Voir note
. 6. — Kapilavastu (pâli Kapilavatthu), capitale du royaume desÇâkyas et berceau du Bouddha Çâkyamuni. — (N. T.). Cette ville fut fondée, dit la légende, par les fils d'Iksvaku, exilés à la requête de leur belle-mere, et dut son nom à ce que le sage Kapila désigna son emplacement. Çuddhodana, le père du Bouddha, était l'arrière petit-fils du quatrième de ces princes. Beaucoup d'auteurs doutent de l'existence de cette ville, que son nom même (ville de Kapila, ou ville rouge) semble ranger au nombre des cités mythiques ; toutefois la découverte de ses ruines par le D'" Fûhrer, près de Niglivâ dans le Téraï Népalais, en 1896, détruit aujourd'hui toute suspicion. La couleur rouge du sol de la ville, fortement coloré par un oxyde de fer, explique le nom de Kapilavastu, la ville rouge.
7. — Çàkya^ peuplade ou tribu indienne que Ton suppose être d'origine scythe. Elle était établie dans le Téraï Népalais, au pied des derniers contreforts de l'Himalaya, et s'étendait jusqu'aux frontières du Magadha, ou de la province d'Oude actuelle.
8 — Iksvaku. Roi mythique de l'Inde, arrière petit-fils du Soleil, souche de la race ou dynastie solaire appelée Sûryavamça. La famille royale des Çâkyas disait descendre de lui.
9. — Gautama (pâli Gotama), nom de la famille du Bouddha. — (N. T.). La forme génitive Gautama donne à supposer que la race royale des Çâkyas appartenait à la Gôtra brahmanique de Gotama. Il y a deux Gotama : le lishi, et le grammairien célèbre.
10. — Çuddhodana, « Celui qui a une nourriture pure, ou possède du riz pur ». Le père du Bouddha Çâkyamuni. La tradition bouddhique en fait le roi des Çâkyas, mais ce fait n'est pas mentionné dans les plus anciens récits. Oldenberg {Buddha, pp. 99, 416 et 417 de la traduction anglaise) parle de lui comme « d'un grand et riche propriétaire ».
11. — Mâyâ-devî, « Déesse (ou Reine) Illusion », ainsi nommée, dit-on, à cause de sa beauté surnaturelle. On la nomme aussi Mahâ-Mâyâ ou simplement Mâyd. Elle mourut sept jours après la naissance du Bouddha, — afin, dit la légende, de ne pas avoir la douleur d'assister plus tard au départ de son fils et peut-être pour ne pas être un obstacle à sa vocation, — et renaquit dans le ciel des dieux Trayastrimçat, où Çâkyamuni, devenu Bouddha, vint' lui prêcher pendant trois mois la Bonne Loi et l'Évangile du Salut. — Mâyâ, dans la langue brahmanique, est une matière impérissable et préex^istante à tout, infiniment sub-
tile, qui sert aux dieux à créer des formes apparentes, sans réalité et trompeuses. Par suite, c'est l'illusion, la magie, l'enchantement. Le voile de Maya est l'illusion de personnalité qui s'appesantit sur les yeux de l'homme retenu dans les liens du monde, qui devient ainsi incapable de discerner la vérité des choses. N. T.