‹ L'Évangéline de Longfellow et la Suite merveilleuse d'un poèmeChapitre 14 sur 56 · INT · texte numérisé non relu

INT

L'arrivée du notaire René Leblanc.

Portrait du vieillard.

La conversation reprend, toujours sur le même sujet. Le vieux notaire est d'avis que la justice finira par triompher, et cite son anecdote familière de la pie voleuse.

Rédaction du contrat de mariage.

Le notaire se retire,

Pour oublier un moment leurs sombres préoccupations, les deux chefs de famille (Bellefontaine et Basile) entament une partie de dames.

Pendant ce temps, les amoureux contemplent le clair de lune sur la mer.

Fin de la veillée et séparation.

Etat d’âme d’Evangéline dont l’amour est si chaste.

Le lendemain, les Acadiens se rendent par groupes nombreux à la convocation de Winslow. Chaque maison du village de Grand-Pré est comme une auberge où tous les voisins sont accueillis et festoyés.

Chez Benoît Bellefontaine on banquette et l’on danse en l'honneur des fiançailles d'Evangéline et de Gabriel.

Mais la cloche sonne, le tambour roule, et les hommes s’assemblent à l’église où le commandant du corps de débarquement, suivi d’une forte escorte, entre à son tour.

Il leur lit la « commission royale »

(le texte en est résumé) par laquelle les Acadiens sont retenus prisonniers et dépouillés de tous leurs biens.

Stupeur des Acadiens.

Protestation enflammée du père de Pauline que les gardes répriment brutalement.

Les Acadiens se portent tout d'une masse vers la sortie de l’église, à la suite de Winslow et de son état-major, mais sont durement refoulés : ils demeureront prisonniers dans le sanctuaire jusqu’à ce que soient prêts les vaisseaux qui doivent les emmener en exil, eux et leurs familles.

Les femmes rôdent en pleurant autour de l’église changée en prison.

Le cœur plein d’anxiété, Pauline attend longtemps, ce soir-là, le retour de son père et de ses frères.

L'aveugle est resté à la maison.

Car. V

Le lendemain matin, les femmes acadiennes se rendent en corps à l’église et demandent à voir les prisonniers. Elles sont admises par petits groupes à pénétrer auprès de leurs maris et de leurs fils.

Soudain, la porte de l’église s'ouvre et le curé de Grand’Prée marche vers l'autel.

Caar. VI

Long sermon du prêtre exhortant ses paroissiens au calme et à la résignation. Ceux-ci tombent à genoux, et prient longuement avec leur vénéré pasteur.

Le père de Pauline réussit à s'évader de l'église ; mais son fils sera gardé à vue comme otage et mis à mort sile fuyard ne se livre pas.

Cuar. VII

La maison de Gabrielle, un peu à l’écart du village.

La jeune femme est mourante. Le bon Indien survient à point nommé pour mettre en sûreté les deux enfants de la morte. Mais un parti de soldats venu pour perquisitionner met le feu

Stupeur des Acadiens.

Les prisonniers se portent tout d’une masse vers la sortie de l’église, mais tout espoir de s'évader est vain.

Protestation enflammée du père de Gabriel que les gardes répriment brutalement.

Soudain la porte du sanctuaire s’ouvre et le curé de Grand-Pré exhorte ses paroissiens à la résignation et au pardon.

Ceux-ci tombent à genoux et prient avec leur vénéré pasteur.

La triste nouvelle s’est répandue dans le village et dans les environs.

Les femmes vont de maison en maison en se lamentant.

Le cœur plein d’anxiété, Evangéline attend longtemps, ce soir-là, le retour de son père et de son fiancé.

à la ferme et tue le bon Indien qui s'enfuyait avec les deux enfants.

Au cours d’une promenade solitaire, Winslow contemple l'immense incendie de toutes les habitations du district de Grand Prée qu'il vient de faire allumer : 255 maisons et 270 granges brûlant à la fois. ,

Les troupeaux aftolés par l'incendie fuient dans toutes les directions, furieux, et Winslow craint un moment pour sa vie.

Cuar. VIII

Préparatifs pour l’embarquement des familles bannies.

De tous côtés, dans la plaine, les chariots chargés de hardes et de mobilier s'acheminent vers l’embouchure de la rivière Gaspereau (qui se jette dans le Bassin des Mines, non loin de Grand’Prée) où doit avoir lieu l’embarquement.

Les femmes acadiennes, les enfants, les infirmes campent toute la nuit sur le rivage.

Pauline, courageusement, pénètre chez Winslow et obtient la grâce de son frère retenu comme otage.

Cuar. IX

Le matin du 10 septembre, à l'aube, les bannis, au nombre de 2.000, sont rassemblés tout le long du chemin qui mène de l’église de Grand’Prée au lieu d'embarquement distant d’un mille environ.

Pauline « pareille à une statue de marbre » et montrant une fermeté extraordinaire pour son âge, soutient son grand père aveugle.

Les prisonniers reçoivent l’ordre de sortir de l’église, par rangs de six.

Winslow annonce que les bannis vont être embarqués sur des transports séparés, — les jeunes gens d’abord, puis les hommes, enfin les femmes et les enfants,

Les jeunes gens refusent énergiquement d’'obéir à ces ordres à moins que leurs parents ne soient autorisés à les accompagner.

Toute la journée du cinquième jour (le 10 septembre), les femmes acadiennes ont conduit au lieu fixé pour l'embarquement (l'embouchure du Gaspereau) leurs chariots chargés de hardes et de mobilier.

Tard dans l’après-midi, les prisonniers quittent enfin leur prison et sont rangés devant l'église entourés de la soldatesque.

Avec une ferveur extraordinaire, en récitant des prières et en chantant des cantiques, ils se rendent au rivage, au milieu d’une haie formée par les femmes et les enfants qui joignent leurs voix aux leurs.

Winslow, furieux, ordonne à ses soldats de marcher, baïonnette au canon, sur ces jeunes gens sans armes.

Les mères tombent à genoux, terrifiées. Puis soudain, avec une ferveur religieuse et patriotique extraordinaire, comme s'ils marchaient au martyre, tous les prisonniers défilent jusqu’à l’embarcadère, en chantant des psaumes et des cantiques, tandis que, faisant la haïe de chaque côté duchemin, les femmes et les enfants agenouillés joignent leurs voix aux leurs.

Quelques heures après le départ des cinq bâtiments qui emmènent en exil la population mâle de Grand'Prée, les transports chargés de femmes et d’enfants mettent à la voile à leur tour.

« Comme la nuit tombait, à demimortes de terreur, les malheureuses femmes et leurs tout petits dirent un long et dernier adieu à leur rivage natal, à leur patrie si belle et toujours bien-aimée. »

Appuyée au bastingage du dernier vaisseau, Pauline, soutenant son grand'père « semblait l’ange de la résurrection emportant au ciel un saint vieillard »...

Car. X

Encore une épigraphe empruntée au Village Abandonné ; c’est la triste peinture du village en ruines:

thy bowers, in shapeless [ruin all,

And the long grass o’ertops the mouldering wall ;

And trembling, shrinking from the spoilers’s hand,

Far, far away, thy children quit the land.

Sunk are

Vingt ans après.

Nous ne sommes qu’à la moitié de l'ouvrage. Le reste du récit exposera la vie de la famille exilée et dispersée, (mais qui finalement se retrouvera), et particulièrement la vie de Pauline.

Il ne reste plus rien en Acadie d’un petit peuple si pur et si heureux.

La plupart des Français-neutres ont

En tête, marchent les jeunes hommes, puis viennent les vieillards.

Calme et forte dans le malheur, Evangéline aperçoit successivement dansle trisie cortège son fiancé, Gabriel, et son père. Elle trouve la force de leur sourire et de les réconforter.

A l'embouchure du Gaspereau a lieu l’embarquement. Dans la confusion, des femmes sont arrachées à leurs maris et des enfants séparés de leurs mères.

Gabriel est séparé d'Evangéline et de son père, Basile le forgeron.

Evangéline est demeurée sur le rivage avec son propre père. Les émotions de ces cinq jours ont rendu le vieillard méconnaissable.

Le campement des bannis, la nuit, au bord des flots.

Le vieux prêtre va de groupe en en groupe, réconfortant et bénissant ses malheureux paroissiens.

Evangéline, malgré son âge, reste stoïique.

Soudain, les lueurs d’un immense incendie montent dans le ciel : c’est le village de Grand-Pré qui brûle. .

Les troupeaux, affolés, furieux, fuient dans toutes les directions.

Le père d'Evangélite meurt pendant cette nuit tragique, et l'héroïne s’évanouit de douleur.

Le lendemain, à l'aube, les vaisseaux chargés de tout un peuple lèvent l'ancre pour une destination inconnue, « laissant derrière eux le village en ruines, et sur le rivage, les morts ».

Ainsi prend fin la première partie du poème.

IIe PARTIE

La deuxième partie débute par le rappel des malheurs du petit peuple acadien, € dispersé comme les flocons

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