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L'épilogue de la vie de Jésus

Nous allons donner quelques explications sur chacune de ces périodes, en indiquant, dès maintenant, les extraits des évangélistes qui nous serviront, au cours de l'année liturgique, à nous renseigner plus amplement sur les événements qui s'y rapportent.

Et comme on pourrait désirer savoir, de suite, le nombre de ces extraits, nous dirons que, si nous nous sommes arrêté au nombre de cent quatre, — nous faisons abstraction, dans tout cet appendice, des textes commentés dans l'Evangéliaire de la

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Passion, — c'est d'abord, nous le reconnaissons, pour des raisons extérieures à l'étude objective de la vie de Jésus, l'Evangéliaire des dimanches comprenant, comme de juste, les textes qui sont lus aux cinquante-deux dimanches de l'année, ce qui nous a engagé à introduire également cinquante-deux textes dans notre second volume, l'Evangéliaire des fêtes. Pour ces derniers, toutefois, nous les avons choisis de la façon qui nous a paru la plus avantageuse pour compléter heureusement l'étude générale de la vie et de la doctrine de Jésus.

Et si nous disons « la vie et la doctrine de Jésus », c'est, en efïet, que nous voudrions toujours pouvoir distinguer ce que nous appellerions volontiers « les évangiles historiques » et « les évangiles dogmatiques ». Les premiers doivent, pour l'instant, nous préoccuper de façon plus spéciale.

Voici, toutefois, de quelle manière ces différents textes viennent se placer, pour les remplir et les documenter, dans chacune des périodes de la vie du Christ que nous avons indiquées.

1. Le prologue de l'histoirede Jésus. — Pour qui voudrait traiter ex projesso de l'histoire de Jésus, il lui faudrait écrire, en tête de son livre, un triple prologue, qui serait : le premier, prophétique ; le second, dogmatique; le troisième, enfin, d'allure spécialement historique.

L'Evangéliaire, sans faire abstraction du premier prologue, ne nous donnera pas l'occasion de l'étudier expressément ; mais il nous invite, plus d'une fois, à nous reporter à l'ensemble des livres de l'Ancien Testament qui contiennent, comme on sait, toute la préhistoire de Jésus.

Dans l'Evangile de saint Jean, le prologue de cette histoire, malgré les données historiques qu'il renferme, est surtout d'essence dogmatique. C'est le célèbre passage qui commence par ces mots : <( Au commencement était le Verbe, inprincipio erat Verbum », etc. (Jean, i, 1-18.) L'Eglise nous le fait méditer solennellement le jour de Noël, à la messe du jour (Ev. lv) (*). Mais elle veut encore, à cause de son importance exceptionnelle, que nous le lisions, avec le prêtre, chaque fois que nous assistons à la messe : c'est par cette

(*) Nous indiquons ainsi le numéro d'ordre — ce sera l'équivalent d'un chapitre — d'après lequel nous désignons chacun des extraits de l'Evangéliaire, soit dans cette étude préliminaire, soit au cours des explications que nous avons données sur chacun des évangiles des dimanches et des fêtes. Ainsi donc, au lieu de renvoyer le lecteur, par exemple, à T « évangile du premier dimanche de l'Avent », nous mettons simplement, entre parenthèses, cette indication : (Ev. i), parce que, dans notre Evangéliaire, il se trouve être le premier de la série.

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lecture, en effet, que, depuis des siècles, se termine le saint sacrifice (*).

Dans les trois autres Evangiles, — les « Synoptiques », comme on les appelle (**), — le détail historique est plus copieux et nous y trouvons un ensemble de faits importants sur la sainte famille de Jésus et sur les événements surnaturels qui précédèrent immédiatement sa naissance miraculeuse.

U Annonciation à la Vierge (Ev. lxv et év. lxvii), la Visitation à sainte Elisabeth (Ev. lxviii), puis la Naissance et Circoncision de saint Jean-Baptiste (Ev. xcvi), et enfin l'épisode caractéristique des Craintes de Joseph (Ev. xcvm), tels sont les textes que nous avons à méditer, au cours de l'année liturgique et qui nous suffisent à nous fait connaître tout ce qu'il y a d'essentiel dans cette partie des récits révélés qui constituent le prologue de l'histoire de Jésus.

Il faut y joindre l'évangile qui se lit au jour de la Nativité de la Vierge, et où nous est donnée, d'après saint Matthieu, la Généalogie du Christ (Ev. lxvi).

2. L'enfance et la vie cachée. — Cette période est très importante. On l'étudiera avec d'autant plus d'intérêt que la critique naturaliste s'en est occupée, depuis quelques années, avec une insistance particulière, et ce n'était pas, on se l'imagine facilement, pour en mettre en meilleure lumière l'autorité et la bienfaisance.

Mais nous n'avons pas besoin d'y insister, puisque nous lui avons consacré, au cours de ce premier volume, une assez longue étude, à laquelle nous renvoyons le lecteur (***).

Et toutefois, il ne sera pas inutile de noter, encore une fois, l'importance que l'Eglise attribue, on n'en saurait douter, à ces premiers chapitres de l'histoire de Jésus. Il suffira, pour le faire entendre, de remarquer qu'elle a voulu qu'il figure, pour ainsi dire, presque tout entier, dans les textes de choix qu'elle nous fait lire à la messe des dimanches et des fêtes. Voici la liste des passages relatifs à F enfance de Jésus que nous aurons à commenter au cours de notre Evangéliaire. Ils sont au nombre de huit, à savoir :

(*) Il y aurait, à ce sujet, à faire quelques restrictions : on les trouvera formulées dans Nicolas Gihr, le Saint Sacrifice de la messe, vol. II, p. 505. Lethielleux, éditeur.

(**) « Nos trois premiers Evangiles, Matthieu, Marc, Luc, sont désignés ensemble par le nom d'Evangiles synoptiques, — nous dirions en français évangiles parallèles, — parce qu'ils rapportent la vie et l'enseignement de Jésus dans une suite dont les grandes lignes sont les mêmes ; parce qu'ils rapportent pour une part les mômes événements et les mêmes discours; et parce qu'ils s'expriment, en maints passages, dans des termes identiques ou synonymes. » (P. Battifol, Six leçons sur les Evangiles, p. 6 i .)

(***) Cf. la lecture sur l'Évangile de V enfance, p. 32-52.

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La naissance de Jésus et l'annonciation aux bergers (Ev. lui) ; L'adoration des bergers (Ev. liv) ; La Circoncision (Ev. lvii) ;

La Présentation de Jésus au Temple et la Purification de la Vierge (Ev. lix) ;

La présentation avec l'histoire du vieillard Siméon et d'Anne la prophétesse (Ev. v) ;

L'Epiphanie ou l'histoire des mages (Ev. lviii) ;

La fuite en Egypte et le massacre des Innocents (Ev. lvi) ;

Jésus au Temple parmi les docteurs (Ev. vi).

3. Transition a la vie publique. — Nous groupons sous ce titre un certain nombre de faits évangéliques qui, sans suffire pour constituer, à proprement parler, une période spéciale et bien déterminée dans la vie de Jésus, ne pouvaient, toutefois, être confondus soit avec les récits de son enfance, soit avec ceux de son ministère public, tels que nous les donnent les Synoptiques.

Peut-être y aurait-il lieu d'y faire rentrer quelques-uns des faits que saint Jean l'évangéliste nous a racontés au début de son livre. Nous avons cru plus sage, toutefois, de les placer, comme des épisodes, dans la suite du récit du ministère galiléen (*).

Quatre textes de notre Evangéliaire des dimanches restaient donc pour remplir cette période de transition :

Saint Jean-Baptiste commence sa mission effective (Ev. iv) ;

Saint Jean-Baptiste envoie ses disciples interroger Jésus (Ev. n);

Les Juifs envoient quelques-uns d'entre eux interroger saint Jean- Baptiste (Ev. m) ;

La tentation de Jésus au désert (Ev. xv).

Il y faut joindre, dans V Evangéliaire des fêtes, le récit du Baptême de Jésus (Ev. xcix), que nous aurons à commenter — cette coïncidence est assez curieuse — au jour de la fête du patronage de saint Joseph.

Nous ne croyons pas nécessaire d'insister sur ce groupe, le commentaire de chacun des textes cités nous ayant donné l'occasion de fournir, au fur et à mesure qu'ils se présentaient, toutes les explications désirables.

Il en va différemment pour le groupe suivant, au sujet duquel nous croyons devoir présenter des explications assez détaillées : on comprendra, après les avoir lues, pourquoi nous avons voulu les étendre aussi longuement.

(*) C'est le cas, par exemple, du célèbre entretien de Jésus avec Nicodème (Ev, lxiii).

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4. En Galilée. — A Jérusalem, ou plutôt dans ses environs immédiats, se sont passés les événements delà vie de Jésus à la fois les plus admirables et qui comptent le plus dans l'œuvre de notre rédemption. A Bethléem, en effet, qui n'est guère éloignée que d'une heure de voiture environ de la ville sainte, c'est là que Jésus est né, dans les circonstances tout à fait extraordinaires que l'on sait : et ce fut au mont Calvaire, à quelques pas de Fenceinte de l'ancienne Jérusalem, qu'il acheva sa vie, en mourant, pour nous, sur la croix.

Son histoire donc, pour ceux qui, comme les mystiques et les poètes, se contentent de la considérer par ses plus hauts sommets, à Fancienne manière, — Christus natus, Christus passus, — semble se situer à Jérusalem, presque exclusivement. Et il faut avouer que beaucoup de gens, même parmi les voyageurs de Terre sainte, ressemblent à ces pèlerins russes, de culture un peu fruste, qu'on rencontre par milliers à Jérusalem, et qui se résignent difficilement à croire qu'ils ne connaissent pas tous les lieux où s'est écoulée la vie de Jésus, quand ils se sont prosternés dans l'église du Saint- Sépulcre et agenouillés dans la basilique de Nazareth.

Aussi bien, sitôt achevées leurs dévotions à Jérusalem, les pèlerins russes ne songent plus qu'à regagner Jafîa et de là, au plus vite, leur patrie : ils s'en vont sans avoir rien connu du vrai pays de Jésus, celui où se passa, avec toute sa vie cachée, la plus grande partie de sa vie publique, la Galilée, enfin, et plus spécialement, les environs du lac de Tibériade.

Mieux conseillés et plus sagement conduits, les pèlerins français n'abordent pas la Terre sainte directement à Jaffa, mais à Caïffa, dans la baie du Garmel, à dix heures de navigation de Jaffa (*) . Leurs caravanes s'engagent ensuite sur la route qui conduit, en quatre heures environ, à Nazareth, où Jésus vécut son enfance et sa vie cachée. Pendant le séjour qu'on y fait, et qui n'est pas uniquement consacré aux pieuses pratiques de dévotion, les pèlerins ne manquent pas de monter sur les hauteurs qui dominent la ville, afin de s'instruire, devant le magnifique panorama qui se déroule alors à leurs yeux, des données topographiques les plus essentielles pour comprendre l'ensemble de la vie du Christ.

(*) Nous renvoyons, pour préciser tous ces détails, à la Palestine d'aujourd'hui, du R. P. Zanecchia, 0. P., édition française publiée récemment par la librairie Lethielleux. Consulter également B^edeker, Palestine et Syrie, édition française de 1893, et, de préférence, l'édition allemande, qui est plus récente. Le Guide de la Terre sainte, du Fr. Liévin, quoiqu'un peu démodé, offre toujours de précieuses ressources. Pour ce qui est des différents ouvrages de Guérin, il me semble que, malgré leur ancienneté relative, ils n'ont presque pas vieilli.

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Après une halte — elle est nécessaire — au couvent des Pères Salésiens, planté fièrement tout en haut de la montagne, on s'avance encore de quelques pas dans les champs, et là, tout à coup, un immense horizon se lève devant vous. C'est la région nord de la Galilée, puis le pays de Tyr et de Siclon, que visita Jésus avant de gagner une dernière fois Jérusalem, pour y mourir ; puis, très au loin, et sur la droite, au nord de l'ancienne Gésarée de Philippe, les derniers contreforts de F Anti-Liban, que surplombent les trois sommets de FHermon, la montagne neigeuse dont parlent si souvent les récits de l'Ancien Testament. A gauche, dans le lointain, on devine la grande mer et la baie de Caïffa (Hèpha).

Si l'on se retourne maintenant, la vue change soudain, tout en restant aussi admirable et non moins instructive. Par-dessus Nazareth, qui s'étage, toute blanche, sur les flancs de la montagne, on aperçoit devant soi une plaine immense, ourlée de collines assez élevées, et même de montagnes, comme le Thabor, et qui semblent s'étendre, à perte de vue, très loin, très loin..., jusqu'à Jérusalem, vous disent, avec un enthousiasme communicatif, les pèlerins qui ont déjà fait le voyage. C'est la plaine d'Esdrelon, celle de Naplouse, ou de Sichem, la Samarie, enfin, à travers laquelle on se glisse, en trois journées de cheval, jusqu'à la ville sainte (*).

Mais là n'est pas encore la leçon la plus instructive de ce panorama de Nazareth. On vous invite de nouveau à vous retourner vers le nord-est, où se trouve, vous dit-on, le pays de Tibériade et la mer de Génésareth. Vous ne distinguez rien, cependant, dans cet horizon tout rayé de collines qui semblent se croiser et s'entrecroiser à l'infini. Là, cependant, on vous le répète, s'est passée presque toute la vie apostolique du Sauveur, Nazareth, sa patrie, n'ayant pas voulu accueillir sa parole libératrice (**).

Vous n'avez pas de peine à vous décider à l'expédition de Tibériade et vous ne demandez plus qu'à vous mettre en route.

Ce sont alors, et de nouveau, près de trente-cinq kilomètres de voiture, pour arriver, après une halte au village de Cana, à cette mer en miniature, joyau de la Galilée, que les écrivains de l'Ancien Testament appellent « la mer de Chinneroth », et ceux du Nouveau,

(*) Nous indiquons ici le chemin le plus direct pour aller de Nazareth à Jérusalem. A cause de l'antipathie qui régnait entre les Juifs et les Samaritains, il arrivait très souvent que les Juifs préféraient prendre une autre route, bien qu'elle fût plus longue et plus pénible : ils passaient donc de l'autre côté du Jourdain et traversaient la Pérée, pour descendre à Jérusalem par Jéricho. Notre-Seigneur a suivi, selon les nécessités de son ministère, l'une ou l'autre route.

(**) On voit fort bien, de la maison des Salésiens, le Djebel Kafzel ou « montagne du Précipice », qui rappelle un épisode caractéristique du ministère de Jésus à Nazareth, quand les Juifs, après l'avoir chassé « de la ville, le menèrent jusqu'au sommet de la montagne sur laquelle leur ville était bâtie, afin de le précipiter en bas ». (Luc, îv, 29.)

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« mer de Galilée » ou « lac de Génésareth », ou encore « lac de Tibériade ».

Là, sur les bords de ce lac ou dans ses environs, se sont déroulées les scènes les plus nombreuses et les plus caractéristiques du ministère public du Sauveur. Son aspect, aujourd'hui, est désolé, malgré la splendeur du site et la richesse des plaines avoisinantes : on sent que reflet des malédictions prononcées par le Christ n'a pas encore cessé de s'y faire sentir. Mais il faut, par un effort, facile du reste, d'imagination, faire revivre tous ces villages d'élection qui couvraient jadis les collines en pente douce encadrant le lac, à Test età l'ouest : Tibériade, d'abord, l'opulente résidence d'Hérode, mais aussi Magdala, patrie de Madeleine, Gérasa, Corozaïn, Bethsaida, illustrées chacune par les miracles de Jésus., et surtout Gapharnaùm, dont plus rien ne reste aujourd'hui, mais qui fut, pour ainsi dire, le centre des opérations de Jésus, au cours de son ministère galiléen, et véritablement « sa ville », comme l'appelle quelque part un des historiens de sa vie.

Tel fut le théâtre de la première période de la vie publique de Jésus. En disant qu'elle se passa tout entière en Galilée, nous n'avons pas la témérité, par exemple, de nier l'authenticité du témoignage de saint Jean qui nous montre Jésus, pendant cette période, descendant plusieurs fois à Jérusalem (*), Mais nous voulons faire entendre par là, que, dans cette région, et plus spécialement autour du lac de Tibériade, se déroulèrent presque exclusivement les grandes scènes de la première période de son ministère. C'est pour cela que nous avons voulu la faire connaître avec quelques détails, au risque d'introduire, dans notre exposition rapide, ce qui paraîtra peut-être, à quelques-uns, un hors-d'œuvre et une digression.

Reste maintenant à indiquer brièvement les textes de notre Evangéliaire qui se rapportent à cette période.

Ils sont au nombre de vingt-neuf et pourraient se répartir en deux groupes, selon qu'ils ont trait aux paroles du Christ ou à ses actions, — et l'on remarquera que ces actions sont principalement ses miracles.

Cette division, je lésais, n'a rien de « scientifique ». Et toutefois, chaque dimanche, avant de méditer l'évangile, il est bon de se la remettre en mémoire, ne serait-ce que pour arrêter de suite la méthode avec laquelle on se mettra à l'étudier : pour les évangiles d'action, cela va sans dire, les considérations de topographie et de chronologie seront plus utiles que dans l'étude des évangiles d'al-

(*) Saint Jean mentionne cinq voyages de Jésus à Jérusalem, alors que les Synoptiques ne parlent que d'un seul, celui qui amena sa mort. « Mais il faut se rappeler qu'ils s'attachent de préférence à retracer le ministère galiléen ; leur silence n'équivaut pas à une négation. » (P. Calmes, l'Evangile selon saint Jean, p. 177.)

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lure strictement dogmatique. Il sera bon, dans la pratique, de ne jamais l'oublier.

En tète des « évangiles de miracles » se placerait, comme de juste, les Noces de Gana, « le premier des miracles que fit Jésus, à Cana de Galilée » (Ev. vu), et la Guérison du fils de l'ojficier de Capharnaùm (Ev. xlviii), dont le double récit est emprunté, — et ce choix est significatif — à l'Evangile de saint Jean.

Nous mettrions à cet endroit, dans un catalogue qui voudrait suivre, autant que possible, l'ordre chronologique, Y Appel des quatre disciples (Ev. lxxi), qui se rattache de très près, soit aux noces de Gana, soit au récit de la Pêche miraculeuse (Ev. xxxn).

Pour ce qui est du passage de l'Entretien de Jésus avec Nicodème (Ev. lxiii), sans vouloir prétendre à le situer exactement dans le temps, nous imiterions les historiens de la vie de Jésus qui le placent après les noces de Cana, au début du ministère public.

Les textes relatifs à la vocation des apôtres et aux instructions que leur donne Jésus pourraient également être considérés, d'ensemble, à cette place, sans vouloir trop exactement les placer dans la trame des actions du Christ qui se déroule à nos yeux. Or, nous avons à commenter, dans l'Evangéliaire, un certain nombre de textes de cette catégorie. Nous avons déjà cité le récit, d'après saint Matthieu, de la vocation de quatre disciples (Ev. lxxi). Voici d'autres textes de la même série :

La vocation de saint Matthieu (Ev. lxxix) ;

Jésus choisit douze apôtres (Ev. lxxiii) ;

Instruction de Jésus à ses apôtres (Ev. lxxii, lxxviii, xcv).

Il faut citer ici, comme un texte hors série, le récit de la Décollation de saint Jean-Baptiste (Ev. xcvn).

Voici maintenant un groupe de six miracles, appartenant aux débuts du ministère galiléen, et qui ont tous été expliqués dans l'Evangéliaire des dimanches. Ce sont :

La guérison du paralytique (Ev. xlvi) ;

La guérison d'un lépreux ou du serviteur d'un centurion (Ev. vm) ; La résurrection du fils de la veuve de Naïm (Ev. xliii) ; La tempête apaisée (Ev. îx) ;

La résurrection de la fille deJaïre et la guérison de Vhémorrhoïsse (Ev. li);

La première multiplication des pains (Ex. xvm).

Ce récit de la première multiplication des pains est emprunté à saint Jean, qui se rencontre ici, et le fait est à noter, avec les trois Synoptiques. On signale assez souvent ce grand miracle comme séparant le ministère de Jésus en deux parties, de telle façon qu'on pourrait classer assez justement toutes les autres actions de sa vie publique selon qu'elles ont précédé ou suivi le miracle de la première multiplication des pains : il n'est donc pas inutile, dès maintenant, d'en remarquer l'importance.

On devra compléter ce récit, dans notre Evangéliaire, par l'étude

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de l'évangile de la Fête-Dieu (Ev. lxi), qui contient l'annonce et la promesse de l'eucharistie. Ce texte, en effet, est emprunté au même chapitre de saint Jean (vi, 56-59), qui renferme le récit de la première multiplication des pains (vi, 1-15), et il est bon de ne pas séparer l'un de l'autre.

L'évangile de la Fête-Dieu rentrerait déjà dans le second groupe, celui des évangiles didactiques, où sont consignés les principaux enseignements de Jésus : ceux de la période galiléenne seront largement représentés dans notre Evangéliaire.

Nous y trouvons d'abord cinq extraits fort importants du « Discours sur la montagne », à savoir :

Les Béatitudes (Ev. xci) ;

Les disciples sel de la terre et lumière du monde (Ev. en) ; La charité (Ev. xxxm) ;

Du mépris des richesses et de la confiance en Dieu (Ev. xlii) ; Les faux prophètes (Ev. xxxv).

Un heureux complément de cet enseignement nous sera donné par un extrait du « Discours dans la plaine » rapporté par saint Luc, et qu'il faut identifier, d'après les commentateurs les plus autorisés, avec le grand discours conservé par saint Ma tthieu : ce passage traite de la Charité dans le cœur et dans les jugements (Ev. xxix).

Nous commenterons encore, pour achever cette étude de l'enseignement galiléen, l'évangile du Commun des martyrs où il est traité des Conditions nécessaires pour devenir disciple de Jésus (Ev. lxxxiv).

Tous 'ces extraits ont rapport à l'enseignement direct de Jésus. Mais il y a encore l'enseignement indirect ou parabolique.

Le Christ a fait usage de ce genre d'enseignement pendant tout le cours de son- ministère, et même à la veille de sa Passion : il semblerait, pourtant, l'avoir préféré tout spécialement pendant sa prédication galiléenne.

C'est d'ailleurs à cette période que se rapporte le groupe le plus célèbre de ses paraboles, celles sur « le royaume des cieux », consignées également dans le récit des trois Synoptiques, mais plus spécialement dans saint Matthieu, en son xme chapitre, dont notre évangéliaire contient la partie la plus notable : la Parabole du bon grain et de l'ivraie (Ev. x), la Parabole du grain de sénevé et du levain (Ev. xi), et enfin la triple Parabole du trésor enfoui, de la perle et de la seine (Ev. xc).

Pour ce qui est de la Parabole du semeur (Ev. xm), que nous lisons au dimanche de la Sexagésime,, elle est empruntée, non pas à saint Matthieu, mais à saint Luc.

Ce n'est pas le moment d'insister, même au point de vue de la chronologie et de la topographie, sur chacun des extraits dont nous venons de donner la liste rapide. Mais il nous semble que, rien

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qu'à les considérer dans une vue d'ensemble, on verra de suite tout le parti qu'on en peut tirer pour la connaissance de cette période du ministère public de Jésus.

Et ainsi, pour qui aura eu la patience et la sagesse de replacer chaque fois son évangile dans le cadre qui lui convient, il arrivera naturellement qu'il connaîtra cette période beaucoup plus complètement, et même plus harmonieusement, que s'il l'avait étudiée d'ensemble, et d'une seule fois, dans ces suites ordonnées que lui proposent, toutes faites, les historiens didactiques de la vie de Jésus.

5. Voyage dans le nord et au pays des geistils. — Il est vraiment instructif d'avoir à noter que les étapes du- ministère public de Jésus se marquent, pour ainsi dire, par l'histoire de ses échecs successifs auprès de ceux qu'il entreprenait d'évangéliser : quand chacun de ses échecs est bien avéré, et que sa vie elle-même est mise en danger, alors il s'en va, pour échapper à ses persécuteurs, il fuit, toujours plus loin, jusqu'au jour où son heure étant enfin venue, il s'offre de lui-même, et parce qu'il le veut, et comme il le veut à ceux qui, demandant depuis si longtemps sa mort, l'obtiennent enfin, non pas de Pilate, de Caïphe ou d'Hérode, mais, à dire vrai, de Jésus lui-même, qui sait que l'heureuse consommation de son ministère est à ce prix.

S'il a consacré la plus grande partie de ses journées de ministère à la Galilée, c'est que celle-ci, pendant plus longtemps, l'avait écouté avec beaucoup de curiosité, du moins, mêlée d'étonnement et de suffisamment de respect. C'est encore, et surtout que, de très bonne heure, il avait été obligé de fuir Jérusalem et la Judée « parce que les Juifs cherchaient à le tuer ». (Jean, vu, 1.) Nous avons déjà dit que, pour une cause semblable, il avait abandonné Nazareth, sa patrie, pour se réfugier, plus à l'est, dans les environs du lac de Galilée.

Mais là encore, malgré d'éclatants miracles et des triomphes dont il s'efforçait vainement d'atténuer la splendeur, il ne tarda pas à échouer devant l'hypocrisie tenace et la jalousie croissante des pharisiens et des docteurs. Il ne lui reste plus qu'à fuir. La période de son ministère galiléen proprement dit est vraiment finie, et s'il revient encore dans ces régions, ce ne sera plus qu'en passant, parce qu'il y sera forcé par les nécessités d'un itinéraire, quand il lui faudra, par exemple, regagner la Judée où l'attendent, à la fois, son dernier échec et son premier triomphe qui ne doivent pas être éphémères.

Auparavant, toutefois, il veut se recueillir pour la dernière bataille, et aussi pour compléter, dans une paix plus parfaite, la formation apostolique de ces disciples de choix auxquels il confiera, avant de s'en aller, les destinées de « son royaume », c'est-à-dire de l'Eglise. Cette période, qui a pu durer cinq à six mois, est

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extrêmement importante dans l'histoire du ministère de Jésus, et plus décisive, encore, que la période galiléenne. Elle se passe, en grande partie, dans les provinces païennes qui entourent la Galilée, au nord et à l'est.

Jésus y vit en ermite, ou plutôt en banni, errant de désert en désert, acceptant de moins en moins l'hospitalité des villes, sans n'avoir plus, vraiment, « de pierre où reposer sa tête ». Ses itinénéraires, par là même, deviennent extrêmement compliqués.

Saint Marc, par exemple, nous le montre quittant le pays de Génésareth « pour s'en aller dans le territoire de Tyr et de Sidon » (vu, 24), puis, quittant de nouveau le territoire de Tyr, revenant, par Sidon, vers la mer de Galilée, en traversant le pays de laDécapole (*)(vn, 31), faisant un séjour à Bethsaïda (vin, 22-26 et, de là, montant à Césarée de Philippe (vin, 27): il nous raconte ensuite comment Jésus traversa de nouveau la Galilée (ix, 29-49), pour gagner « les confins de la Judée, au delà du Jourdain (x, 1), où commence ce dernier voyage vers Jérusalem que nous avons appelé la sixième période de son ministère public.

Nous avons dans notre Evangéliaire, six textes seulement qui se rapportent à la période du ministère de Jésus dont nous venons de parler. Voici les titres sous lesquels nous les pouvons désigner :

Guérison du sourd-muet de la Décapole (Ev. xxxix) ;

Seconde multiplication des pains (Ev. xxxiv) ;

La confession de saint Pierre (Ev. lxxx) ;

La transfiguration de Notre-Seigneur (Ev. xvi) ;

Qui est le plus grand dans le royaume des deux ? (Ev. ci) ;

Parabole du serviteur sans pitié (Ev. xlix).

Ces textes, relativement peu nombreux, seront néanmoins tout à fait suffisants pour nous faire connaître l'ensemble de cette période et ses détails les plus caractérisques.

Nous regrettons, toutefois, de n'avoir pas eu à commenter l'histoire de la Ghananéenne, d'abord à cause de sa délicate tendresse, et ensuite parce qu'elle renferme des enseignements très particuliers, ne serait-ce que par suite de ce fait que ce miracle fut, par une exception unique, accompli en terre proprement

(*) La Décapole était, comme son nom nous l'indique, cette confédération de dix villes, semi-païennes, qui formaient une des cinq provinces delà Palestine au temps de Jésus. Trois de ces provinces étaient situées à l'ouest du Jourdain — la Judée, la Samarie et la Galilée — et deux à l'est, la Pérée ou Transjordane et la Décapole. Ces deux dernières ne faisaient point partie' du domaine juif proprement dit : les Juifs, par exemple, n'avaient jamais pu soumettre les dix villes de la Décapole, qui continuaient à être regardées comme païennes et ennemies irréconciliables du vrai peuple de Dieu. Les régions au nord de la Galilée appartenaient à la province impériale de Syrie.

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païenne et en faveur d'une personne qui n'appartenait pas à la nation juive (*).

Mais nous y avons, en revanche, avec le récit de trois miracles fort instructifs, celui de cette admirable confession de saint Pierre, qui est le fait capital de toute la période et dont l'importance prime, de beaucoup, tous les autres. Il faut, dès maintenant, la signaler avec soin.

Ce jour-là, en effet, se soulevait pour la première fois le voile qui couvrait encore la divinité de Jésus, et, dans le même temps, ses disciples recevaient, et nous par eux, l'annonce de la promesse efficace que l'œuvre qu'il était venu fonder ne périrait pas avec lui, mais qu'elle se continuerait, jusqu'à la consommation des siècles, dans une institution surnaturelle qu'il appelle déjà «l'Eglise », que Pierre serait l'apôtre spécialement désigné, et par lui-même, pour présider à cet établissement, et qu'enfin, pour que toutes ces promesses puissent se réaliser, il fallait que lui, le fils de Dieu, fût mis à mort par ses ennemis.

La première prédiction de la Passion eut lieu, en effet, dans cette mémorable journée de Gésarée, après la confession de saint Pierre et l'institution de sa primauté apostolique. Elle devait être suivie de deux autres encore avant qu'elle reçût, à Jérusalem, son entier accomplissement.

6. En route pour Jérusalem. — Ce titre, que nous empruntons au P. Rose, nous semble très convenable pour classer, à l'exemple de saint Luc, non seulement les faits que les trois Synoptiques s'accordent à rapporter à ce voyage, mais un certain nombre encore, — beaucoup sont propres au récit de saint Luc, — qui rentreraient moins facilement dans une autre période de la vie de Jésus.

« Cette section occupe, dans l'Evangile de saint Luc, une place considérable, on peut dire la première. Pour s'en rendre compte,

(*) L'Eglise nous fait lire cet évangile à la messe du jeudi de la première semaine de Carême. (Matth., xv, 21-28.) La guérison de la fille de la Chananéenne n'est pas, comme miracle, plus caractéristique que les autres guérisons que nous rencontrons dans l'Evangile. Mais comme elles paraissent admirables, la foi de cette pauvre femme et sa persévérance dans la prière! Et si Jésus semble d'abord vouloir la repousser par ses dures paroles, — je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël. . . il n'est pas bon de prendre le pain des enfants et de le donner aux chiens, — ce n'est, à dire vrai, que pour provoquer la belle réponse de la Chananéenne : « Il est vrai, Seigneur, mais les petits chiens mangent des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres! » Dans une occasion semblable, quand il guérit le fils d'un officier païen, lui aussi, — mais c'était en territoire juif, à Capharnaùm (Ev. xlviii), — Jésus avait pu dire, par un triste retour sur l'inefficacité de sa mission : « En vérité, je n'ai pas trouvé une si grande foi en Israël ! »

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il suffit d'instituer une comparaison'avec saint Marc et saint Matthieu. Chez ceux-ci, le voyage de Jérusalem est raconté en deux chapitres; chez saint Luc, il en comprend dix (ix, 51 à xix, 27)... On appelle cette partie communément section péréenne ou section samaritaine : les deux termes ne sont pas adéquats. Elle se présente comme un journal de voyage dont le point de départ est la Galilée et le terme Jérusalem. L'évangéliste rappelle à tout instant que Jésus est en marche (ix, 51 et 53; xiii, 22 et 23; xvn, 21 ; xvm, 31 ; xix, 11 et 28). Il n'en marque pas les étapes : vouloir en reconnaître les traces est une tentative vaine, que l'on doit abandonner (*). »

Aussi bien, l'intérêt de semblables localisations est, dans l'espèce, assez secondaire. A partir de ce moment, il faut se garder d'y mettre trop d'insistance, par crainte que des préoccupations de ce genre nous fassent perdre de vue les enseignements dogmatiques et moraux qui deviennent de plus en plus importants, à mesure que nons approchons du dénouement de la vie de Jésus.

Notre Evangéliaire renferme un nombre relativement considérable de passages qui se rapportent à cette période du dernier voyage à Jérusalem. Il y en a vingt, en effet, dont trois, seulement, sont empruntés à saint Matthieu :

La récompense du renoncement pour suivre Jésus (Ev. xcm) ;

Parabole des vignerons (Ev. xn) ;

Le vœu de la femme de Zébédée (Ev. lxxiv).

C'est à l'Evangile de saint Luc que sont pris les autres textes. Nous nous bornons à en donner les titres, en les présentant d'après l'ordre que nous avons cru le meilleur pour les grouper :

Mission des soixante-douze disciples (Ev. lxxxii) ;

Le bon Samaritain (Ev. xl) ;

Marthe et Marie (Ev. lxix) ;

Discours sur le démon (Ev. xvn et év. lxx) (**) ;

Désintéressement et confiance en Dieu (Ev. lxxxviii).

Parabole du grand festin (Ev. xxx),

Paraboles de la brebis et de la drachme perdues (Ev. xxxi) ; Parabole de l'économe infidèle (Ev. xxxvi) ; Guérison de dix lépreux (Ev. xli) ; Parabole du pharisien et du publicain (Ev. xxxvm); Troisième annonce de la Passion et guérison de l'aveugle de Jéricho (Ev. xiv) ;

Episode de Zachée (Ev. civ);

(*) V. Rose, V Enang il e selon saint Luc, traduction et commentaire, p. 102-103.

(**) 11 est assez curieux d'avoir à noter que les deux derniers versets de saint Luc (xi, 27-28) qui terminent ce discours sur le démon servent d'évangile au commun des fêtes de la sainte Vierge. Mais il suffît de les relire pour comprendre la raison de ce choix.

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Parabole des mines (Ev. c) ;

Le sabbat et la première place au festin (Ev. xliv) ;

A quelles conditions on devient disciple de Jésus (Ev. lxxxiii).

Je rapprocherai ces textes de l'évangile de la Quinquagésime (Ev. xiv), le passage de saint Jean où Jésus prédit son exaltation sur la croix (Ev. lxiv), à cause de la similitude des sujets, mais sans prétendre en tirer aucune conclusion pour l'identification chronologique.

7. Le dernier ministère a Jérusalem. — Nous voici maintenant parvenus à la dernière période du ministère de Jésus, celle qui précède immédiatement sa passion et sa mort. Cette période semble avoir été courte, bien qu'extrêmement remplie : en s'inspirant de vraisemblances très autorisées, qui sont d'ailleurs appuyées par les directions liturgiques, on pouvait presque soutenir qu'elle n'a peutêtre duré que trois ou quatre jours et que, s'ouvrant avec le triomphe des Rameaux, dont l'Eglise célèbre la mémoire au dimanche qui précède la Semaine sainte, elle se termine avec les derniers échos du fameux discours eschatologique.

Mais ces quatre jours furent extrêmement fertiles, pour le Christ, en actions et surtout en discours mémorables. Les évangélistes en ont conservé un bon nombre. Notre Evangéliaire contient quinze textes qui relèvent de cette série :

L'entrée triomphante à Jérusalem (Ev. xx) ;

Jésus pleure sur Jérusalem (Ev. xxxvn) ;

Les sadducéens et la résurrection des morts (Ev. cm);

Satan homicide (Ev. xïx) ;

Allégorie du bon Pasteur (Ev. xxm) ;

Parabole du festin nuptial (Ev. xlvii) ;

Le denier de César (Ev. l) ;

Le grand commandement (Ev. xlv) ;

Jésus prédit à ses disciples de redoutables persécutions (Ev. xciv) ; Les signes qui précéderont la ruine de Jérusalem (Ev. lxxxv) ; Le dernier avènement du Christ (Ev. i) ;

Jésus annonce la ruine de Jérusalem et les signes qui précéderont la fin du monde (Ev. lu) ; Sur la vigilance (Ev. xen) ; Parabole des dix vierges (Ev. lxxxix) ; Parabole des talents (Ev. lxxvi).

8. La Passion. — Nous avons déjà dit, dans l'avant-propos de cet Evangéliaire, que le récit de la passion du Sauveur n'appartient pas, à proprement parler, à FEvàngéliaire des dimanches et des fêtes et que, pour cette raison, ne pouvant nous résoudre à le sacrifier, nous avons résolu de lui consacrer tout un volume, qui

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sera le troisième de l'ouvrage. Nous nous réservons donc à ce moment de traiter les questions qui s'y rapportent.

Notons, toutefois, que l'Evangéliaire des dimanches et des fêles renferme au moins un épisode de la Passion, celui du Coup de lance qui se lit au jour de la fête du Sacré-Cœur, et de notables extraits du fameux discours après la Cène rapporté par saint Jean :

Instruction du Christ à ses apôtres (Ev. lxxv) ;

Union à Jésus dans V Esprit- Saint, dans la paix et dans la joie (Ev. xxvm) ;

Allégorie de la vigne (Ev. lxxxvi);

Jésus prédit des persécutions à ses disciples (Ev. lxxxii) ;

Jésus prédit des persécutions à ses disciples (Ev. xxvn) ;

Le dernier adieu et les dernières promesses de Jésus (Ev. xxiv) ;

Le Christ médiateur: confession des apôtres (Ev. xxvi).

Ces copieux extraits du discours d'adieu sont fort instructifs à méditer, et nous n'avons pas manqué, dans nos commentaires, d'en faire ressortir toute l'importance. Mais, encore une fois, ils ne peuvent remplacer l'histoire même de la douloureuse passion de Jésus : on la trouvera, longuement détaillée, dans notre troisième volume.

9. L'épilogue de la. vie de Jésus. — Nous voici enfin parvenus au terme de la vie de Jésus, et nous n'aurions pas manqué d'y insister, en raison de l'importance des faits qui s'y trouvent consignés, si nous ne l'avions déjà fait dans l'étude de la Résurrection qui suit l'évangile de Pâques.

Nous y renvoyons donc le lecteur, nous bornant à donner ici la liste des évangiles qui se rapportent à cette période. Ils sont au nombre de cinq :

Les saintes Jemmes au sépulcre (Ev. xxi) ;

Apparition aux Onze et à saint Thomas (Ev. xxn et év. lxxxi) ;

Le Christ, saint Pierre et saint Jean (Ev. lxxvi) ;

L'Ascension (Ev. lx).

A partir de la période du dernier voyage à Jérusalem, il n'y avait plus, nous le croyons du moins, qu'un intérêt très secondaire à multiplier les indications de chronologie et de topographie en vue de la méditation des textes de l'Evangéliaire. Peut-être même les avons-nous accumulées plus que de raison, au risque de laisser croire que nous mettons les problèmes de ce genre au premier rang de ceux que nous voudrions aider à résoudre.

Il n'est pas besoin d'avertir qu'il en va tout autrement, et que nos commentaires des Evangiles sont inspirés par des préoccupations d'un ordre très différent. Nous l'avons dit suffisamment dans notre introduction pour qu'il soit utile d'y revenir en finissant cette étude sur l'Evangéliaire et les grandes périodes de la vie de de Jésus.

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