Voir note
161. — Amitâbha[^dJi%c. et pâli). « Celui qui possède une lumière sans bornes » ; de amita « infini, immesurable » et de âbhâ « rayon de lumière, splendeur, félicité de l'illumination ». Cette expression appartient au bouddhisme mahâyâna et a été personnifiée en Amitâbha Buddha, ou Amita. L'invocation du nom sauveur d'Amitâbha Buddha est un dogme de prédilection de la secte du Lotus ou de la Terre pure, si populaire en Chine et au Japon. Le chapitre LX de cet ouvrage renferme une allusion à la conception
poétique du Paradis de l'Occident. Le bouddhisme du Sud n'a aucune idée d'un Amitâbha personnifié et les voyageurs chinois Fa-hian et Hiouan-thsang n'en font pas mention. La mention la plus ancienne d' Amitâbha se trouve dans l'Amitâyus-sûtra, traduit en chinois entre 148 et 170 de notre ère. (E. Eitel, Handbook, p. 7-9).
162. — Çrâvaka (pâli Sâvaka) « Celui qui a entendu la (voix du Bouddha), un élève, un commençant ». Ce terme est employé pour désigner : i°tous les disciples personnels du Bouddha, parmi lesquels les plus éminentssont appelés Mahd'Çrâvakas; 2° un degré élémentaire de sainteté. Un çrâvaka est celui qui est encore superficiel dans la pratique et la compréhension de la loi. On le compare à un lièvre qui traverse le torrent du Sariisâra en nageant à la surface (E. Eitel, Handbook, p. 157). — N. T. « Auditeur », disciple qui a prononcé les vœux, en opposition à VUpâsaka « serviteur », disciple laïque.
163. — Sukkdvatîjle Paradis occidental^ sorte de lieu de repos ou d'oasis bienheureuse sur le chemin ardu du Nirvana. C'est pour la plupart des bouddhistes mahâyânas, rebutés par la difficulté et le vague du Nirvana, le but suprême de leurs efforts.
164. — Abhijnâ (pâli Abhinnâ), faculté surnaturelle. Il y a six Abhijnâs que le Bouddha acquit quand il atteignit à l'intelligence parfaite : 1" Vœil céleste, ou connaissance intuitive de la nature de chaque objet existant dans chaque univers; 2^ V oreille céleste, ou capacité de saisir tout son produit dans chaque univers ; 3« le pouvoir de prendre, toute espèce de figure ou de forme; 4° la connaissance de toutes les formes des précédentes existences de soi-même et des autres; 5° la connaissance intuitive de la pensée de tous les êtres ; 6*^ la connaissance de la fin du courant de la vie.
165. — Riddhi (pâli Iddhi)^ esl défini par Eitel « la domination de l'esprit sur la matière ». C'est le pouvoir qui convient au but qu'on se propose, et l'adaptation aux circonstances. Dans la croyance populaire cela implique l'affranchissement des lois de la gravitation et la faculté de prendre à volonté toute espèce de forme. — N. T. Pouvoirs surnaturels du saint.