Le Bienheureux dit à x\nanda
2. — « Il y a différentes sortes d'assemblées, ô Ananda; des assemblées de nobles, de brahmanes, de maîtres de maison, de bhikchous, et aussi d'autres êtres. J'avais coutume, quand j'entrais dans une assemblée, avant de m'asseoir, de me donner une couleur semblable à celle de mon auditoire, et une vois semblable à leur voix. Alors, par un discours reHgieux, je les instruisais, les vivifiais et les réjouissais,
3. — « Ma doctrine est semblable à Tocéan, car elle possède les huit mêmes qualités.
4. — (( Tous deux, l'océan et ma doctrine, deviennent graduellement de plus en plus profonds. Tous deux conservent leur identité dans tous les changements. Tous deux rejettent les cadavres sur le sable
du rivage. De même que les grandes rivières, lorsqu'elles tombent dans Focéan, perdent leurs noms et sont désormais comprises dans le grand océan, de même les hommes de toutes castes, ayant répudié leur origine et étant entrés dans le Safigha, deviennent des frères et sont comptés comme fils de Çâkyamouni. L'océan est le réservoir de tous les cours d'eau et de la pluie des nuages, et cependant il ne déborde jamais et ne se dessèche jamais; de même le Dharma est compris par des millions de gens et cependant jamais il ne croît ni ne décroît. De même que le grand océan a seulement un goût, le goût de sel,';de même ma doctrine a un seul parfum, le parfum de la délivrance. Tous deux, l'océan et le Dharma, sont pleins de pierres précieuses, de perles et de joyaux, et tous deux servent de demeure à des êtres puissants.
0. — « Telles sont les huit qualités merveilleuses par lesquelles ma doctrine ressemble à l'océan.
6. — « Ma doctrine est pure et ne fait aucune distinction entre les nobles et le vulgaire, entre les riches et les pauvres.
7. — « Ma doctrine est semblable à l'eau qui purifie tout sans distinction.
8. — « Ma doctrine est semblable au feu qui consume toutes les choses qui existent entre le ciel et la terre, grandes et petites.
9. — « Ma doctrine est semblable au ciel, car il y a de la place en elle, amplement de place pour les re-
cevoir tous, hommes et femmes, garçons et filles, les puissants et les humbles.
10. — « Mais quand je parlais, ils ne me connaissaient point et se disaient : Qui ce peut-il être qui parle ainsi, un homme ou un dieu? Alors, après les avoir instruits, vivifiés et réjouis par un discours religieux, je disparaissais. Mais ils ne me connaissaient point, même après que j'avais disparu.
PAHABOLES ET HISTOIRES