lui était arrivé à lui-môme d'être l'objet des délicates attentions du roi et de la reine de

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