L'Évangile de X.-S. J.-C
filius tuus vivit. Credidit homo sermoni quem dixit ei Jésus, et ibat. ^^ Jam autem eo descendente, servi occurreruni ei, etnuntiaverunt dicentes quia filius ejus viveret. ^^ Interrogahat ergo horam ah eis, in gua melius habu^rit. Et dixerunt ei : Quia heri hora septima reliquit eum fehris. ^^ Cognovit ergo 2}at^r quia illa hora erat in qua dixit ei Jésus : Filius tuu^ vivit ; et credidit ipse, et domu^ ejus tota. ^* Hoc iterum secundum signum jecit Jésus, cum venisset a Judaea in Galilaeam.
Au bout de deux jours, le Seigneur reprit sa route vers la Galilée. Sauf à Nazareth, il trouva bon accueil parmi les pojDUlations galiléennes : une réputation de i^rcphète lui avait été faite par les pèlerins qui se trouvaient à Jérusalem aux jours de la Pâque et qui avaient vu ses miracles. Cet accueil, comparé au peu de faveur que le Seigneur a trouvé à Jérusalem et en Judée, qu'il trouvera bientôt dans sa \\\\.ç. natale, rappelle à l'évangéliste une réflexion douloureuse du Maître lui-même : Un prophète n'est traité sans honneur que dans sa propre patrie. Selon les synoptiques, ces paroles furent prononcées, ou répétées, à l'occasion de l'hostilité de Nazareth, dont saint Jean ne nous dit rien (Mt., xiii, 57; Me, vi, 4; Le, iv, 24).
Cana se trouvait sur le chemin de Nazareth ; le Seigneur s'y arrêta de nouveau. C'est là, on s'en souvient, qu'il avait changé l'eau en \\n. Or, il y avait à CaiDharnaûm un officier ou agent royal, dont le fils était gravement malade. On a essayé d'identifier cet officier d'Hércde Antipas, soit avec Chusa, l'époux de Jeanne, amie de Notre-Dame (Le, viii, 3), soit avec Manahen, frère de lait d'Hérode (Act., xiii, 1). Mais il faut se garder de confondre le miracle rapporté ici par saint Jean avec celui dont béréficia le ser\-iteur du centurion, selon saint Matthieu (viii, 5 sq.) et saint Luc (vu, 1 sq.) : les divergences sont multiples et notables. Ayant appris que Jésus était passé de Judée en Galilée, l'officier le vint trouver et le pria de descendre avec lui et de guérir son fils, qui était à la mort. Mais le Seigneur lui dit : « Ce n'est donc qu'à la condition de voir des signes et des prodiges quc' ^■ous croirez ! » La remarque est au i^luriel, et \àse un état d'âme commun chez les Juifs. Le Seigneur ne conteste pas qu'un enAoyé de Dieu se doive à lui-même et aux autres de démontrer sa mission. Mais il se souvient de la docilité joyeuse avec laquelle les Samaritains, sans avoir été témoins d'aucun miracle, l'ont