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LONDRES

Saint-Paul, vu de la rive sud.

ment circonscrite comme Paris. N'ayant ni octroi, ni mur d'enceinte, ni limites précises, elle va s'agrandissant sans cesse par l'englobement des communes et des paroisses rurales d'alentour. C'est, non pas une cité, mais un ensemble de cités, une « province couverte de maisons », qui s'étend, en fait, sur quatre comtés : Eésex, Middlesex, Sussex et Kent, et mesure de l'est à l'ouest 52 kilomètres contre 21 du nord au êud, soit un pourtour total de 90 kilomètres. Aussi n'y a-t-il point de signal

(JRANDE-BRETAGNE ET IRLANDE

d'où l'œil puisse l'embrasses en entier. Que vous le regardiez des hauteurs de Highgate au nord, ou de celles de Greenwich à l'est, ou de la grande tour du Palais de Cristal de Sydenham au sud, vous ne voyez jamais qu'une partie du monstre. Cela ne tient pas, il est vrai, seulement à l'incroyable grandeur de la ville; l'épaisse fumée et l'éternelle brume qui planent.surla métropole britannique ont aussi leur part dans ce phénomène. Un fait, à ce sujet, dira tout : il y a quelques années, sur le marché de Smilhfield, au cœur de Londres, des bestiaux, dont la couche étouffante de brouillard refoulait l'haleine, périrent par le manque d'air respirable.

La Tamise, qui, nous venons de le voir, traverse la ville d'ouest en est, en y

Londres.

Palais du Parlement.

décrivant deux grandes courbes, la parlage, comme la Seine fait Paris, en deux moitiés inégales. Celle dont la rive nord du fleuve nous a offert la vision au passage, est la principale de beaucoup. Là, au centre de l'agglomération, est la Cité proprement dite, une ville à part, large d'un kilomètre à peu près, le comptoir de la capitale, le siège des bureaux et offices, comme de toutes les administrations, financières, marilimes, commerciales. Là se trouvent les banques, les gros magasins, la douane, la Bourse. Là, sur l'emplacement de l'antique Londiniinn mentionné par Tacite, s'élèvent les grands monuments que je vous ai en partie cités chemin faisant, la cathédrale de Saint-Paul avec son dôme de 123 mètres de hauteur, le Parlement, le British Muséum, l'hôtel de ville ou Guildhall, l'abbaye de Westminster et la Tour de Londres. Celle-ci, un lourd donjon carré, est l'ancienne habitation féodale de ces rois « cuirassés », dont le dernier fut Jacques II et dont on montre les armures dans la

Londres. — Tour Victoria.

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salle du Conseil. Elle fut bâtie, sur les ruines d'un castellum romain, par Guillaume le Bâtard quand il eut été couronné roi, comme le furent d'autres ouvrages du même genre dans les villes dont les Normands s'étaient rendus maîtres.

Cet immense édifice, qui couvre près de 5 hectares de terrain au bord de la Tamise, renferme des casernes, des chapelles, les bureaux de l'intendance, les vieilles archives, un dépôt d'armes, un musée d'armures, et... les joyaux de .la couronne. C'est dans cette sinistre forteresse que Jean le Bon fut enfermé lorsqu'il eut été pris parle Prince Noir à la bataille de Poitiers (1356); c'est là que, cinquante-neuf ans plus tard, on emprisonna également les captifs ramenés d'Àzincourt; là que, par ordre de leur oncle Richard III, furent égorgés les enfants d'Edouard IV et que fut

assassiné Henri VI de Lancastre; là enfin Mais mieux vaut écourter ce sanglant

nécrologe, rival de celui de la tour de Nesle et de la Bastille tout ensemble.

La Tour de Londres est encore aujourd'hui la citadelle de la métropole, et elle est directement régie par l'autorité militaire. En notre temps de téléphones et de phares électriques, ses gardiens continuent de porter le costume qu'ils avaient au xv e siècle : chapeau de velours rond à rubans, blouse en drap noir chamarrée de cordons rouges, sur la poitrine armes d'Angleterre, comme le lord maire de la Cité de Londres, dont cette tour garde l'entrée à l'est, reste fidèle au manteau d'hermine, au collier d'or, au massier du vieil âge. Des antiques lois comme des coutumes féodales, rien en Angleterre ne s'abroge.

C'est dans la Cité que court, parallèlement à la Tamise, cette grande artère du Strand, sur laquelle tombe presque perpendiculairement une autre rue maîtresse, Régent Street, centre des magasins élégants et des restaurants à la mode. Plus en arrière, sur le même côté du fleuve, s'étend le quartier du West-End ou de l'Ouest, siège préféré de l'aristocratie, de la richesse et de la fashion ; je ne parle pas des faubourgs plébéiens de Bethnal Green, de Saint-Gilles, de Spitalfields, de White-Chapel, etc., où apparaît, dans toute son horreur, la lèpre du paupérisme de Londres.

Sur la rive sud, au contraire, c'est-à-dire dans les comtés de Kent et de Sussex, se développent, entre autres, à partir de la pointe opposite de l'île des Chiens, le quartier de Greenwich (une cité encore), celui de Deptford, centre du commerce des bois de construction, district de bateliers, de marias, de crocheteurs et de débardeurs de toute sorte; puis les quartiers de Bermondsey et de Southwark déjà mentionnés, et, à l'ouest, celui de Lambeth.

Plus loin enfin, en amont, s'étendent des communes de villégiature qui sont encore des faubourgs de Londres, et sous lesquelles la Tamise, non encore souillée par les immondices de l'immense ville, roule des ondes pures et limpides où se reflètent, d'une courbe à l'autre, des paysages pleins de grâce et de fraîcheur. C'est le long de ces idylliques campagnes que *nous nous acheminerons tout à l'heure vers le plateau jurassique, voisin de Cheltenham et de Gloucester, au sein duquel la rivière prend naissance,

Intérieur du quadrantfle.

LA TAMISE EN AMONT DE LONDRES— LE CHATEAU DE WINDSOR ET LA VILLE D'OXFORD — VERS LES SOURCES DE L'ISIS

Immédiatement au-dessus de Londres, la Tamise décrit dans la direction de l'ouest deux larges circuits en forme d'S, pour infléchir ensuite au sud vers le plateau où s'élève la petite ville de Richmond, célèbre par ses gâteaux et encore plus par son parc. Cette magnifique aire, couverte d'arbres, d'étangs et de pelouses, où les daims paissent par centaines, n'a pas moins de 13 kilomètres de pourtour. Quanta l'ancien palais de Richmond, il a disparu au siècle dernier et il n'en subsiste qu'une porte blasonnée.

Un peu plus loin, on range à gauche la charmante bourgade de Twickenham, où il y a un observatoire; puis celle de Teddington, où s'arrête la marée, et bientôt, sur une éminence de la même rive, presque en face du confluent de la Mole, apparaît, dominant de riches prairies et des massifs d'ormes splendides, l'ex-chàleau royal de Hampton-Court.

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GRANDE-BRETAGNE ET IRLANDE

Cette résidence, bâtie à grands frais pour le cardinal Wolsey, qui en fit don à Henri VIII, le roi « Barbe-Bleue », est babitée actuellement par des pensionnaires' de la cour. Elle renferme des œuvres d'art remarquables et a pour annexe des jardins disposés dans le goût de ceux de Versailles et renommés tant par leur labyrinthe de haies, au milieu desquelles l'étranger s'égare infailliblement, que par leur Treille gigantesque, formée d'un seul pied de vigne de 34 mètres d'envergure, avecune branche de plus de 100 mètres.

Hampton-Court, situé clans une nouvelle courbe du fleuve à l'ouest, est le point extrême où remontent les bateaux à vapeur. Plus haut, la Tamise cesse complètement d'être navigable; aussi est-ce là, en amont de l'immense cimetière de Woking (9 kilomètres carrés), qu'expire la juridiction du port de Londres.

Grossie ensuite de divers affluents, la Colne et la Wey entre autres, la rivière, dont le sillon infléchit vers le nord, nous mène à contre- courant au village de Staines et de là à l'île fameuse de la Grande-Charte [Magna Charta), où Jean sans Terre en 1216 fut contraint de signer l'acte qui désarmait à jamais la royauté britannique.

Les hauteurs calcaires dont la Tamise contourne la base à main gauche appartiennent à la chaîne des North-Downs, qui se terminent près du Pas de Calais par les falaises de Folkestone et de Douvres. Ces collines, de 250 mètres d'altitude en moyenne, sont avec les Chiltern-Hills, relief qui s'élève plus au nord et que couvraient jadis de vastes hêtraies, repaires de brigands, les seules intumescences importantes qui accidentent le bassin supérieur du fleuve. Aussi représentent-elles, au sud-ouest de Londres, le rempart défensif du pays. C'est là que se trouve ce village de Dorking où, à la suite de la guerre franco-allemande de 1870, l'imagination d'un Anglais alarmiste a placé le théâtre de la fictive « bataille » que l'on sait.

Quelques pas encore, et nous voici au monticule escarpé qui porte le château

de Windsor.

Quels termes employer pour décrire ce pittoresque amas d'édifices auxquels rien en Angleterre ne peut se comparer? Figurez-vous, au sommet d'une terrasse de 5 ou 600 mètres de longueur, un ensemble de bâtiments, à la fois citadelle, abbaye, prison et palais, composant deux rectangles de forme irrégulière et dominés par une puissante tour ovale. D'épais massifs d'arbres cachent la base des murailles et descendent de là jusqu'à la Tamise. La ville de Windsor, dont le nom saxon signifie « méandre du fleuve », semble agenouillée comme une humble vassale au côté ouest de la fière demeure qui l'écrase de ses créneaux et de ses pignons.

Le château, bâti par Edouard III Plantagenet sur l'emplacement d'une forteresse de Guillaume le Conquérant, couvre plus de 13 000 hectares de terrain. Accru et embelli par tous les princes, il résume, on peut le dire, les annales du royaume.

C'est un dédale presque inextricable de constructions. Au centre se dresse le donjon; puis, de l'est à l'ouest s'étendent en cercle une série de tours intérieures ou extérieures, depuis la tour des Normands et celle du Boi-Jean, près desquelles se trouve l'entrée des visiteurs, jusqu'à la tour Salisbury et à la Curfew tower (tour

WINDSOR ET ETON

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du couvre-feu). Dans le quadrangle de l'ouest se dresse l'admirable chapelle de

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Georges, fondée en 1474 par Edouard IV. C'est un édifice ogival à clochetons, dont la délicatesse et la légèreté rappellent les féeriques décorations de l'Alhambra. A l'intérieur ce ne sont que vitraux, statues, sculptures, marbres précieux, stalles chargées d'arabesques. Là est le caveau qui sert de sépulture aux membres de la famille royale; on y remarque, entre autres œuvres d'art, le mausolée d'Edouard IV, en fer travaillé à la lime par ce Flamand Quinten Massys que nous avons appris à connaître à Anvers. Le palais tout entier, du reste, esl

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Richmond. — Le

paru.

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un véritable musée. 11 y a une salle de Rubens, une de Van Dyck, puis, dans un

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GRANDE-BRETAGNE ET IRLANDE

coin, un cloître gothique aux sombres couloirs bordés de cellules, qui est, à lui seul, une merveille.

Du sommet de la tour Ronde, où conduit un escalier de 220 marches, la vue, par un temps clair, s'étend sur douze comtés, et l'on aperçoit même le dôme de Saint-Paul de Londres. Et quelle délicieuse perspective présente, des fenêtres en

saillie surplombant les terrasses, le clair ruban de la Tamise se déroulant à travers les prairies!

Les environs de Windsor ont été chantés par tous les poètes anglais depuis Shakspeare. Le grand parc, situé au sud du château, représente une véritable forêt, de 10 kilomètres de long sur 5 ou 6 de large, où des milliers de cerfs courent en liberté. C'est en effet un reste d'une de ces anciennes futaies britanniques, dont la New Forest, dans le comté de Hants, et celle de Sherwood, dans le Noltinghamshire, sont deux autres reliefs fameux. Il y a là des troncs d'une vigueur inimaginable; quelques-uns ont même leur légende.

Tel est par exemple le Chêne de Hern, Hem s Oa/c, au pied duquel l'auteur des Joyeuses Commères de Windsor a placé la scène de mystification burlesque où le gros Falstaff joue le rôle de victime. Il s'élève au coin de l'allée de la Reine-Elisabeth, près du fossé dans lequel se tinrent cachés Forth et ses complices. Un braconnier

La Tamise,

WINDSOR ET ETON. ,„

du nom de Hern avait déjà illustré cet arbre, aux fourches duquel il fut pendu et son fantôme, disait-on, y revenait chaque nuit. On m'a cependant affirmé que' le chêne qu'on montre aujourd'hui comme étant celui de Hern n'est pas le véritable; celui-ci aurait été abattu par mégarde à la fin du siècle dernier.

Décrirai-je aussi ces pelouses ravissantes, et surtout ce joli lac, appelé Virginia Water, que le duc de Cumberland fit creuser en 1746 dans le plus idyllique vallon qui se puisse voir? C'est la plus vaste nappe d'eau artificielle qui existe dans toute l'Angleterre. Ombragée de chênes et d'ormes gigantesques, elle forme tout un laby-

WiKâPBI i L'île de la Grande-Charte.

nnthe mystérieux, enjolivé de kiosques, d'obélisques, de pagodes chinoises ou hindoues, que traversent des ponts rustiques et que sillonnent des barques et des gondoles de toute forme. A sa partie sud, un semis de roches ingénieusement disposées figure une digue du haut de laquelle se précipite une cascade qui se change ensuite en un ruisseau murmurant.

A l'ouest de ce lac sans pareil s'étendent les vastes pâtis de Basghot-Heat et le célèbre hippodrome d'Ascot. ;

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Juste en face de Windsor, sur la rive gauche de la Tamise, se montre, au milieu des prairies, le collège d'Elon. Créé en 1440 par Henri VI « pour recevoir,

disait la charte de fondation, 25 pauvres écoliers de grammaire et 25 pauvres vieillards infirmes chargés de prier pour le roi », il constitue aujourd'hui l'école la plus aristocratique d'outre-Manche.

On sait ce que sont en Angleterre ces établissements d'instruction, et combien ils diffèrent des nôtres. Entretenus, non par l'État, mais par des dorts et des legs de particuliers, ils ont leurs statuts, leur domaine, leurs revenus propres, et vivent d'une vie tout indépendante. Leurs membres se recrutent eux-mêmes par l'élection et jouissent des privilèges et des avantages dévolus à l'institution. Les élevés n y sont pas non plus des écoliers comme les nôtres; ce sont plutôt des étudiants, qui pourvu qu'ils assistent aux classes et fassent leurs devoirs scolaires, dis-

Windsor.

Escalier du château

Windsor. — Valléû de la Tamise, vue de la tour Ronde.

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posent à leur gré du reste de leur temps et conservent leur initiative personnelle. Aussi sont-ils plus souvent au dehors qu'enfermés. Cent issues libres s'ouvrent

pour eux sur les prairies et la vaste campagne. Les diverlissements en plein air et les exercices du corps viennent au premier rang; l'étude et le livre restent au second..., très loin au second. On joue au cricket,

à la paume, on pèche à

Windsor. — Cascade Virginia 'Watcr.

ressouvenir classique du temps où la reine Elisabeth bourrait de coups de poing ses dames d'honneur et souffletait seigneurialement le comte d'Essex. L'énergie âpre et brutale du tempérament national continue ainsi de se faire jour dès l'école; on se prépare de la sorte au train de vie du sportsman, qui, plus tard, coiffé de la casquette de velours noir, revêtu de la redingote rouge, du pantalon de peau blanche, des bottes à revers jaunes, montera le cheval de race anglais {hunier), et, suivi du chien de race non

WINDSOR ET ETON

moins anglais {fox-houna), s'en ira chasser le renard dans le comté de Leicester, le canard sauvage dans le pays de Galles, le coq de bruyère dans les Highlands, voire le tigre dans les jungles de l'Inde. Tout, dans cette éducation, est tourné vers le

développement physique.... Sur quoi, je vous prierai de m'expliqucr comment il se l'ait que le peuple qui se pique le plus d'assouplir ses membres est resté, extérieurement, le plus raide et le plus noué qui existe.

A Eton, il n'y a que SOI) ou 900 élèves, sur lesquels 71) internes seulement. Robert Walpple, Chatham, Fox, Canning, y ont étudié. L'édifice, construit en briques, se compose de plusieurs corps de bâtiments encadrant deux cour; ou quadrangks qui communiquent parle porche de la tour de l'Horloge. Dans l'une d'elles, Voûter qua drangle; s'élève la statue en bronze du fondateur. La bibliothèque est une des plus considérables de l'Europe. La chapelle est remarquable par ses boiseries sculptées, ses vitraux et ses mosaïques.

Ce district entier de la Tamise apparaît au touriste comme une verte idylle,

Eton. — Escalier de l'écolo supérieure

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GRANDE-BRETAGNE ET IRLANDE

tantôt contemplée aux feux du soleil, qui fait briller les herbes pleines de sève des prairies, tantôt, et le plus souvent, entrevue au travers de ce voile de brouillards qui donne à la nature britannique « l'air d'un mauvais dessin au fusain sur lequel quelqu'un aurait frotté sa manche ». La caractéristique du climat, en effet, est une humidité constante qui, partout et en toute saison, favorise la croissance du gazon et des haies d'arbustes vigoureux. « S'il ne pleut pas, prends ton parapluie, dit un proverbe anglais; s'il pleut, fais ce que tu voudras. »

Aussi, au delà du détroit, les contrées nues sont-elles une exception. Je n'en connais qu'une, pour mon compte, à la partie sud du pays; c'est cette grande plaine

Etos, vu de la rivièra

5 s==^^Sgl pF=w, de Salisbury que je vous ai fait traverser récem-

ment pour gagner les ruines de Stone-Henge; elle a, par places, des aspects qui rappellent ceux de la Campagne romaine.

Passé le confluent de laLoddon, grossie elle-même de la Blackwater, nous arrivons à celui de la Kennet et à la petite ville de Reading, célèbre par ses biscuits. Ici, nous sommes dans le comté de Berk. Plus en amont, la rivière longe les Chiltern- Hills déjà mentionnés, et bientôt se découvre à nous la grande ville d'Oxford (40000 âmes), où commence le système d'écluses qui finit plus bas àTeddington.

Avec ses ruelles tortueuses, ses vénérables tours, ses édifices à pignons et à baies ogivales, où s'enlacent le chèvrefeuille et le lierre, Oxford « la docte », comme on la nomme, est restée une vraie cité moyen âge, que le temps n'a pas cependant

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