‹ L'Europe et le Saint-SiègeChapitre 20 sur 148 · V. Deusdedit, p · texte numérisé non relu

V. Deusdedit, p

2. Ce passage ne se trouve pas dans le raser, palimpseste édité par Martinucci; mais Albino et Cencio l'ont donné, et M. Stevenson montre qu'il faisait partie du texte primitif de Deusdedit. V. Stevenson, op. cit.y p. 84.

c'est rindifférence absolue pour ce genre de renseignements, c'est un scrupule fort peu exagéré dans la reproduction des textes. Pas une seule fois, que je sache, la provenance des volumes n'y est indiquée. Quand l'auteur a produit le titre des livres ou des registres, ses instincts bibliographiques sont pleinement satisfaits , et il ne se gêne guère pour nous donner des textes amalgamés bizarrement^ ou chargés d'éléments parasites^. Aussi, quoique également, dans cette partie, figurent de nombreux documents empruntés aux archives pontificales, convient-il de la surveiller davantage, parce qu'on n'a pas toujours la même certitude que ces documents aient été puisés directement à la source.

Cette distinction eut peut-être abrégé le long et rude combat qui s'est livré naguère en Allemagne, pour décider si Deusdedit avait utilisé, oui ou non , dans sa compilation canonique, le registre que nous conservons de Grégoire YII; M. Lœwenfeld, après Jaffé, soutenant que oui^, M. Pflugk- Harttung, en compagnie d'Ewald, et à la suite de Schaefer et de Giesebrecht, première manière, affirmant avec non moins d'énergie que le registre de Deusdedit était plus étendu*. La vérité est, selon moi, que M. Lœwenfeld a parfaitement raison, du moins en ce qui concerne la portion de l'ouvrage où les archives du Saint-Siège ont été directement exploitées. L'archiviste, ou tout autre, qui a donné là ses citations (p. 327- 331), d'après les sources mêmes de la bibliothèque pontificale, avait certainement entre les mains un registre de Grégoire YII identique au nôtre. On peut bien chicaner sur deux ou trois de ses références, mais l'ensemble en est tellement concordant;

1. V. Deusdedit, p. 132-133, où sont fondues très maladroitement les lettres de Grégoire VII à Théodore de Verdun et à Henri de Liège.

2. L'une de ces additions m'a donné autrefois beaucoup de mal; car elle met sous la plume du pape Nicolas I" une citation formelle des fausses décrétales. V. Deusdedit, p. 98. M. Lœwenfeld en a signalé d'autres. V. Neues Archiv, t. X, p. 318-319.

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