‹ L'évangile du Bouddha, raconté d'après les anciens documents; traduit de l'anglais avec autorisation de l'auteurChapitre 125 sur 204 · Cërtàifts parmi le peuple lui témoignaient leur · texte numérisé non relu

Cërtàifts parmi le peuple lui témoignaient leur

respect; mais le brahmane était en colère et dit : « 0 çramana, il te siérait mieux de travaitler que de mendier. Je laboure et je sème, et quand j'ai labouré et semé, je mange. Si tu agissais de même, toi aussi tu aurais de quoi manger».

3. — Alors le Tathâgata s'adressa à lui et dit : « 0 brahmane, moi aussi je laboure et je sème et ayant labouré et somé, je mange.

4. — « Prétends-tu être un laboureur? » répliqua le brahmane. « Alors où sont tes bœufs? Où sont ta semence et ta charrue? »

5. — Le Bienheureux dit : « La foi est la graine que je sème : les bonnes œuvres sont la pluie qui la fertilise; la sagesse et la modestie sont la charrue; mon esprit est la bride qui guide ; je tiens le manche de la loi ; le zèle est l'aiguillon dont je me sers ; l'effort est mon bœuf de trait. Ce labourage est labouré pour détruire les mauvaises herbes de l'illusion. La moisson qu'il produit est la vie immortelle du Nirvana et ainsi se terminent toutes les douleurs ».

6. — Alors le brahmane versa du riz au lait dans un plat d'or et l'offrit au Bienheureux en disant : « Que le Maître de l'humanité daigne accepter cette part de riz au lait; car le vénérable Gaulama laboure un labourage qui porte le fruit de l'immortalité ».

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