Quia aut virtus defuit, aut scienlia. » Ibid,, p. 56 c
tains l'épithète de Franci ou de Galli *, les Lombards avaient senti le besoin de se grouper plus étroitement. Il s'était formé des associations lombardes à côté des associations franques, et, dans le moment même où le Libelle se rédigeait, la lutte était devenue si vive entre les partis, il en résultait de telles déprédations, que le pape Jean IX se vit obligé de demander à l'empereur Lambert la dissolution de toutes ces associations néfastes, y compris les romaines ^. De quel côté l'auteur du Libelle avait-il ses attaches, il est aisé de le comprendre à la façon dont il parle de la conquête du royaume lombard par Gharlemagne, du peu de sympathie qu'il a pour le vainqueur comme pour les papes qui l'ont aidé dans sa tâche, à la préférence mal déguisée qu'il laisse voir pour les vaincus^.
Il y aurait même gros à parier que ce Lombard était de Rieti. Il fallait bien être un peu de Rieti, sinon pour savoir, du moins pour s'intéresser à certains détails d'histoire locale, aussi précis qu'oiseux à la cause, par exemple, pour éprouver le besoin, après avoir nommé le chancelier Jean, d'informer le lecteur que ce Jean devint plus tard évêque de Rieti, mais que son élection à ce siège était déjà faite, lorsque l'empereur Louis II l'envoya à Rome comme délégué impérial*.
Ajoutez à cela qu'on s'explique parfaitement ainsi pourquoi le Libelle s'intéresse surtout aux deux monastères sabins de
1. Y. Erchempert, Historia Langob. Benev., c, 17, 29, 42, 62, 65, etc. ; Chron. S. Benedicti Casin.,c. 13; Vita Hadriani II {Lih. pontif., t. II, p. 177); Lettre de Jean VIII aux juges de Ravenne, (Migne, ép. 178, p. 813.)