Buddha. Voir notel
63. — Dhyâna (pâli Jnâna). Méditation mythique abstraite, intuitive, vision béate, extase, ravissement, le résul-
tat du Samâdhi. Le Buddha n'a pas conseillé les extases en tant que pratiques de dévotion religieuse, car il affirmait que la délivrance ne peut être obtenue que par la connaissance des « Quatre Vérités excellentes » et en marchant dans « rExcellente voie à huit chemins»; mais il ne contraria pas ceux qui se plaisaient dans l'extase et les visions béates. Selon son interprétation le Dhyâna n'est pas la perte de la conscience, mais la destruction voulue et délibérée de Tégoïsme. Il y a quatre degrés de Dhyâna compris généralement sous le nom de Samâdhi : le premier est un état de joie et de contentement qui naît d'une abstraction dans la recherche et la réflexion ; le second procure une profonde paix sans réflexion ni recherche; le troisième effectue la destruction de la passion et le quatrième consiste en une parfaite égalité d'âme qui détruit la souffrance (voir Eugène Burnont, Introduction à l'histoire du Bouddhisme indien, ei T. W. Rhys Ddiviàs, Buddhistn) .Dans le Fo-shôhing-tsanking, le Dhyâna n'est mentionné que deux fois seulement, III, 17, versets 960-978, où Arâda expose la doctrine des Quatre Dhyânas que n'approuve pas le Buddha, et au moment de la mort du Buddha, où il est dit que « lorsqu'il a perdu connaissance son esprit a passé par les Quatre Dhyânas.
64. — Dharma [^kXi Dhamma) . Primitivement la condition naturelle des choses ou des êtres, la loi de leur existence, la vérité; puis la vérité religieuse, la Loi, le code moral de justice, l'ensemble des doctrines constitua)it un système religieux, la religion. Son sens le plus habituel est la Loi.