‹ L'évangile du Bouddha, raconté d'après les anciens documents; traduit de l'anglais avec autorisation de l'auteurChapitre 133 sur 204 · Mais comme le chef des artisans ne reparais · texte numérisé non relu

Mais comme le chef des artisans ne reparais

sait pas, ses amis le cherchèrent et retrouvèrent son corps. Vâsavadatlâ, cependant, comparut devant les juges, fut condamnée à avoir les oreilles, le nez, les mains et les pieds coupés; puis dans cet état fut jetée dans un cimetière.

5. — Yâsavadattâ avait été une femme passionnée, mais bonne pour ses serviteurs; une de ses servantes la suivit, par amour pour sa maîtresse l'assista dans son agonie et chassa les corbeaux.

6. — Alors le temps était arrivé où Oupagoupta avait décidé d'aller voir Yâsavadattâ.

7. - Quand il arriva, la pauvre femme oMonna à sa servante de réunir ses membres coupés et de les cacher sous un linge. Il la salua avec bonté, mais elle dit avec violence : « Jadis ce corps était parfumé comme le lotus et je t'ai offert mon amour. En ce temps j'étais couverte de perles et de fine mouseline. Maintenant je suis mutilée par le bourreau, couverte d'ordure et de sang !

8. — « Sœur, dit le jeune homme, ce n'est pas pour mon plaisir que je viens à toi. G*est pour te rendre une beauté plus merveilleuse que les charmes que tu as perdus.

9. — « J'ai vu de mes yeux le Talhâgata marcher sur la terre et enseigner aux hommes sa doctrine miraculeuse. Mais tu n'aurais pas écouté les paroles de vérité lorsque tu étais entourée de tentations, lorsque tu étais sous le charme de la passion et que tu avais soif des plaisirs mondains. Tu n'aurais point

écouté les leçons du Talhâgata, car ton cœur était égaré et tu mettais ta confiance dans Timposlure de tes charmes passagers.

10. — « Les charmes d'une forme adorable sont perfides et promptement induisent en des tentations qui ont été trop fortes pour toi. Mais il y a une beauté qui ne se fane point et pour peu que tu prêtes Toreille à la doctrine de notre Seigneur, le Bouddha, tu obtiendras cette paix que tu n'aurais jamais trouvée dans le monde instable des plaisirs coupables. »

11. — Vâsavadattâ se calma et une joie spirituelle adoucit les tortures de la douleur corporelle ; car pour les grandes souffrances il y a aussi de grandes félicités.

12. — Elle prit refuge dans le Bouddha, le Dharma et le Sangha et mourut dans une pieuse résignation au châtiment de son crime.

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