L'ÉVANGILE DE N.-S. J.-C. ~ I
que le Seigneur se dirige vers Jérusalem ; les Samaritains viennent de lui refuser Thospitalité, et à cette date, mieux qu'au moment du départ de CaiDharnaûm, s'explique la réflexion du Seigneur : Le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête. Suivons néanmoins l'ordre de saint Matthieu.
Mt., VIII. — ^^ Et accedens unus scriha, ait illi : Magister, sequar te quocumque ieris. '^^ Et dicit ei Jésus : Vulpes joveas habent, et volucres caeli nidos ; Filius auiem hominis non habet ubi caput reclinet. ^^ Alius autem de discipulis ejus ait illi : Domine, permitte me primum ire, et sepelire patrem meum. ^^ Jésus autem ait illi : Sequere me, et dimitte mortuos sepelire mortuos suos.
Le., IX. — ^"^ Factum est autem, ambulantibus illis in via, dixit quidam ad illum : Sequar te quocumque ieris. ^^ Dixit illi Jésus : Vulpes joveas habent, et volucres caeli nidos ; Filius autem hominis non habet ubi caput reclinet. ^^ Ait autem ad alterum : Sequere me. nie autem dixit : Domine, permitte mihi primum ire, et sepelire patrem meum. ^° Dixitqiœ ei Jésus : Sine ut mortui sepeliant mortuos suos ; tu auteyn vade, et annuntia regnum Dei. ^^ Et ait alter : Sequar te. Domine, sed permitte mihi primum renuntiare his qv^e domi sunt. ^^ Ait ad illum Jésus : Nemo mittens manum suam ad aratriim, et respiciens rétro, aptus est regno Dei. .
Le Seigneur et les apôtres allaient s'embarquer lorsqu'un scribe se présenta. « Maître, dit-il, je vous suivrai partout où vous irez ! » Soit que le Seigneur ait voulu signifier que la dignité apostolique n'est jDas le prix d'un vouloir humain ; soit quïl ait eu peu de confiance dans rintelligence pétrifiée des scribes ; soit simplement pour éprouver le candidat, il ne lui répond point par une acceptation empressée. Il l'invite plutôt à mesurer s'il possède la somme de courage nécessaire pour affronter les fatigues et les épreuves apostoliques. Sui\Te le Seigneur partout où il va, marcher toujours du même pas que lui, ne vouloir jamais être mieux traité que lui, c'est Un engagement considérable : il y faut regarder attentivement. En effet, les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids : mais le Fils de l'homme, moins riche qu'eux et moins heureux que Jacob, n'a pas une pierre où reposer sa