V. Lettre à Richarde (Migne, ep. ccclv, p
3. V. Lettres de Jean VJII à Charles le Gros (Migne, ep. ccxcv, p. 908; ep. CCXGVIII, p. 912; ep. gccliv, p. 948; ep. ggglxv, p. 957). Quant au marquis de Toscane, Adalbert, il a fait sa paix avec le pape au commencement de l'année 879. V. Lettre de Jean VIII à Boson (Migne, ep. ccix, p. 828) et Lettre au marquis Adalbert (ep. cccv, p. 917).
de se couvrir, comme il l'entend, contre les entreprises des Sarrasins ^. C'est à ce rude labeur que Jean VIII consacre les dernières énergies de son âme vaillante -.
Avec une ardeur que les approches de la mort ne font que stimuler, il se remet à travailler au groupement des États du Sud sous la direction supérieure du pape, pour la défense de la civilisation chrétienne. Résolu de réussir à tout prix, il n'est pas de sacrifice qu'il ne consente, pas de fatigues qu'il ne s'impose. On le voit partout, à Gaëte ^, à Naples*, à Gapoue, et, dans cette dernière ville, jusqu'à trois fois^. Ce qu'il donne d'argent à l'évêque-duc de Naples,
1. Nous ne connaissons pas le contenu précis du pacte accordé au Saint- Siège par Charles le Gros. Nous savons seulement qu'il y en eutun (V. Lettre de Jean VIII à Charles le Gros, ep. cccxxviii, p. 935). Cependant l'indépendance avec laquelle Jean VIII agit dans l'Italie méridionale m'incline à penser que, de ce côté-là, les concessions de Charles le Gros ressemblaient assez à celles de Charles le Chauve.
2. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir l'œil sur les affaires de France et de veiller d'une façon toute particulière sur les jeunes rois Louis III et Carloman. V. Lettres à Louis III et Carloman (Migne, ep. ccclxxvii^ p. 895; ep. cccxv, p. 924) et Lettre a l'ahhé Hugues (ep. cclxxviii, p. 895).
3. On trouve une allusion à ce voyage dans les lettres cccxviii ( p. 928 ) et cccxxi (p. 930-931 ). D'après mes calculs, il convient de le placer en 879, aux environs du mois d'octobre.
4. Au commencement de l'année 878, avant le départ pour la France. V. Lettre de Jean VIII à Atlianase (Migne, ep. xcvi, p. 747) et Lettre aux Napolitains (ep. xcvii, p. 748). Il est possible aussi que Jean VIII soit retourné à Naples en 881, vers le mois de mai ou de juin. V. Lettre à Romain, évêque de Ravenne (Migne, ep. cccxxii, p. 932).
5. Antérieurement au l^"" octobre 879, Jean VIII annonçait son intention de se rendre à Capoue (V. Migne. ep. cgxlix-cclii, p. 875-878). Le 18 juillet 880, ce voyage était un fait accompli (Migne, ep. ccxciv, p. 907). Il eut lieu, je crois, au printemps de l'année 880, et c'est alors que Jean VIII consacra les deux évêques rivaux de la vieille et de la nouvelle Capoue. Voyez, outre Erchempert [Script, rer. Lang.y p. 255, cap. xlvii) et le Catalogus comitum Capux [ihid., p. 499), la Lettre de Jean VIII à Landolf, évêque de la vieille Capoue (Snvïcomm) (Migne, ep. ccxciv, p. 907). L'autre voyage eut lieu en 881 ou, plus vraisemblablement, en 882, et c'est à cette occasion que Jean VIII accueillit l'évêque proscrit de Sorrente, Etienne. V. Auxilius, /.«bellus in defensionem Stepliani episc., cap. ii (Dûmmler, Auxilius und Vulgarius, p. 97). Jaffé et Ewald ont confondu à tort ce second voyage avec celui de 880 (v. Reg., p. 414-415).
Athanase, pour le détacher des Sarrasins, est merveilleux ^ Les marins d'Amalfî ont aussi leur bonne part 2. Pour Gaete, Jean VIII se résigne à un sacrifice plus pénible encore : il lui abandonne Trajectum et Fondi, si toutefois on peut faire état d'un pacte assez confus et dont la teneur nous est parvenue par une voie indirecte à demi-rassurante ^.
Cent autres, à sa place, se seraient découragés à pareille besogne, au milieu de cette confusion méridionale, où, pour tourner les gens contre l'ennemi commun, il fallait d'abord les empêcher de se battre entre eux, les démêler en quelque sorte à chaque instant et les apaiser, où les intérêts et les passions changeaient d'heure en heure la face des choses et ruinaient le lendemain les meilleures conventions de la veille. Les efforts du pontife ne furent pas cependant complètement perdus.
Gaëte, par deux fois, rompit son alliance avec les Sarrasins ^. Il semble même qu'elle ait renoncé à sa complète indépendance, pour se placer sous l'autorité du Saint-Siège ^. Gapoue en fait autant, à la mort de l'évêque Landolf, par l'entremise du comte Pandenolf, son neveu et successeur ^. Lorsque le prince Adelgise est remplacé par son neveu Gaideris, il y a même de la part de Bénévent, sinon une offre de sujétion, du moins un rapprochement amical avec Rome''.
1. V. Lettre à Athanase (Migne, ep. xcvii, p. 747); Lettre aux Napolitains (ep. xcvii, p. 748); Lettre aux évêques de Gaëte^ etc. (ep. cccxxi, p. 931).
2. V. Lettre de Jean VllT a Pulcaris {Migne, ep. ccliii, p. 878); Lettre aux Amalfitains ( ep. cclxxviii, p. 901).
3. Par le compte rendu d'un plaid tenu en 1014 au Castrum Argenti, qui nous a été conservé dans le Codex Cajetanus, n° cxxx. V. Tahularium Casinense^ t. I, p. 245, 248.