a Parle, Djîvaka », dit le Bienheureux
13. — « Seigneur du monde^ Bhagavat ne porte que des robes faites de haillons ramassés dans les tas d'immondices et les cimetières, et ainsi fait aussi laconfrérie des bhikchous. Voyez, Seigneur, le roi Pradyôta m'a envoyé ce vêtement, le meilleur, le plus parfait, le plus beau, le plus précieux et le plus noble qui se puisse trouver. Seigneur du monde, que Bhagavat daigne accepter de moi ce vêtement et permettre à la confrérie des bhikchous de porter des robes laïques ».
14. -^ Le Bienheureux accepta le vêtement, et après avoir prononcé un discours religieux il parla ainsi aux bhikchous :
15. — « Celui qui le veut peut porter des haillons de rebut, mais celui à qui cela plaît peut accepter des robes. Que vous choisissiez les uns ou les autres, je l'approuverai. »
16. — Quand le peuple de Râdjagrihâ entendit dire : « Le Bienheureux a permis aux bhikchous de porter des robes laïques, » ceux qui avaient l'intention de donner furent réjouis; et en un seul jour plusieurs milliers de robes furent offertes aux bhikchous par les habitants de Râdjagrihâ.
XXXII. — Le père et là mère du Bouddha parviennent au Nirvana,
1. — Quand Çouddhôdana fut devenu vieux, il tomba malade et envoya chercher son fils afin de le voir avant de mourir ; et Bhagavat vint et demeura auprès du lit du malade, et Çouddhôdana ayant atteint l'illumination parfaite mourut dans les bras du Bienheureux.
2. — Et il est dit que, pour prêcher la loi à sa mère Mâyâ-dévî, Bhagavat monta au ciel et résida parmi les dieux. Ayant terminé sa pieuse mission, il revint sur la terre et recommença à aller, convertissant ceux qui écoutaient ses leçons.