Pas même cela, ô Seigneur
9. — « Tu vois donc, Çâripoutra, que tu ne coi nais les cœurs ni des saints Bouddhas du passé, de ceux de l'avenir. Pourquoi donc tes paroles son| elles si grandes et si téméraires? Pourquoi éclatesen un tel chant d'extase?
40. « — 0 Seigneur ! jene connais point les cœurs des Bouddhas qui ont été, qui seront, et qui sont maintenant. Je connais seulement l'origine de la foi.
De même, Seigneur, qu'un roi pourrait posséder uen ville frontière, solide en ses fondations, forte en ses remparts, ayant seulement une porte unique; que le roi pourrait avoir là un gardien habile, expert et sage, pour arrêter tous les étrangers et ne laisser entrer que les amis ; mais celui-ci, en parcourant les ouvrages avancés tout autour de la cité, pourrait ne pas être capable de remarquer toutes les fentes et les crevasses des remparts de cette cité de façon à savoir par oia pourrait sortir une petite créature, telle qu'un chat. Cela pourrait bien être. Cependant tous les êtres vivants de plus grande taille qui entreraient ou sortiraient seraient obligés de passer par la porte. C'est de cette manière seulement. Seigneur, que je connais l'origine de la foi. Je sais que les saints Bouddhas du temps passé ont dépouillé toute luxure, tous mauvais sentiments, la paresse, l'orgueil et le doute; qu'ils ont connu toutes les fautes mentales qui rendent les hommes faibles, qu'ils ont exercé leurs esprits aux cinq genres d'activité mentale, qu'ils se sont profondément adonnés aux sept formes de la sagesse suprême, et qu'ils ont obtenu la pleine jouissance de l'Illumination. Je sais que les saints Bouddhas des temps à venir agiront de même, et je sais aussi que le Bienheureux, le saint Bouddha du temps présent a actuellement agi de même.
12. — (' Ta foi est grande, ô Çâripoutra, répondit le Bienheureux, mais prends garde qu'elle soit solidement fondée ».
XGI. — Le Miroir de Vérité,
1. — Le Bienheureux se rendit au village de Nâdika avec une grande suite de frères, et là il s'arrêta au château de Briques. Alors le vénérable Ananda vint vers le Béni et lui citant les noms des frères et des sœurs qui étaient morts, il s'enquit anxieusement de leur sort après leur décès, s'ils étaient renés dans des corps d'animaux, ou dans l'enfer, ou comme fantômes, ou bien dans quelque lieu de malheur.