‹ L'évangile du Bouddha, raconté d'après les anciens documents; traduit de l'anglais avec autorisation de l'auteurChapitre 177 sur 204 · XCVII · texte numérisé non relu

XCVII

Ire aux Cor., XV, 20.

et 22-24.

Handbook of Chinese Bud-

Dogmes chrétiens de

dhism.

la Trinité.

1. — Bouddha (sanscrit et pâli, Buddha), « l'Éveillé, l'Éclairé, l'Illuminé, le Sage ». — On donne également au Bouddha les noms de : Çâkyamuni « l'ascète Çâkya », Çâkyasimha « le Lion Çâkya », Sugata « le Bienvenu », Çâstar (pâli Satthar) « le Maître, l'Instituteur », Jina, « le Vainqueur, le Conquérant», Bhagavat « le Bienheureux, le Béni », Loka-nâtha « Seigneur du monde », Sarvajna « l'Omniscient », Dkarma-râja « Roi de la Loi, Roi de la Vérité »^ Tathâgata « Celui qui est venu comme ses prédécesseurs, c'est-à-dire en suivant la même voie qu'eux ». — Voir : — Eug. Burnouf, Introduction à l'histoire du Bouddhisme indien; — E. Sénart, Essai sur la légende du Bouddha; — T. W. Rhys Davids, Buddhism, p. 28; — B, Kern, Histoire du Bouddhisme dans l'Inde, etc.

2. — Le Salut y VA (franchissement, la Libération, s'entend chez les Bouddhistes, comme chez tous les autres Indiens, de l'affranchissement de la métempsycose ou transmigration éternelle des âmes, conséquence fatale du Karma.

3. — Samsara, les vicissitudes du monde, de la vie et de la mort, le monde des humains, V Océan de la naissance et de la mort, l'instabilité, et la non-durée des choses, l'inquiétude de la vie du monde, l'agitation de l'égoïsme, la vanité de l'existence.

4. — Nirvana (pâli Nibhâna), extinction, c'est-à-dire l'extinction des passions, des désirs, des attachements humains et de la personnalité. Le Nirvana n'est pas un paradis, un lieu, mais un état de parfaite béatitude auquel le saint peut parvenir, même sans quitter la terre. Selon le Hinayâna, il est défini comme « l'extinction de l'illusion », suivant le Mahâyâna comme « l'acquisition de la vérité ». Nirvana signifie, selon ce dernier, « illumination »; l'état d'esprit dans lequel Vupâdâna « attachement », le klêsa a peine », et la trisnâ « désir » sont éteints; l'heureuse condition de l'illumination, de la paix de l'esprit, de la félicité, le triomphe de la vertu en cette vie et au delà, le repos éternel du Bouddha après la mort. Çâkyamuni a refusé de résoudre le problème de savoir si \e Nirvana est ou n'est pas l'extinction définitive de la personnalité. Interrogé, il montrait par son silence que cette solution n'est pas un des sujets dont la connaissance est indispensable pour le salut.

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