V. Lœwenfeld, dans Neues Aichivy t, X, p
4. Pflugk-Harttung, dans Neues Archiv, t. VIII, p. 229-240; et t. XI, p. 141-172; A. Schaefer, Zurn Register Gregor VII {se trouve dans les Historisclie Untersucliungen formées en l'honneur de son jubiléde vingl-cinq années. Bonn, 1882, p. 29G-318); W. Giesebrecht, dans Jaffé-Lœwenfeld, p. 594-595.
l'accord s'établit sur tant d'endroits divers, à des numéros d'ordre si variés, si éloignés les uns des autres, qu'il rend impossible l'hypothèse de deux registres dissemblables par le nombre et la disposition générale de leurs pièces ^
Etait-ce aussi notre registre que compulsait le rédacteur du reste de la compilation? Il paraît plus difficile de le démontrer. Mais si le trouble des références, si les divergences du texte font obstacle à cette identification, en revanche il résulte, à mon avis, de ces divergences mêmes que le recueil utilisé en cet endroit, quel qu'il fût, n'était pas plus considérable que celui que nous avons, et qu'il n'y a partant rien à tirer de là pour l'existence de ce prétendu grand archétype dont on a tant parlé. A supposer que Deusdedit ait établi tous ses renvois avec exactitude, et que nous les ayons dans l'édition Martinucci tels qu'il les a établis, son registre de Grégoire Vil aurait été différent du nôtre, il n'aurait pas été plus complet.
Dans ce cas, en effet, l'élévation comparative du chiffre des références devrait toujours être à l'avantage du registre de Deusdedit, puisque le nombre des lettres s'y trouvait plus élevé. Or, non seulement cette loi ne se vérifie pas, mais c'est le contraire qui a lieu le plus souvent. Ainsi, telle lettre de Grégoire Vil est, dans le registre actuel, la 35^ du livre VIII, tandis qu'elle n'est que la 26® dans celui de Deusdedit. Une autre lettre qui est, dans notre recueil, la 45® du livre II, n'est, chez Deusdedit, que la 43® du même livre. Celui-ci donne encore pour la 6® du deuxième livre une pièce qui, dans le même livre de notre registre, figure la 12®^.
Après tout, que Deusdedit, dans la partie moins précise de sa collection canonique, ait eu entre les mains le recueil que l'on voudra, il n'en demeure pas moins démontré par l'autre fragment, qu'à cette époque, figurait aux archives romaines, faisant fonction de document officiel, un registre de Grégoire VII, identique à celui que nous avons, un registre à la rédaction duquel avait présidé une pensée de discernement et de choix, un registre enfin dont la similitude très réelle avec celui que nous possédons de Jean Vlll, avait fait dire à
1. V. le tîiblcaii comparatif de ces références dressé par Lœwenfttld dai^s Ncucs Arc/iis', t. X, p. 319-320.