‹ L'évangile du Bouddha, raconté d'après les anciens documents; traduit de l'anglais avec autorisation de l'auteurChapitre 138 sur 204 · LXXXV. — Çâripoiitra suit le Maître sur l'eau · texte numérisé non relu

LXXXV. — Çâripoiitra suit le Maître sur l'eau

i. — Il y avait au sud de Çrâvaslî une grande rivière, très profonde et très large, sur le bord de laquelle s'élevait un hameau de cinq cents maisons. Ses habitants n'ayant point encore entendu la bonne nou-

velle du salut restaient plongés dans l'erreur de la vanité du monde et des œuvres égoïstes.

2. — Songeant au salut des hommes, le Bouddha, que le monde adore, résolut d'aller dans ce village prêcher au peuple. En conséquence, il vint sur le rivage et s'assit sous un arbre, et les villageois, voyant la gloire de sa personne, s'approchèrent de lui avec respect; mais quand il se mit à prêcher ils ne crurent pas en lui.

3. — Lorsque le Bouddha, que le monde adore, eut quitté Çrâvastî, Çâripoutra^^* conçut le désir de voir le Seigneur et de l'entendre prêcher. Arrivé au bord de la rivière, dont l'eau était profonde et le courant violent, il se dit : « Cette rivière ne sera pas un obstacle pour moi. J'irai et je verrai le Bienheureux »; et il marcha sur Teau, s'approcha du Maître et le salua.

4. — Les gens du village furent surpris de voir Çâripoutra, admirant qu^il eût passé la rivière où il n'y avait ni pont ni bac, et qu'il eût pu marcher sur l'eau sans enfoncer.

5. — Et Çâripoutra dit : « J'ai vécu dans Tignorance jusqu'à ce que j'aie entendu la voix du Bouddha. Parce que j'étais avide d'entendre la doctrine de salut, j'ai traversé la rivière, et j'ai pu marcher sur ses eaux agitées parce que j'avais la foi. La foi, et rien autre, m'a rendu capable d'agir ainsi, et maintenant je suis dans la félicité de la présence du Maître ».

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