MALINES
mande la Hesbaye : c'est de ce dernier côté, et déjà dans la province d'Anvers «ne se trouve Malines, en flamand Mechelen. Anvers, que
Cette ville de 45000 âmes, sise, comme Louvain, sur la Dvle est é-aWm ode déchue qui n'a plus d'autre souci que de sommeiller à vÙrl ^t^lZ lique, apostolique et romain. Catho "
De cette métropole religieuse de la Belgique, on n'aperçoit de loin que la haute silhouette carrée de son église Saint-Rombaud, et, au-dessus des toits de s" m un fourmdlement de tours et de clochers. maisons,
Entrez-y : sauf dans le quartier voisin de la gare, vous n'y trouverez que des rues solitaires et mornes, bordées de boutiques basses aux vitrines peu g nie En y écoutant 1 écho morose qu'y éveillent ses pas, le touriste ne se douterait ère q" fut un temps ou parmi sa population ouvrière, Malines comptait plus de J 2000 i seran s. C était 1 époque où elle était le siège de la cour magnifique et bruyante L la egente Marguerite d'Autriche, dont les kermesses et les chevauchées égayait teu la région d alentour, 'époque aussi où elle fournissait les Pays-Bas d'objets en mZ de chaudrons de cloches, de cuirs dorés, sans oublier ce fameux « poin de MdTnes , qui s expédiait dans le monde entier. Aujourd'hui, quelques ate iers de ! absent encore la dentelle jadis si prisée ; une manufacture de tapis y produit a s b beaux, gobebns »; mais ce trafic ne suffit pas à sauver de l'engourdissement une cite d où la grande industrie s'est retirée. cernent
Deux choses sont toujours charmantes à Malines : c'est la Dyle d'abord nui v étend partout ses bras pittoresques et son entre-croisement de canaux. Au cœur m m de la ville, entre les hautes maisons aux étages surplombants et aux toits en escalier s ouvrent ainsi des artères liquides sur lesquelles de gros bateaux ventrus, peints en rouge ou en vert, glissent sans bruit et sans hâte, comme s'ils étaient régis eux aussi par des nautoniers sommeillants. Si la ville n'a plus ses grands chantiers de construction navale du xiv* siècle, elle est cependant, grâce au flot de marée qui con-
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Le second attrait incontestable de Malines, c'est sa Grande Place, spacieux quadrilatère au cadre éminemment pittoresque. D'un côté se dressent les halles, vieille construction au toit trapu surmontée d'une tour carrée et flanquée de tourelles • de 1 autre, par-dessus un pâté de maisons étroites, aux pignons découpés en proues de navires, aux façades pleines de moulures, de bossages, de festons, s'élèvent la tour massive et le chevet merveilleusement ouvré et sculpté de l'église métropolitaine bdint-Rombaud, une des plus belles cathédrales du nord de l'Europe
Cette place contient, on peut le dire, toute la gloire historique de la cité Y
utrefoisirr ^r t * M *"** * ^^ (*******) **** lequel siégeait autrefois le Grand Conseil et qui est à présent un musée ; à l'extrémité opposée de la Place est le bâtiment de la Vieille-Boucherie ; plus loin se trouve le Marché
Partout du reste, dans la ville, l'œil se repose avec complaisance sur de vieille, demeures de bois très curieuses, bien qu'à demi vermoulues et craquetantes ■ sur le quai aux Avoines, par exemple, c'est le groupe de constructions de la Maison du