‹ L'Europe et le Saint-SiègeChapitre 89 sur 148 · V. Hugonis Opuscula. (Pertz, SS., t. XI, p · texte numérisé non relu

V. Hugonis Opuscula. (Pertz, SS., t. XI, p

4. V. Il Regesto di Farfa, t. III, doc. 339, 340. De toutes les hypothèses émises au sujet du Libelle^ l'une des moins heureuses est celle qui en

Ceux-là non plus n'ont pas eu la main heureuse qui ont cru rencontrer dans certaines erreurs du Libelle la preuve que son auteur ne pouvait être du neuvième siècle. Qu'on en juge. La première fois que Charles le Chauve était entré en Italie, en 875, deux des fils de Louis le Germanique, Carloman et Charles le Gros, avaient essayé de s'opposera sa marche ; mais à sa seconde campagne, en 877, le même Charles le Chauve n'avait trouvé devant lui que l'un des deux princes germaniques, et c'était Carloman. Or, sur ce dernier détail, le Libelle s'est trompé, il a mis Charles oii il fallait mettre Carloman^ Qu'à vingt ans de distance, un Lombard du duché de Spolète ait pu commettre une confusion de ce genre à 'propos d'un fait qui s'était passé loin de son pays, à la frontière de France, et où certainement il n'avait point été mêlé, il n'y a vraiment là rien qui soit de nature à surprendre, rien qui force à chercher midi à quatorze heures. L'auteur du Libelle devait d'autant mieux s'y tromper et mettre, comme il l'a fait, aux trousses de Charles le Chauve le prince Charles d'Alémannie, que les états de celui-ci étaient plus près et le désignaient plus naturellement à cette besogne. Voilà cependant une peccadille qui a paru suffisante à un savant comme J. Jung, pour dénier sans plus de façons au Libelle impérialiste la contemporanéité avec la fin du neuvième siècle-. Il est surtout fâcheux que l'on n'ait pas songé du même coup à appliquer un traitement semblable à l'ouvrage d'André de Bergame, un écrivain qui devrait être très familier aux historiens de ces guerres d'Italie, puisqu'il en est une des sources importantes. André, lui, se trompe encore plus lourdement que le Libelle, tout en ayant moins

place la composition dans l'un des monastères susdits. Proposée par Gregorovius^ combattue par Jung, remise en honneur par Hirsch [Forschungen, t. XX, p. 136, ne 3), cette opinion est absolument inadmissible. Il est invraisemblable, en effet, qu'un moine ait tant insisté pour payer au fisc impérial. L'idéal de ces monastères, on le voit par le diplôme que Farfa obtint en 875 de Charles le Chauve, c'était la mainburnie impériale ou royale, mais avec remise entière des droits du fisc. V. 7/ Regesto di Farfa, t. III, doc. 318, p. 20. Ils étaient spécialement en garde contre les empiétements des ducs de Spolète. V. ibid., doc. 330, p. 32.

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