Cinquièmement, Seigneur, un bhikchou
qui soigne les malades perd la possibilité de sortir pour aller chercher sa nourriture.
15. — (( Sixièmement, Seigneur, si un bhikchou malade n'a pas les remèdes convenables, sa maladie peut s'aggraver et il risque de mourir.
16. — « Septièmement, Seigneur, j'ai entendu dire que Bhagavat a loué le riz au ]ait, parce qu'il donne de la vivacité à l'esprit el apaise la faim et la soif; c'est un mets salutaire comme nourriture pour ceux qui sont bien portants, et comme remède pour les malades. C'est pourquoi je désire pourvoir le Saîigha, ma vie durant^ d'un approvisionnement de riz au lait.
17. — « Enfin, Seigneur, les bhikchounîs ont coutume de se baigner dans la rivière Alchiravatî avec les courtisanes, sur la même rive, et nues. Et les courtisanes, Seigneur, se moquent des bhikchounîs en disant: — A quoi bon, mesdames, garder votre chasteté quand vous êtes jeunes ? Gardez votre chasteté quand vous serez vieilles ; vous aurez ainsi double avantage. — Seigneur, la nudité est impure, dégoûtante et révoltante pour les femmes.